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 Mushrooms & Cars [PV Devlin]

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Devlin Monthawk
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MessageSujet: Re: Mushrooms & Cars [PV Devlin]   Mer 7 Mai - 15:47

De tous temps, le sens de l'orientation n'avait jamais fait partie de ses qualités et c'était pire que tout depuis qu'elle évoluait dans un monde apocalyptique qu'elle ne connaissait pas bien. Et pour cause, elle venait de Dublin, elle, et la raison de sa présence en Ecosse c'était qu'elle avait passé quelques temps chez son cousin, habitant Southampton, donc elle avait fait du chemin, un peu au hasard, il est vrai et ne connaissait pas grand-chose à la région. Ca se voyait à présent. Devlin ne tournait pas vraiment en rond, elle savait plus ou moins de quel côté ça se trouvait mais c'était à partir du moment où il fallait emprunter des plus petites routes que ça devenait compliqué. Et d'après ce qu'elle avait compris, William ne s'y connaissait pas plus qu'elle. Ou peut-être que si, mais comme il ne savait pas où ils devaient se rendre avec exactitude, ça revenait au même. En revanche, lui avait une carte au moins, et c'était chouette puisqu'il savait s'en servir, contrairement à elle – ben oui, eh elle ne connaissait pas le nom des rues, non plus ! D'ailleurs, elle n'était même pas certaine qu'il y en ait dans les environs, à tous les coups, c'était le genre d'endroits que l'on appelait « chemin des petites fleurs » ou ce genre de conneries.


Un léger contre-temps, sous la forme d'une bonne sœur fit alors surface. Du moins ça en serait un si le prêtre assis sur le siège du passager décida qu'il fallait impérativement qu'ils lui disent bonjour. Devlin serra les mains sur le volant alors qu'ils s'apprêtaient à croiser sa route. Comme dit précédemment, ce n'était pas la première fois qu'elle la voyait dans le coin et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle ne lui inspirait pas confiance. Du tout. Allez savoir pourquoi, elle avait pourtant l'habit pour. Mais comme on dit, l'habit ne fait pas le moine – ni la barbe le philosophe – et ça ne l'aurait pas du tout étonnée qu'il s'agisse en réalité d'une psychopathe prenant les gens en stop pour les emmener dans son repère, comme dans un vieux film d'horreur intitulé Jeepers Creepers, dans l'unique but de les dépecer. La rouquine partait toujours du principe qu'il fallait encore moins se fier aux gens d'apparence normale qu'aux walkers. Bien que cette bonne sœur n'ait pas vraiment une apparence normale, puisque c'était une bonne sœur et qu'en toute logique, elle aurait dû mourir parce qu'elle était contre l'idée de faire du mal aux autres êtres humains. A l'exception des divorcés, des gays et des féministes, cela va de soi. Cela étant dit, si ça valait pour cette nonne, alors ça valait aussi pour William. Mais lui, il n'y avait rien à craindre, elle l'avait vu se repentir et adresser telle ou telle prière à Dieu pour qu'il prenne leurs âmes sous son aile ou un truc du genre.


A son grand soulagement, Will n'eut pas envie de s'arrêter pour lui demander quel chemin prendre. D'après ce qu'il lui raconta, il lui était déjà arrivé de croiser un autre prêtre qui n'en était pas un. Comme quoi elle n'était pas complètement parano et que certaines personnes mal intentionnées en avaient eu l'idée. Et ça ne l'étonnerait vraiment pas que ce soit le cas de cette nana, il n'y avait qu'à la voir derrière son volant avec ses petites lunettes de soleil lui donnant un air malsain, il ne lui manquait plus que les gants en cuir... A moins que ça ne soit que dans sa tête tout ça, c'était possible aussi, après tout et ce ne serait certainement pas la première fois qu'elle se faisait une mauvaise idée sur les gens. De plus, il ne se trouvait personne pour lui souffler à l'oreille si elle avait raison ou tort à cet instant. La jeune femme dévisagea le prêtre – le vrai – un instant en ce demandant ce qui avait bien pu se passer pour qu'il manque y rester avec l'autre. Elle ne pouvait qu'imaginer un duel de prêtre super hardcore, un peu comme dans Mortal Kombat et dut réprimer un sourire parce que c'était une vision tellement hilarante.

Puis d'un autre côté, il avait bien failli y laisser sa peau aussi quand il l'avait rencontrée pour la première fois, alors ça n'avait rien d'étonnant, dans le fond. Tout pouvait arriver de nos jours, et les gens risquaient leur vie tous les jours et de toutes les façons possibles, donc bon.


    « Non, non, je n'y tiens pas plus que ça, je me disais juste que tu la connaissais peut-être. Et dans ce cas, elle aurait pu nous aider. Mais je t'avouerai qu'elle ne m'inspire pas vraiment confiance non plus. »



Au moment où ils croisèrent l'autre voiture, la bonne sœur leur fit coucou, le tout agrémenté d'un large sourire. Totalement flippant. Au point d'en faire des cauchemars la nuit, même.


    « Bon alors, ça veut dire que je peux compter sur ton sens de l'orientation, donc. Ca tombe bien parce que moi, je n'en ai pas du tout, mais alors du tout. Tout ce que je sais, c'est qu'il faut qu'on trouve une petite bicoque isolée à flanc de colline surplombant la mer et que c'est plus ou moins par ici. Ca ne te dit rien, par hasard ? »



Probablement que non, puis elle n'était même plus sûre que c'était dans cette direction. Elle le croyait et la nuance était ô combien importante.

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MessageSujet: Re: Mushrooms & Cars [PV Devlin]   Ven 9 Mai - 17:20





Mushrooms & Cars


Alors, est-ce que nous allions devoir affronter cette femme d’église qui n’en était peut-être pas une ? Si tel était le souhait de Devlin, alors, nous allions prendre le risque. Fort heureusement, Devlin ne semblait pas avoir plus confiance en cette femme que moi car elle ne tarda pas à me dire qu’elle ne tenait pas à s’arrêter pour lui parler. En fait, elle avait simplement cru que j’aurais pu la connaître et effectivement, si cela avait été le cas, elle aurait pu nous aider. En fait, même sans me connaître, si cette femme vénérait véritablement notre Seigneur, elle nous aurait apporté une main charitable et secourable comme je pouvais moi-même le faire au quotidien mais mieux valait être prudent : nous avions vécu assez d’aventures pour la journée, non ? Personnellement oui, j’avais vécu assez de choses pour aujourd’hui et si nous pouvions arriver à notre destination sans ajouter un nouveau danger à l’équation, cela m’allait très bien. Nous dépassâmes finalement la dite voiture avec la femme d’église à l’intérieur et cette dernière nous adressa un signe de la main tout en affichant un large sourire. Je me contentai de l’observer du coin de l’œil, hochant à peine la tête pour la saluer en retour : de plus près, ce qu’elle dégageait inspirait encore moins. Peut-être n’était-ce là qu’une idée, une simple sensation, un pressentiment pas du tout justifié mais dans le doute… Eh bien dans le doute nous allions poursuivre notre route, voilà tout.

Après que nous eûmes dépassé la voiture, Devlin reprit la parole et m’annonça qu’elle pouvait donc compter sur mon sens de l’orientation et c’était tout à fait vrai. J’avais toujours été plutôt doué dans ce domaine et mes compétences s’étaient largement améliorées depuis que je voyageais : il m’était facile de me repérer même au milieu d’une forêt si j’avais une carte et une boussole et il était vrai que tout le monde ne pouvait pas en dire autant. Devlin en était la preuve vivante puisqu’elle enchaîna en m’avouant que contrairement à moi, elle n’avait pas du tout le sens de l’orientation. Elle poursuivit en m’expliquant qu’il fallait trouver une petite bicoque isolée à flanc de colline, surplombant la mer et que c’était plus ou moins dans le coin. Plus ou moins ? Mieux valait espérer que ce soit plus que moins sinon, nous étions loin d’être rendus. Elle me demanda si ça ne me disait rien et j’aurais voulu pouvoir lui répondre que cette maison dont elle parlait me disait bel et bien que quelque chose mais la vérité était que je n’étais pas encore venu dans ce coin-là alors non, je ne risquais pas de connaître. Je secouai donc négativement la tête en esquissant un petit sourire d’excuse.

« Non, désolé, ça ne me dit rien. Je n’étais pas encore venu dans ce coin-là alors… »

Inutile de me perdre dans des explications qui n’auraient servi à rien : je n’étais jamais venu par ici, j’allais devoir utiliser ma carte et nous amener jusqu’à destination. Je déroulai la carte (oui, j’avais pris le soin de la rouler et de l’attacher avec un élastique car plier une carte la rendait beaucoup moins lisible figurez-vous) et l’observai attentivement en silence, cherchant l’endroit où nous nous trouvions. Je glissai mon doigt sur l’immense trait qui représentait l’A82 et finis par retrouver la route sur laquelle nous roulions : j’avais bien regardé autour de moi quand elle avait pris le volant et du coup, même si je n’avais vu aucun nom de route, j’avais bien retenu le chemin emprunté. Je laissai glisser mon doigt le long du trait que formait la route et vit que nous allions bientôt croiser le chemin d’une rivière et devoir traverser un pont. Enfin, ça, c’était si nous étions bien sur ce chemin-là mais normalement, c’était bien cela. Mon regard balaya la carte et mon doigt suivit finalement une autre route qui devait se trouver à quelques kilomètres du pont et c’était cette route-là qui menait au flanc de colline le plus proche près de la mer. Donc, en toute logique, c’était cette route que nous devions emprunter si nous voulions rechercher la maison dont Devlin parlait.

« Très bien. » dis-je finalement après avoir pris le temps de bien enregistrer le chemin dans un coin de ma tête.

Je n’aimais pas laisser trop longtemps ma carte dehors tout simplement parce que tout pouvait arriver d’un instant à l’autre et que je préférais savoir ma carte à l’abri dans mon sac. Je l’enroulai donc de nouveau, l’attachai avec l’élastique avant de la glisser avec délicatesse dans mon sac à dos et de le refermer. Puis, je reportai mon regard sur Devlin.

« Normalement, si je ne me trompe pas, on devrait bientôt arriver à un pont. Après l’avoir traversé, il faudra continuer jusqu’au prochain croisement et il faudra prendre vers l’est. Encore une fois, si j’ai juste, cette route nous mènera à la zone où la maison dont tu parles devrait se trouver. Après ça, tu devrais reconnaître l’endroit assez facilement et il nous suffira de marcher un peu. »

Quel optimisme ! Certes, cela me changeait de d’habitude, moi qui étais plutôt fataliste mais là, en l’occurrence, j’avais confiance en mon sens de l’orientation et j’avais raison car à peine deux kilomètres plus loin, j’aperçus le pont et si l’espace d’un instant un sourire étira mes lèvres, ce sourire se fana lorsque nous arrivâmes à l’entrée du pont dont le passage était bloqué par plusieurs voitures à l’arrêt. Le pont semblait être libre de tout rôdeur mais les voitures posaient un véritable problème. Je restai silencieux un instant, réfléchissant à la situation et finis par me tourner vers Devlin.

« C’est le bon chemin. » lui confirmai-je, même si elle l’avait sans doute compris toute seule. « On pourrait faire demi-tour mais ça va vraiment nous rallonger. » ajoutai-je avant de me remettre à observer les voitures. « On pourrait les pousser. On desserre le frein à main et on les pousse, juste assez pour pouvoir passer. »

Je reportai mon regard sur Devlin.

« Je pense que ça ira plus vite que de faire demi-tour. »

Oui, ça irait plus vite mais en même temps, on prenait le risque de se mettre à découvert et, encore une fois, je refusais d’imposer quoi que ce soit à Devlin.

« C’est à toi de choisir. » finis-je donc par lui dire en esquissant un petit sourire. « On tente le coup ou on fait demi-tour. Ta destination, ton choix. »

En tout cas dans l’immédiat, c’était son choix.

Sauf si elle me répondait qu’elle préférait me laisser choisir. Dans ce cas-là, elle savait déjà vers quelle option j’allais me tourner.


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MessageSujet: Re: Mushrooms & Cars [PV Devlin]   Dim 11 Mai - 17:37

Malheureusement, William ne connaissait pas l’endroit qu’elle venait de lui décrire. En fait, il ne connaissait même pas le coin et en un sens, ce n’était pas plus mal que ce coin soit totalement paumé. Devlin se rappelait très bien la première fois où elle avait mis les pieds dans la planque d’Ezio. Aussi ridicule que ça puisse paraître, la jeune femme s’apprêtait à prendre un bain d’eau de source – et dans le fond, ça n’avait rien d’étonnant quand on connaissait un peu la demoiselle qui, apocalypse ou non, continuait à se maquiller, se vernir les ongles et s’habiller dans les plus grandes boutiques, puisqu’elles étaient toutes accessibles depuis deux ans – quand un type s’était mis dans l’idée de dégommer les fenêtres une par une. Pas étonnant que cette baraque soit pleine de courants d’air ! C’est elle qui avait mis un terme à ce bordel en lui plantant l’un de ses poignards en plein cœur. Alors oui, ce n’était vraiment pas plus mal que personne, à l’exception du colocataire d’Ezio, ne traîne de côté-là. Bien qu’elle ne croit pas le prêtre capable d’une chose pareille, évidemment. Elle ne le connaissait pas depuis longtemps mais elle avait appris aujourd’hui même qu’elle pouvait lui faire confiance. Et les gens à qui l’on peut encore faire confiance, se comptent sur les doigts d’une main, en ces sombres temps.

Bref, là-dessus, le prêtre sortit sa précieuse carte de son sac et la déroula pour essayer de se repérer. Au bout d’un moment, elle l’entendit approuver lui-même leur position. Et ce fut tout. Il n’ajouta rien de plus durant quelques minutes, si bien que Devlin se demanda si c’était vraiment si bien que ça. Jusqu’à ce qu’il reprenne et lui expliqua qu’il fallait tout d’abord qu’ils traversent un pont et puis prendre vers l’est, ainsi de suite. Honnêtement, pour elle c’était du chinois, tout ça et elle n’avait aucune idée d’où pouvait bien se trouver l’est. Elle l’aurait su si c’était le matin et que le soleil venait juste de se lever mais sinon…enfin, il y avait bien quelque chose qui la faisait tiquer : elle ne se souvenait pas avoir jamais traversé de pont pour se rendre chez son ex-mari. Cela dit, ça venait peut-être du fait qu’elle ne prenait pas le même chemin, et qu’en général, elle partait du manoir à chez lui, pas de cette route à chez lui. C’est bien pour ça qu’elle ne dit rien à ce sujet, se contenta d’hocher la tête et de faire ce qu’on son nouvel ami lui dictait. Aussi docile que possible.

Dans tous les cas, on pouvait dire que William savait se repérer sur une carte puisqu’à peine deux ou trois minutes plus tard, ils arrivaient bien à un pont. Le hic, c’est que les cartes n’indiquaient bien sûr pas les endroits où il y avait des bouchons et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce pont en faisait partie. Devlin décida de ne pas s’y engager tout de suite et écouta attentivement ce que le prêtre lui proposait comme solution miracle. Ce n’était pas bien compliqué. C’était même très simple, en réalité. Soit ils laissaient sa jolie voiture jaune dans un coin, sortait le temps de lâcher le frein à main de toutes les voitures coincées là-dessus depuis des années et de les mettre au point mort pour les pousser les unes après les autres, afin de dégager le chemin – ce qui allait leur prendre un temps considérable – soit ils faisaient demi-tour et essayait de trouver un autre chemin parce qu’après tout, tous les chemins mènent à Rome, comme on dit. Cette option lui paraissait tout indiquée et bien moins fatigante, aussi mais il fallait prendre en compte le fait que ce détour serait très long et qu’ils ne pouvaient pas vraiment se permettre de faire ça, du moins pas sans savoir ce qu’il y avait exactement dans le réservoir de la Corvette. A en croire son tableau de bord, il était plein mais qui aurait pu dire s’il ne déconnait pas à plein tube, après être resté autant de temps dehors et sans jamais être utilisé depuis plus de deux ans.

Le choix lui revenait et ils n’avaient pas trop de temps à perdre, non plus, il fallait faire vite. Pour quelle raison, elle ne savait pas exactement, c’était une petite voix intérieure qui lui dictait de faire ça rapidement et une chose était sûre : ce n’était pas la voix d’un fantôme quelconque.

    « Bon okay, si tu penses que ça ira plus vite…mais tu es sûr que ça ne va pas trop poser de problèmes ? J’veux pas être pessimiste mais j’ai rien de madame muscles… »


Mais ils étaient deux, ils pouvaient se répartir la tâche, d’autant que, même s’il n’était super épais, William était quand même grand et probablement assez fort, aussi. Ils n’auraient qu’à se charger de déplacer les pick-ups et autres Jeeps tandis qu’elle déplacerait les Mini et les voitures sans permis encombrant le pont. Puis dans le temps, il devait certainement y en avoir qui avaient toujours les clefs sur le contact et au moins une goutte d’essence dans le réservoir, là ça ne poserait aucun souci.
Bon, puisqu’ils étaient coincés d’un côté du pont et que le but étant de passer de l’autre, Devlin se dirigea tout droit sur la voiture se trouvant le plus à l’extrémité, vit que les clefs étaient bien là où elles devaient être – et ça tombait bien puisque c’était un Hummer et se hâta d’aller la garer sur un monticule non loin de là, totalement à l’arrache.

    « J’espère que ça ne rameutera pas de walkers comme tout à l’heure, ça nous ralentirait drôlement ! »


Elle n’aurait pas dû mais elle était obligée de hausser un peu la voix pour se faire entendre de William, mais bien sûr, ça contribuait aussi à faire rappliquer zombies ou pire.

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MessageSujet: Re: Mushrooms & Cars [PV Devlin]   Dim 18 Mai - 16:33





Mushrooms & Cars


Un choix à faire, une décision à prendre. La suite ne dépendait que de cela. Ainsi, j'attendais que Devlin se décide : continuer ou faire demi-tour ? Tenter notre chance ici ou la tenter ailleurs ? Ici. Ce fut sa réponse même si elle ne manqua pas de me demander si je pensais que ça n'allait pas poser trop de problèmes puisqu'elle n'avait rien de madame muscles. J'esquissai un sourire rassurant. De toute façon, comme Devlin le fit remarquer, nous étions deux et je pouvais très bien m'occuper des voitures plus encombrantes et elle des voitures plus petites. Nous allions forcément y arriver. Nous finîmes donc par sortir de la voiture après avoir coupé le contact et je vis Devlin s'avancer vers l'extrémité du pont. Je la laissai faire et observai les voitures qui gênaient le passage, réfléchissant à la façon la plus rapide et efficace de les déplacer. Si on s'y prenait correctement, nous n'allions pas besoin besoin de tout déplacer puisqu'il suffisait que nous laissions assez d'espace pour notre voiture. J'étais en train de réfléchir quand j'entendis soudain le moteur d'une voiture et me retournai. Je tendis un peu le cou pour regarder ce qu'il se passait tout en portant ma main à mon holster et écarquillai les yeux en voyant un hummer se déplacer juste assez pour aller se garer. Quand Devlin sortit du véhicule, elle s'adressa à moi en élevant la voix et aussitôt, je me faufilai entre les voitures pour la rejoindre.

« Chut ! » lui dis-je en m'approchant d'elle, sans crier contrairement à elle.

Je jetai un regard autour de moi et attendis quelques instants avant de soupirer de soulagement en n'entendant aucun bruit. Puis, je reportai mon regard sur Devlin. Visiblement, nous nous étions mal compris.

« On ne met pas le contact. Aucun bruit de moteur, c'est mieux. Le nôtre a déjà été de trop. On desserre le frein à main et on pousse les voitures. » Je marquai une pause. « En fait, on va le faire à deux pour chaque voiture, je pense qu'on gagnera du temps. Tu t'installes au volant, je pousse et tu diriges la voiture. »

Cette idée là semblait beaucoup plus prudente et intérieurement, je me maudis de ne pas y avoir pensé avant.

« De toutes les façons, j'ai bien regardé et je crois qu'on n'aura pas à tout déplacer. » ajoutai-je avant de froncer les sourcils en voyant l'expression de Devlin.

Son visage était fermé et elle observait quelque chose derrière mon épaule. Des rôdeurs ? Je me retournai, ma main se refermant autour de la crosse de mon revolver et lorsque mon regard se posa sur ce qui avait attiré l'attention de Devlin, mon visage devint sans aucun doute un miroir au sien : la nonne. Elle était là, devant sa voiture qu'elle avait garé juste derrière la nôtre. La menace, je la sentis aussitôt. Premièrement, elle aurait pu se garer ailleurs mais elle avait choisi de se mettre juste derrière nous, nous bloquant ainsi le passage. Ensuite, le sourire qu'elle affichait avait tout d'un sourire forcé et non pas d'un sourire sincèrement aimable. Du mouvement à côté de moi et quelques secondes plus tard, Devlin se tenait à mes côtés. Quelques secondes passèrent ainsi sans que personne ne bouge ou ne dise quoi que ce soit.

« Tiens-toi prête. » murmurai-je finalement tout bas à Devlin avant de lui jeter un regard en biais. Regard qui croisa le sien qui en disait long. Se tenir prête à quoi ? A se défendre, à attaquer, à prendre la fuite, un peu de tout ça.
« Avez-vous besoin d'aide ? »

La voix venait de s'élever et je reportai mon attention sur la nonne qui ne m'inspirait toujours aucune confiance. D'un pas sur le côté je passais devant Devlin : si cette nonne était une véritable femme d'église, et si elle était sur la défensive, peut-être le serait-elle moins en apercevant mon col romain. Si elle était tout sauf une femme d'église, soit elle allait croire que j'étais inoffensif, soit elle allait croire que je pouvais jouer un jeu tout comme elle jouait un jeu. En fait, s'avancer vers cette femme c'était comme s'avancer dans le noir, sans aucun repère sur ce qui pouvait nous attendre. Je laissai ma main sur mon arme, refusant de lever les mains en signe de paix : je ne prendrais pas ce risque et si elle était une femme d'église, elle allait comprendre ma prudence et non pas juger.

« Non merci. Nous nous débrouillons très bien. » Je m'étais montré plus aimable par le passé mais la méfiance empiétait fortement sur mon amabilité. « Et vous ? » demandai-je malgré tout en continuant de me faufiler doucement entre les voitures pour m'approcher doucement de notre voiture et donc de la femme.

Son sourire s'élargit et mes doigts serrèrent un peu plus la crosse de mon arme.

« Puisque vous le demandez... »

L'instant d'après, mon arme était dégainée et le coup était parti. La femme était au sol, gémissant : j'avais tiré dans l'épaule du bras qui avait esquissé un geste pour se glisser à l'intérieur de sa manche et ça avait été le geste de trop. Je me précipitai vers elle et une fois arrivé à sa hauteur, je soulevai sa manche et crispai la mâchoire en voyant une toute petite arme à feu accroché grossièrement avec un morceau de tissu. Je récupérai l'arme et sans hésiter une seconde la jetai par dessus le pont. Oui, j'aurais pu la récupérer mais non, je ne voulais rien ayant appartenu à cette femme. Ces gens... Ces gens qui utilisaient les habits d'hommes et de femmes d'église... Et après, certains se demandaient encore comment une telle apocalypse avait pu se produire ? Cette femme était l'exemple type des êtres qui avaient déçu Dieu, encore plus que j'avais pu le décevoir. Cette femme... Elle était dangereuse. Elle était monstrueuse. Je levai mon arme et voilà qu'à travers les gémissements elle se mit à supplier pour sa vie. Je fronçai les sourcils et gardai mon arme pointée sur son front. Si en apparence j'étais calme, intérieurement, c'était tout simplement chaotique, comme à chaque fois que j'avais dû retirer la vie d'un être humain. Qui plus est, cette fois-ci, je n'étais pas seul. Cet acte terrible, si je le commettais, Devlin allait y assister. Peut-être aurais-je dû lui demander son avis, peut-être voulait-elle épargner la vie de la femme. Alors, je me tournai vers elle. Ma seconde erreur de la journée la première ayant été de manger des champignons qui m'étaient inconnus. Tout ce que je sentis à ce moment-là, ce fut la lame d'un couteau s'enfoncer dans ma cuisse, m'arrachant un hurlement de douleur.

J'aurais dû vérifier que la femme ne possédait aucune autre arme...



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MessageSujet: Re: Mushrooms & Cars [PV Devlin]   Lun 19 Mai - 19:34

Mince oui c’est vrai qu’elle aurait dû faire moins de bruit, mais que voulez-vous, les mauvaises habitudes ont la vie dure, comme on dit, à peine avait-elle reposé les mains sur un volant qu’elle trouvait ça normal d’entendre les moteurs ronronner alors que, très clairement, celui de la Corvette était le seul qu’elle ait entendu depuis un bail. Celui de la voiture de la nonne mis à part. Cela dit, c’est vrai aussi que si William s’était exprimé plus clairement dès le départ, elle n’aurait pas commis cette erreur. Toujours est-il que le bruit du hummer n’avait apparemment rameuté personne et c’était bien ça l’essentiel, maintenant que Devlin savait ce qu’elle devait faire, ça ne se reproduirait plus. La jeune femme hochait religieusement la tête à chaque parole du prêtre, ce qui prouvait bien sa bonne foi. Oui d’accord, ils s’y mettraient à deux, elle derrière le volant, dirigeant les voiture tandis qu’il pousserait. Ca lui semblait être un plan sans faille, cette fois. A ceci près que la bonne sœur se tenait à présent derrière lui et même carrément derrière sa Corvette, là où elle avait garé sa propre voiture, leur bloquant le passage par la même occasion au cas où ils auraient décidé de faire marche arrière. Ca, ça n’augurait rien de bon ou elle ne s’y connaissait pas.

William la vit à son tour et elle remarqua à son expression qu’il n’était pas plus rassuré qu’elle. Mais ça ne sert jamais à rien d’ouvrir le feu dans ce genre de situations, autant parlementer d’abord, voir ce qu’elle leur voulait exactement. Peut-être se faisaient-ils des idées tous les deux, peut-être qu’elle les avait juste suivi parce qu’elle avait vu là l’occasion de faire sa B.A de la journée, allez savoir, les gens de nos jours. Quand le jeune homme lui souffla de se tenir prête, Devlin se demanda bien à quoi. A lui sauter dessus au moment où elle s’y attendrait le moins pour la maintenir au sol, façon cow-boy ? A lui lancer un couteau pile entre les deux yeux ? A courir vers le hummer pour lui rouler dessus ? Tant de possibilités et aucune d’entre elles n’avait vraiment de fin heureuse mais bon, c’était le risque à courir dans ce monde post-apocalyptique, quoi qu’elle y fasse. Bien que pour l’instant, la rouquine se tenait plus prête à décamper qu’autre chose, et ce n’était déjà pas si mal, faute de mieux.
La discussion s’engagea alors entre les deux religieux. Bien qu’un peu d’aide ne serait effectivement pas de refus, William déclina poliment l’offre, ce à quoi Devlin ne trouva rien à redire, autant laisser les religieux discuter entre eux et régler cette histoire comme des grands, hein. Ce qui était pas mal stupide comme pensée dans le fond, parce que quand ils s’en mêlaient, ces gens-là, ça se terminait plus souvent dans un bain de sang qu’autour d’un feu de bois en train de chanter Kumbaya.

Et cette fois-là ne fit pas exception à la règle. Quel que soit le geste que la bonne sœur s’apprêtait à faire, William fut plus rapide qu’elle et lui tira dessus. Dire qu’ils n’étaient pas censés faire de bruit…c’était raté. En revanche, et ça c’était pas mal, quand même, il ne l’avait pas mortellement touchée. Bon, leur âme était sauf si jamais il s’agissait bel et bien d’une servante de Dieu. Et si tel était le cas, alors cette servante de Dieu était particulièrement bien armée, mais qui ne le serait pas ? Devlin le vit récupérer l’arme de la nonne pour la jeter par-dessus le pont…au lieu de la garder ? Vraiment ?? Voilà un geste qui lui paraissait bien saugrenu. Au pire, s’il n’en voulait vraiment pas, il aurait pu la lui donner, non ? Certes, elle ne savait pas s’en servir mais ce n’était probablement qu’une question de temps. Tant pis.
Ce fut à cet instant que, tel le méchant d’un film d’horreur Michael, Freddy, Jason, Billy, ils sont légion, vous avez le choix la bonne sœur revint d’entre les morts pour frapper un dernier coup. Sans être morte, au moins c’était un peu original. Pas pour William qui venait de pousser un horrible cri de douleur. C’eut pour effet de sortir Devlin de sa rêverie. Jusque-là, elle n’avait assisté à la scène qu’en spectatrice et elle reprenait soudain contact avec la réalité. La rouquine accourut et s’agenouilla auprès de l’homme d’église. D’un geste rapide et précis, elle mit la main sur un bout de pavé cassé et frappa la nonne à la tête avec. Ce qui l’assomma et c’était déjà ça. Difficile de savoir quelles étaient ses intentions, il venait quand même de lui tirer dessus, c’était donc légitime comme réaction. Tout comme le fait d’être à ce point armée. Du moins aux yeux de Devlin.

    « Ca va aller ? »


Puisqu’elle avait de quoi faire un bandage dans son sac à dos, autant se montrer utile. Elle sortit tout le nécessaire de son sac, le tendit au prêtre, qu’elle aiderait si jamais elle ne s’en sortait pas tout seul et tâcha de trouver le pouls de la belle aux bois dormants à côté d’eux. Toujours vivante, elle était coriace !

    « Qu’est-ce qu’on va faire d’elle ? On la jette dans le coffre ? Dans la rivière ? On se tire en la laissant là et tant pis pour elle ? On demande une rançon ? »


Il se pourrait qu’elle divague un petit peu mais il fallait bien en faire quelque chose, puisqu’aucun d’eux ne l’avait achevée. Elle était d’avis de la laisser là, autant ne pas s’encombrer d’un boulet pareil, sans compter que ça n’allait plus être aussi facile de déplacer les voitures, maintenant, et qu’elle serait peut-être obligée de mettre le contact, en fin de compte.

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MessageSujet: Re: Mushrooms & Cars [PV Devlin]   Sam 24 Mai - 15:31





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L'espace d'un instant, je crus qu'elle allait me sauter à la gorge et essayer de m'égorger. D'ailleurs, il était fort probable qu'elle puisse y arriver mais heureusement, Devlin rappliqua rapidement et après avoir assommé la nonne d'un bout coup de pavé, elle me demanda si ça allait aller. Je portai ma main au niveau de ma cuisse là où le couteau était toujours enfoncé et le sang s'écoula entre mes doigts. Je hochai la tête en crispant la mâchoire. J'avais véritablement fait une erreur de débutant. Comment avais-je pu être assez stupide pour ne pas la fouiller plus avant ? Je pouvais m'estimer heureux qu'elle n'ait touché que la cuisse et qu'elle n'ait pas pensé à tourner le couteau une fois la lame enfoncée. J'avais mal, j'allais avoir besoin de quelques points à n'en pas douter mais au moins, ce n'était pas trop grave. Je retirai le couteau d'un geste sec et un épais filet de sang s'échappa rapidement de la plaie. J'entrepris de déchirer un peu mon pantalon pour avoir une meilleure vue des dégâts et me rendis compte que j'avais vu juste : il me faudrait des points de suture mais pas maintenant. Là, j'allais me contenter des bandages que Devlin venait de me tendre, essayer de diminuer l'hémorragie et quand nous serions en sécurité, là je prendrais le temps de désinfecter et de suturer. J'appliquai donc plusieurs compresses sur la plaie afin de contrôler au mieux l'hémorragie avant d'enrouler ma jambe avec la bande gracieusement offerte par Devlin. Après avoir fait plusieurs tours, je serrai d'un coup sec ce qui m'arracha un petit grognement de douleur. Je jetai un coup d’œil au pansement grossier et improvisé avant de reporter mon regard vers Devlin quand elle me demanda ce que nous allions pouvoir faire de la femme.

Mon regard glissa sur la femme inconsciente au sol et je réfléchis silencieusement aux propositions de Devlin. Que faire ? La laisser là ? L'emmener ? Lui laisser la vie sauve ? La tuer ? Des questions auxquelles je n'avais pas de réponse toute prête mais qui devaient bien avoir une réponse justement, n'est-ce pas ? Quelques secondes passèrent, durant lesquelles on n'entendit plus que le bruit de l'eau qui s'écoulait en dessous le pont quand le début de cette fameuse réponse me vint en tête. Avant de décider quoi que ce soit, nous avions besoin d'en savoir plus sur cette femme : était-elle vraiment une femme d'église ? J'avais peu de moyens d'en être complètement sûr mais je pouvais déjà me faire une idée grâce à quelques éléments.

« Attends... » dis-je tout bas à Devlin avant de me pencher vers la femme.

Je soulevai son voile et le col de sa robe pour voir si elle portait une croix autour de son cou ou un chapelet mais ne trouvai rien. J'allai regarder si elle n'avait pas accroché le chapelet à son autre poignet ou à sa ceinture mais là encore rien du tout. Je restai très silencieux, réfléchissant à ce que cela pouvait signifier avant de me redresser subitement. Trop subitement sans doute car ma cuisse blessée n'apprécia pas la manœuvre mais j'ignorai la douleur.

« Surveille-la. » dis-je à Devlin avant de m'approcher de la voiture de notre assaillante.

Il était impossible qu'il n'y ait pas de bible à l'intérieur du véhicule : impossible. J'avais beau ne voyager qu'avec  un sac, ma bible était toujours rangée à l'intérieur et jamais je ne m'en serais séparé, jamais. Le plus vite possible, j'entrepris de fouiller la voiture, n'hésitant pas à ouvrir la boîte à gants, à regarder sur et sous les sièges à l'avant et à l'arrière, la plage arrière mais rien, rien du tout. Il ne resta plus que le coffre et lorsque je l'ouvris, je restai un instant sans bouger avant de me mettre à fouiller au milieu des provisions et des armes qui étaient entassées là. Il n'y avait pas d'armes à feu mais plusieurs haches, deux pioches et quelques couteaux. Quant à la nourriture, vu le nombre de boîtes de conserve qu'il y avait, elle ne pouvait pas être toute seule : personne ne se serait autant encombré en voyageant seul, personne. Et pas de bible. Pas de chapelet. Pas de croix. Rien. Je refermai les coffre en soupirant, mon cœur se serrant déjà parce que j'avais pris ma décision : il me fallait cependant en faire part à Devlin et il m'était d'avis qu'elle n'allait peut-être pas être d'accord. C'était à moi de lui expliquer, de me justifier.

« Il n'y pas de bible... » dis-je tout bas en m'avançant vers Devlin qui releva un regard dubitatif vers mois.

Allons William, un peu plus que cela.

« Pas de bible. Elle ne porte pas de chapelet, même pas une toute petite croix. » ajoutai-je avant de m'appuyer contre la voiture et de glisser ma main à l'intérieur de mon col pour en ressortir mon chapelet afin de le montrer à Devlin. « Il ne me quitte jamais. C'est pareil pour la bible : elle est dans mon sac, toujours. Je ne m'en sépare jamais non plus. Et son comportement vis à vis de nous... » Je marquai un silence avant de soupirer. « Ce n'était pas de la légitime défense Devlin. Elle a cherché le conflit et je suis sûr que si elle avait réussi à mettre son plan à exécution, elle nous aurait détroussé après nous avoir tué. » finis-je par dire avant de m'approcher de Devlin et de la femme toujours inconsciente au sol. « Elle n'est pas seule, son coffre est plein et elle a vu nos visages, elle a vu notre voiture... » Je marquai un petit silence, mesurant tout le poids de ce que j'étais sur le point de dire. « On ne peut pas prendre le risque de la laisser là. On ne peut pas prendre le risque de la laisser en vie. » terminai-je par dire, la mine sombre, en plantant mon regard dans celui de Devlin.

C'était terrible d'en arriver à une telle extrémité mais en cet instant, notre sécurité était ce qui importait le plus et elle était mise en péril à cause de cette femme.

« Tu devrais aller déplacer les autres voitures pendant que je m'en occupe. »

Parce qu'il était hors de question qu'elle le fasse ou même qu'elle y assiste. Elle valait mieux que ça.




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MessageSujet: Re: Mushrooms & Cars [PV Devlin]   Lun 26 Mai - 21:08

Devlin passa un certain temps à observer William, elle le regarda faire son pansement tout en l’assaillant de questions. Il blêmit un tout petit peu et il avait l’air de souffrir mais pas au point de perdre connaissance ni de savoir marcher. Du moins l’espérait-elle parce que ça serait vraiment embêtant. Elle n’avait pas envie de le laisser là parce qu’il deviendrait soudain un boulet, elle ne l’avait pas fait un peu plus tôt, pourquoi le ferait-elle maintenant ? Mais une chose était sûre : elle ne pourrait pas vraiment lui venir en aide si jamais il ne pouvait plus se mouvoir. Enfin soit, inutile de se prendre la tête bêtement alors que, de toute évidence, il serrait très fort les dents et faisait de son mieux pour ne pas être un fardeau. La jeune femme attendit comme il le lui demanda, le regarda s’éloigner avec quelques difficultés en direction de la voiture de la bonne sœur, fouiller dans la voiture et lui annoncer, au bout d’un moment encore, qu’il n’y avait pas de bible. La belle affaire, Devlin était perplexe. D’accord, elle comprenait que ce soit un recueil de conneries objet important pour tous les ecclésiastes du monde mais bon, cette bonne femme pouvait avoir une planque quelque part, un endroit où se poser où elle laisserait la plus grande partie de ses affaires, ainsi de suite. Un peu comme elle, qui ne se trimballait jamais avec son maquillage et ses bouteilles de parfum, elle les laissait dans sa chambre, au manoir.

Cela dit, elle comprit là où le prêtre voulait en venir quand il continua en ajoutant qu’elle ne voyageait pas non plus avec son chapelet ni quoi que ce soit d’autre. Effectivement, et bien qu’elle n’y connaisse rien à toutes ces bondieuseries, ça commençait quand même à faire beaucoup. La rouquine n’eut même pas besoin que William lui expose son point de vue pour en arriver à la même conclusion que lui. En revanche, elle nota bien qu’il avait dit que son coffre était plein. Enfin, plein de quoi, elle ne savait pas trop mais ça valait sans doute la peine d’aller y jeter un coup d’œil. Ca serait quand même drôle qu’une pilleuse devienne la pillée, non ? Non, manifestement puisque le jeune homme décréta qu’il fallait mettre fin à ses jours. Plutôt que de la laisser là, donc. Oh bon, elle n’avait rien contre si c’était lui qui le disait. Il devait sûrement avoir une technique pour que son âme soit nettoyée de tous péchés et peut-être que ça serait aussi le cas pour Devlin, puisque c’était ce que William voulait ? Ca n’effacerait pas les autres personnes déjà tuées par la petite rousse mais bon…

Sans perdre plus de temps, la jeune femme acquiesça et brandit bien haut le pavé qu’elle avait laissé à côté d’elle, prête à l’abattre autant de fois qu’il le faudrait sur la tête de cette femme mais William l’interrompit en disant qu’il se dévouait et qu’elle n’avait qu’à aller déplacer d’autres voitures pendant ce temps-là. Oh, ça lui convenait tout autant, aussi se leva-t-elle, tapota l’épaule du prêtre pour lui souhaiter bon courage – c’était tellement rare de trouver un homme galant, de nos jours – sauf le sien, évidemment – qu’elle ne manquerait pas cette opportunité de ne pas se salir les mains, pour une fois – et se dirigea tout d’abord vers le coffre de la future morte. Autant la voir ainsi et plus comme une survivante, ça rendrait les choses encore plus difficiles qu’elles ne l’étaient.
Un rapide coup d’œil lui apprit que le coffre était plein à craquer d’armes et de boîtes de conserve. Ah oui, William ne se trompait probablement pas quand il parlait de clan ou du fait qu’elle n’agisse pas seule, en tout cas. Les armes, Devlin n’en avait cure, mais en ce qui concernait les boîtes de conserve…hey, elle avait un géant et un gosse à nourrir, elle ! Mais ça ne l’empêchait pas de rester fair play, elle n’en fourra que la moitié dans son sac à dos.

    « Hey Will, je t’ai laissé une moitié de boîtes de conserve dans le coffre. Ca t’évitera d’avoir à refaire une cueillette de champignons, j’ai l’impression que c’est pas trop ton truc. »


Ben quoi ? Elle ne pouvait pas tâcher de lui remonter un peu le moral avec une petite blague ? On aurait pu croire que ce n’était pas vraiment le moment, mais justement si ! De toute façon, elle n’eut pas vraiment l’occasion de voir ce qu’en pensait William puisqu’une pléiade de walkers surgit alors de nulle part. Bien trop près du jeune homme à son goût. Dire qu’il n’avait même pas encore eu le temps de mettre son plan à exécution. Tant pis, il faudrait qu’ils abandonnent la fausse nonne aux zombies et ce n’était pas plus mal, soit dit en passant.

    « William, saute dans la voiture aussi vite que ta jambe te le permettra ! On va faire le détour, tant pis, on n’a pas le choix ! »


Le temps pressait et puis franchement, elle trouverait bien de l’essence pour remplir le réservoir en chemin. Ce n’était pas les voitures abandonnées un peu partout qui manquaient, dans le coin.

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MessageSujet: Re: Mushrooms & Cars [PV Devlin]   Mar 3 Juin - 20:57





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Je n’avais pas le choix. Je n’avais vraiment pas le choix. Il s’agissait là non pas de cruauté gratuite mais bel et bien de survie : de notre à survie à Devlin et moi. Je ne pouvais pas prendre le risque de laisser cette femme nous retrouver, de laisser le groupe de cette femme nous retrouver… Elle nous avait attaqué, elle m’avait attaqué une seconde fois et avait réussi à me blesser et je savais que si elle avait pu faire pire elle aurait fait pire. C’était donc plutôt de la légitime défense même si malheureusement, cette légitime défense prenait des airs d’exécution, ce que je détestais sincèrement. Devlin ne s’attarda pas à mes côtés et je lui en fus sincèrement reconnaissant. Certes, je ne voulais pas qu’elle se salisse les mains avec un acte pareil ni même qu’elle y assiste mais je n’aurais vraiment pas pu le faire si elle avait été là, juste à côté de moi, en train de me regarder faire. Non, je n’aurais véritablement pas pu aller jusqu’au bout si Devlin s’était tenue à côté de moi. Décidé à ne pas attirer plus de rôdeurs avec le bruit, je décidai d’utiliser mon couteau : ce serait rapide et comme elle était déjà assommée, elle ne sentirait sans doute rien. Je posai ma main sur sa joue et mon couteau contre son front avant de me mettre à prier silencieusement : c’était toujours terriblement difficile pour moi d’en arriver à ce stade-là, d’être dans l’impasse et de ne pas avoir d’autre choix que de tuer un être vivant.

Je fus stoppé dans ma prière par la voix de Devlin qui m’annonça qu’elle m’avait laissé la moitié des boîtes de conserve dans le coffre. Il était vrai qu’il valait mieux que je reste éloigné des champignons et j’étais toujours mort de faim. J’ouvris la bouche, prêt à la remercier pour sa gentille attention (une de plus) quand j’entendis soudain des grognements qui étaient malheureusement reconnaissables. Je relevai le visage et m’aperçus que bon nombre de rôdeurs avaient surgi et déambulaient au milieu des voitures. En fait, ils étaient vraiment très près de là où je me trouvais : trop près. Je restai un instant sans bouger mais quand j’entendis Devlin m’appeler et me dire de grimper dans la voiture le plus rapidement possible, je me redressai en étouffant une exclamation de douleur. Oui, nous allions prendre le détour mais elle… La femme… Je devais la tuer, je ne pouvais pas la laisser mourir dans d’atroces souffrances et pourtant… Pourtant, les rôdeurs étaient tellement près et ma jambe tellement douloureuse que je ne pouvais pas me permettre de perdre une seconde de plus alors, je fis demi-tour et m’approchai de la voiture en boitant, jetant des regards par-dessus mon épaule pour m’assurer que les rôdeurs ne me suivaient pas mais en fait, ils avaient déjà fondu sur le corps inanimé de la femme qui du coup ne resta pas inanimé très longtemps, la douleur étant sans aucun doute trop violente et son inconscience pas assez profonde. Je grimpai à l’intérieur de la voiture et refermai la porte sur les hurlements de la femme.

Aussitôt, Devlin dégagea avec violence dans un bruit de ferraille la voiture qui nous gênait avant de faire demi-tour. Nous allions devoir faire un détour mais c’était préférable à la horde qui s’était dressée devant nous. Je restai silencieux, ma main appuyant contre ma cuisse et si au départ je préférai ignorer le sang poisseux qui avait recommencé à couler entre mes doigts, je n’eus finalement pas d’autre choix que d’y prêter attention : l’hémorragie continuait, le bandage n’était plus suffisant, je commençais à me sentir mal.

« Devlin… » dis-je dans un murmure, clignant plusieurs fois des yeux pour combattre les petits points blancs qui me gênaient. Je n’étais en cet instant plus capable d’utiliser mon sens de l’orientation pour venir en aide à Devlin. Là, j’étais en train de me vider de mon sang en fait. Je levai doucement ma main pleine de sang pour la montrer à Devlin. « Il faut qu’on trouve un endroit pour s’arrêter le temps… Le temps que je fasse des points. J’ai ce qu’il faut mais… » J’appuyai ma tête contre le dossier du siège. « Il ne faut pas tarder... »

Parce que sinon, elle allait se retrouver avec un mort sur les bras et quand bien même je ne craignais pas la mort, quand bien même j’avais la conviction que je savais ce qui m’attendait de l’autre côté, je préférais autant ne pas passer l’arme à gauche maintenant : pas alors que Devlin était avec moi, pas avant d’avoir retrouvé Kate. Seulement voilà, j’avais beau lutter, l’entaille était profonde, je n’avais rien mangé depuis plusieurs jours, j’étais à bout de forces alors, sans que je puisse le contrôler, ma tête alla se poser contre la vitre de la portière et mes yeux se fermèrent tout seul. Finalement, c’était moi le plus chanceux puisque je venais de sombrer dans le néant.




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MessageSujet: Re: Mushrooms & Cars [PV Devlin]   Ven 6 Juin - 20:01

Il n’y avait pas à dire, cette petite journée, qui avait pourtant commencé assez tranquillement, était en train de virer au cauchemar. L’épisode William sous champignons hallucinogènes avait été une vraie partie de plaisir comparé à ça, même en ce qui concernait le bad trip. Là il fallait se grouiller de sauter dans la voiture pour se barrer avant que la marée de walkers ne les submerge, et ce n’était pas chose aisée avec un William boiteux. Certes, il faisait de son mieux pour se hâter mais il était tout de même un peu trop hésitant à son goût. Qu’il la laisse donc là, elle lui avait enfoncé sa lame dans la cuisse, enfin, ce n’était qu’un juste retour des choses ! Devlin n’aurait pas hésité une seule seconde à sa place, mais c’était peut-être pour ça qu’elle n’aurait jamais pu entamer une carrière de bonne sœur ou quoi que ce soit de ce genre. De plus, il s’agissait encore d’un milieu fort machiste, elle ne connaissait pas ce problème dans son milieu, à elle. C’était même plutôt un milieu fort féminin, à l’exception des marabouts et autres prédicateurs. Quoi ce n’est pas la même chose ?? Tout ça pour dire que la jeune femme aurait bien qu’il se magne.

Devlin faisait rugir le moteur en attendant que son nouvel ami saute sur le siège du passager, ce qu’il finit par faire, à son grand soulagement et ils purent enfin partir alors que résonnait les cris de la fausse nonne. Bizarrement, ça ne lui faisait plus rien, tant que ce n’était pas elle qui les poussait. Par contre, ce qui l’ennuyait terriblement, c’était qu’elle devait foncer dans le tas avec sa toute nouvelle acquisition et que ça l’embêterait terriblement de la rayer en même pas une heure, hein ! Et donc, pour ne pas voir ça, la rouquine fermait très fort les yeux et serrait très fort les dents en espérant très fort ne pas faire trop de dégâts, et ce, malgré le bruit que ça faisait et qui n’était clairement pas bon signe. Un autre signe pas très bon, c’était la respiration du prêtre qui se faisait de plus en plus haletante, c’était même carrément alarmant et Devlin se risqua à jeter un coup d’œil à la jambe de l’homme d’église. Son pansement était tout rouge, ce qui signifiait probablement que l’hémorragie n’avait pas cessé. Elle en avait des sueurs froides, dis donc. Pas tant qu’elle craignait pour sa vie, même si bien sûr, ça lui faisait un peu peur, mais le sang et tous les trucs qui s’en approchaient la mettaient terriblement mal à l’aise.

De plus, la jeune femme roulait mais sans savoir si elle prenait la bonne direction ou non, puisque William était pour le moment trop mal en point que pour la diriger. Et puis arriva ce qu’elle redoutait, il lui annonça qu’il lui fallait des points de suture et – grâce au ciel – il pouvait se les faire lui-même – du moins c’est ce qu’elle choisit de comprendre – mais il fallait juste qu’elle trouve un endroit où s’arrêter. Ah ben oui, il n’allait quand même pas se vider de son sang sur ces sièges en cuir ! Comme c’était gentil d’y penser. Devlin serra convulsivement ses mains sur le volant, hocha vivement la tête et continuait de ressentir cette sensation de vide à l’intérieur d’elle, elle s’accentuait, même !

    « Okay…okay ! »


Au pire, elle pouvait s’arrêter n’importe où et il pourrait faire ça totalement à l’arrache, comme un barbare en risquant de choper le tétanos, mais malheureusement, c’était un risque à courir pour tout le monde, de nos jours. C’est ce qu’elle se disait mais pour une raison qu’elle ignorait, elle ne s’arrêtait pas et continuait son chemin, cherchant des yeux une enseigne lumineuse en forme de croix. Quelle ironie, une croix ! Enfin bref, ça devait être un vieux réflexe et elle ne pouvait pas vraiment lutter contre. Du moins jusqu’à ce que le jeune homme ne sombre carrément dans le coma. Ce qui la fit paniquer et elle manqua même d’emboutir une saloperie de lampadaire qui se trouvait sur le chemin !

    « Eh, eh ! William t’endors pas ! Je fais quoi, moi, dans ce cas-là ? Je suis terriblement nulle pour donner des soins et je serais juste incapable de te recoudre ! »


Bon, ce n’était plus marrant du tout, étant donné qu’elle était en train de parler dans le vide ! Il fallait impérativement qu’elle se range sur le bas-côté et qu’elle fasse quelque chose. Comme lui mettre une claque, tiens ! Oui voilà, ça marchait toujours dans les films, ça, elle espérait que c’était pareil dans la vie parce que sinon, elle serait totalement désemparée. Donc voilà, la rouquine se gara, il n’y avait personne dans le coin, apparemment, c’était tant mieux. Et sans crier gare, elle lui en colla une sans ménagement.

    « Will je t’en supplie, réponds ! »


En imaginant qu’il ait ce qu’il faut pour dans son sac, elle pourrait éventuellement lui faire un baume qui ferait qu’il cicatriserait assez rapidement mais c’était tout, elle n’était infirmière, merde !

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MessageSujet: Re: Mushrooms & Cars [PV Devlin]   Mar 17 Juin - 20:02





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Plus de douleur. Plus rien. Plus rien du tout. Le vide sous mes pieds que je ne sentais pourtant même plus. En fait, moi-même, je n'étais plus. Il n'y avait plus que de l'obscurité et tout semblait s'être arrêté et éteint. Finalement, ce n'était pas désagréable d'être au milieu de nulle part. J'avais quand même conscience que j'étais encore vivant, que j'existais mais je ne savais juste plus où j'existais. Puis, au milieu de ce néant, il y eut une voix, une voix qui ne m'était pas inconnue. Qui était-ce donc ? Je n'arrivais pas à me rappeler... Ne pas m'endormir avait-elle dit ? Devais-je m'en retourner vers cette voix ? Pourquoi faire ? J'étais bien moi là, entre ici et ailleurs, entre partout et nulle part. Je n'avais pas envie de bouger, je voulais continuer à me laisser porter et ce fut ce que je fis, jusqu'à ce que je reprenne tout à coup conscience de mon corps quand je sentis un choc sur... Mon visage ? Oui, c'était bien ça. Le coup avait été vif et brutal et ainsi, cela m'avait ramené plus ou moins à la réalité. Plus ou moins car si j'avais repris conscience que j'avais un corps et qu'il était affreusement douloureux en particulier au niveau de ma jambe, mes paupières étaient tellement lourdes que je n'arrivais pas à les ouvrir. La voix refit alors son apparition et je la reconnus enfin : c'était Devlin. Devlin qui me suppliait de lui répondre.

D'accord. Je devais rassembler mes idées et mes forces. Je devais absolument dire quelque chose. N'importe quoi.

« Ouch... » marmonnai-je tout bas.

Puisant dans mes ressources, j'ouvris mes paupières et aperçus le visage de Devlin qui me regardait avec un air sommes toutes assez affolé. Où j'étais et comment j'y étais arrivé ? Cela me revint doucement mais sûrement en tête : la rencontre avec cette fausse femme d'église, son couteau planté dans ma jambe, ma décision d'en finir avec elle, les rôdeurs, la voiture, le demi tour et... Ah oui. Voilà, j'avais sombré.

« Je vais bien... » murmurai-je encore une fois à voix basse.

Mais oui William, tu n'as même jamais été autant en forme. Je tournai doucement le visage pour observer autour de moi et nous étions toujours bel et bien dans la voiture. Devlin s'était garée sur le bas côté et les alentours semblaient être calmes.

« Pas le choix, ça fera l'affaire. » ajoutai-je dans un souffle avant de reporter mon regard vers Devlin. « Mon sac... » dis-je en tenant la main car j'étais franchement incapable de me pencher en avant là tout de suite.

Devlin ne tarda pas à le tendre et je le posai sur ma cuisse valide et non blessée avant de me mettre à fouiller dedans, de façon assez fébrile certes car j'étais vraiment mal au point mais je parvins malgré tout à mettre la main sur ma trousse de secours.

« D'accord... Il faut que tu surveilles les alentours et qu'on reste garé le plus... Le plus longtemps possible... »

Voilà que mes phrases commençaient à être hachées : je devais vraiment me hâter. Je pouvais me recoudre moi-même, je l'avais déjà fait mais pour ce faire, je devais avoir l'esprit tranquille et j'avais donc besoin que Devlin veille à notre sécurité. Après avoir récupéré le kit de suture, j'entrepris de passer le fil chirurgical à l'intérieur de l'aiguille recourbée et ce ne fut pas simple mais j'y parvins. Je poussai mon sac pour qu'il glisse jusqu'à mes pieds avant de poser l'aiguille et le fil sur ma cuisse valide. Avec précaution, j'entrepris de retirer le bandage de fortune fait rapidement et à peine la plaie fut-elle à l'air que du sang se remit à couler avec plus d'abondance : cette femme ne m'avait vraiment pas loupé. Rapidement, craignant de perdre de nouveau connaissance à tout moment, je versai de l'antiseptique sur la plaie en étouffant un cri de douleur avant de verser également de l'antiseptique sur l'aiguille. D'un geste vif je tendis la bouteille à Devlin : pas le temps de prendre le temps de la refermer mais impossible de la jeter par terre, c'était bien trop précieux. Quand ma main fut libérée, je glissai mes doigts autour de la plaie et pinçai la peau avant de passer l'aiguille sans attendre.

J'avais dit « ouch » ? Eh bien là, c'était mille fois pire. Certes, j'avais déjà recousu une plaie par le passé mais celle-ci était profonde et particulièrement douloureuse. Mon cœur battait très vite sous l'effet de la douleur mais je tins le coup, crispant la mâchoire un peu plus à chaque fois que l'aiguille transperça la peau. La cicatrice n'allait pas être droite mais ça n'avait aucune espèce d'importance tant que je cessai de saigner. Malheureusement, j'avais peur de ne pas arriver à le faire jusqu'au bout, alors...

« Devlin... Je... »

Ma main commençait à trembler. J'essayais de tenir. J'essayais... Je ne faisais que ça. En vain.

« Tu vas devoir... Finir... Pour moi... »

J'étais arrivé au bout. Mes doigts tenaient avec difficulté l'aiguille et ma main qui jusque là avait pressé contre la plaie ne pressait plus rien du tout. Je posai ma tête contre l'appui-tête de mon siège et fermai les yeux. Je ne sombrai pas cette fois-ci mais je n'avais juste plus la force de garder mes paupières ouvertes.

« Désolé... » dis-je dans un murmure car je l'étais sincèrement de mettre Devlin dans une pareille situation alors qu'elle avait déjà fait beaucoup pour moi.




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MessageSujet: Re: Mushrooms & Cars [PV Devlin]   Ven 20 Juin - 14:11

Quel ne fut pas son soulagement en voyant que le coup de la claque marchait quasiment à chaque fois. Il était vivant ! Du moins pour le moment mais ça ne tenait qu'à un fil, la jeune femme s'en rendait bien compte rien qu'en voyant sa tête. Il était terriblement pâle, ce qui n'était jamais une très bonne chose et il était couvert d'une fine pellicule de sueur. C'était la douleur qui faisait et Devlin s'en voulut un peu de ne pas pouvoir lui prodiguer des soins. Pas parce qu'elle avait le sentiment de lui devoir quelque chose, au contraire, elle avait un peu passé la journée à lui sauver la vie, mais ça l'embêtait terriblement parce qu'elle aurait fait tout ça pour rien s'il mourait à cause de cette stupide blessure. Et puis en se projetant plus loin, comment ça se passerait si leur fils se blessait gravement ? Dans ce cas-là non plus, elle ne serait pas fichue d'agir et là, ça serait encore plus grave. Tout ça pour dire qu'elle se sentait impuissante en tendant son sac à William et que ça l'énervait au plus haut point. Ce n'était même plus de l'impuissance à ce stade, c'était de l'inutilité, purement et simplement.

Bien sûr, elle ne pensait pas qu'elle serait bientôt mise à contribution et ça facilitait grandement les choses. Bref, l'opération commença et la rouquine prit grand soin de détourner les yeux. Lui vomir dessus serait très certainement la pire des choses à faire. Et une fois de plus, elle s'en voulait d'être aussi chochotte mais elle ne pouvait pas y faire grand-chose, elle avait toujours été comme ça. C'est alors que William l'interpella et qu'elle se mit à craindre le pire. A l'évidence, il n'y arrivait plus et c'était à elle de prendre la relève. Hum à tous les coups, si c'était elle qui le faisait, le prêtre allait se choper un truc pas net. Puis franchement, quel genre de couturière recousait les peaux ? Ahhh si seulement Anna était là ! Elle avait un certain talent de couturière, elle, contrairement à Devlin qui ne savait manier aucune aiguille. Mais bon, quand il faut y aller, il faut y aller. La jeune femme jeta un dernier coup d’œil aux alentours afin de s'assurer qu'ils étaient toujours seuls et attrapa l'objet du Diable. Le bidule dégoulinait de sang et Devlin crut bien qu'elle allait tourner de l’œil. Même pas de gants, si Will était malade, alors elle serait contaminée elle aussi, youpi !

Devlin inspira profondément plus de trois fois et commença à voir des petites étoiles, raison pour laquelle elle arrêta tout de suite ses conneries et tâcha de penser à un autre chose. Ce n'était pas de la peau dans laquelle elle allait planter cette aiguille, non, non c'était...dans du cuir de ballon de football américain ? D'ailleurs, est-ce que son ex-mari n'avait jamais joué au football américain ? Il lui semblait bien que oui mais elle n'en était pas certaine. Dans tous les cas, il l'imaginait totalement courir sur un stade avec tout l'équipement et plaquer ses adversaires au sol comme des crêpes. Sexy, sexy ! Oh elle venait de le faire ! Elle avait finalement planté l'aiguille dans la chair de Will ! Ah elle allait peut-être en venir à bout et de façon magistrale, même. Du moins c'est ce qu'elle pensait jusqu'à ce qu'elle pose les yeux sur la plaie.

    « Je...crois que je vais vomir, bouge pas, je reviens. »


Là-dessus elle ouvrit sa portière, aucun zombie ne lui sauta à la gorge, ce qui était sans doute bon signe, fit ce qu'elle avait à faire et revint à l'intérieur de l'habitacle et refermant la portière. Par contre, la jeune femme ouvrit un tout petit peu la fenêtre parce qu'elle était d'avis qu'on manquait un peu d'air dans cette Corvette ! Si seulement William avait transporté une flasque emplie de tequila avec lui, ça serait parfait, et elle était sûre qu'elle aurait pu le faire les doigts dans le nez à ce moment-là, mais comme ça, à jeun, c'était compliqué.

    « Bon j'y retourne, je vais y arriver ! Et je m'excuse de faire traîner ça comme ça, je t'ai dit que j'étais vraiment pas douée pour donner des soins. »


La jeune femme fut encore parcourue une fois ou deux de frissons et haut-le-cœur mais elle mena sa mission à bien. Il lui a fallu le temps mais dans le fond, ce qui compte c'est le résultat, non ? Espérons que non parce que le résultat était dégoûtant, comme c'est le cas pour n'importe quelle blessure recousue.

    « Voilà qui est fait, la prochaine fois, fais gaffe à pas te vider trop de ton sang, s'il te plait parce que c'était la première et la dernière fois que je faisais ça. »


Avait-elle le droit de se reposer elle aussi après cette dure épreuve ? Ça ne serait que justice, après tout.

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MessageSujet: Re: Mushrooms & Cars [PV Devlin]   Dim 29 Juin - 19:06





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Bien sûr que c'était beaucoup demander à Devlin mais je n'avais pas d'autre choix. J'étais incapable de continuer à suturer la plaie et il fallait terminer donc, il n'y avait plus qu'elle pour le faire. J'allais décidément lui être redevable de beaucoup et j'allais lui laisser un sacré souvenir entre le délire avec les champignons et la plaie à recoudre sans anesthésie... Quand elle planta l'aiguille dans ma peau je me crispai : était-ce normal que cela me fasse plus mal quand c'était elle ? Non, c'était sans doute psychologique, rien de plus. Je crus qu'elle allait continuer maintenant qu'elle avait commencé mais elle m'annonça qu'elle pensait qu'elle avait vomir. Là ? Ici ? « Bouge pas, je reviens. »

« Aucun risque... » murmurai-je en laissant échapper un petit rire bien malgré moi.

Non mais c'était drôle de me dire de ne pas bouger parce que franchement, il aurait vraiment fallu qu'une horde de rôdeurs arrive pour que je descende de la voiture. En plus, j'aurais eu l'air très con de courir avec l'aiguille pendouillant lamentablement au bout du fil accroché à ma peau. Cette image m'arracha d'ailleurs un second rire. Au milieu de tout ceci, c'était assez cocasse de rire de cette façon mais ma foi, mieux valait ça plutôt que je m'effondre de nouveau n'est-ce pas ? De plus, me focaliser là-dessus m'évita de prêter trop attention aux bruits assez peu ragoutants de Devlin en train de vomir ses boyaux par terre. Elle termina par refermer la portière et je reportai mon attention sur elle, ayant à présent cessé de rire parce que mine de rien, j'avais toujours mal et ce n'était pas prêt de s'arranger étant donné que Devlin allait poursuivre. Enfin en théorie et cette théorie se confirma quand Devlin ouvrit un peu la fenêtre avant de m'annoncer qu'elle allait y retourner et y arriver. Je l'espérais sincèrement. Elle s'excusa cependant de faire autant traîner les choses et je secouai doucement la tête, pas trop parce que sinon les vertiges risquaient de revenir très, très vite.

« Ne t'inquiètes pas. » dis-je tout bas en esquissant un sourire qui se voulait rassurant.

Je ne pouvais pas faire mieux que ça. Je pris une profonde inspiration et me tassai sur mon siège avant de fermer les yeux. Puis, Devlin reprit la suture et je pris soin de respirer tout doucement de façon à essayer de contrôler au mieux la douleur. J'allais m'en souvenir très longtemps de ce moment, c'était certain. Lorsque Devlin eut terminé, et croyez-moi ce ne fut pas dommage car ma jambe me faisait horriblement mal, je jetai un œil au résultat et... Bon, j'allais avoir une cicatrice moche et tordue mais au moins, ça ne saignait plus ce qui était le but recherché. Devlin me demanda de faire attention la prochaine fois à ne pas trop me vider de mon sang.

« Oh mais j'espère bien ne jamais retenter l'expérience. » lui avouai-je dans un souffle avant de me redresser un peu dans mon siège.

Certes, quelques points blancs dansaient toujours devant mes yeux mais malgré les vertiges, je me sentais un petit peu mieux.

« Je vais faire le bandage. » dis-je à Devlin avant de me pencher pour récupérer mon sac non sans grimacer.

Le mouvement que je venais de faire, au-delà d'être douloureux, aurait très bien pu faire sauter un point mais preuve était que même si c'était moche, c'était résistant au moins. J'entendis Devlin soupirer et du coin de l'oeil je la vis s'affaler dans son siège : elle avait bien mérité de prendre quelques instants pour se remettre de ses émotions. De mon côté, j'entrepris de désinfecter une nouvelle fois, ouch, et j'appliquai ensuite une compresse avant de faire cette fois-ci un véritable bandage. Quand ce fut fait, je vérifiai mon stock de bandages et de compresses : j'allais devoir changer le pansement régulièrement et j'en avais pour une journée maximum. J'allais devoir trouver une pharmacie mais avant ça, je devais faire la cérémonie de Devlin et... Manger aussi parce que vu le bruit que mon estomac venait de faire, il était bien trop vide pour que je puisse faire quoi que ce soit d'autre que manger. Je me tournai vers Devlin et esquissai un petit sourire d'excuse : le bruit n'avais pas été très discret mais pour ma défense, je n'avais rien mangé depuis un moment.

« Tu te sens de reprendre la route maintenant ? Peut-être qu'on pourra trouver un endroit où récupérer un peu de nourriture en chemin. »

J'étais pressé d'arriver à bon port mais j'avais vraiment besoin de manger aussi. Enfin, avant d'en arriver là, il fallait que Devlin se sente prête à reprendre la route en fait, d'où ma question.







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MessageSujet: Re: Mushrooms & Cars [PV Devlin]   Mar 1 Juil - 17:19

Devlin n'avait jamais compris comment les infirmières faisaient pour ne pas tourner de l’œil en faisant leurs petites besognes comme celle qu'elle venait de faire. Et pourtant, elle en avait fréquenté, pour tout et pour rien, surtout pour rien car la rouquine faisait clairement partie de ces gens stressés qui réfléchissent trop. Surtout en ce qui concernait sa santé, elle avait toujours eu le chic pour dramatiser alors qu'il n'y avait aucune raison pour. Pire, elle parvenait à se créer des douleurs rien qu'en y pensant, c'est le pouvoir du subconscient. Alors oui, avant toutes ces conneries, la jeune femme était une habituée des urgences. Mais bien sûr, quand elle pensait à ça, elle se disait qu'il en fallait des gens comme eux, ne serait-ce que pour rassurer les gens comme elle. Tout ça pour dire qu'elle se sentait toujours vide à l'intérieur dix minutes après l'intervention, alors que William, toujours assis à côté d'elle, avait commencé à se faire un bandage. Oui, oui, elle était lamentable, mais elle allait se remettre parce qu'elle était forte, bien plus forte qu'on ne pouvait le croire au premier abord. Et pour commencer, elle allait éviter de regarder dans cette direction. Voilà, ça allait déjà mieux. C'était bien la preuve que parfois, il vaut mieux se balader avec quelqu'un qui s'y connait un tout petit peu parce qu'elle était certaine que, même s'il le fallait, elle ne pourrait pas se suturer elle-même. Evidemment, se le faire à soi ou sur quelqu'un d'autre, c'est totalement différent. Totalement.

Bref, la jeune femme posa les mains sur les volants en les serrant convulsivement, ça l'aidait tout doucement à se reprendre et elle allait pouvoir repartir d'ici peu, comme venait de le lui demander Will. Elle acquiesça d'un mouvement de tête et se demanda un moment où est-ce qu'ils allaient et s'ils ne s'étaient pas encore un peu plus perdus, surtout, puis elle se souvint qu'ils étaient censés trouver la planque d'Ezio et qu'effectivement, ils étaient pas mal perdus, étant donné qu'ils avaient dû faire un énorme détour. Et d'ailleurs, est-ce que c'était toujours d'actualité de trouver la planque de son ex-mari parce que bon, le prêtre avait l'air sorti d'affaires mais à sa place, elle voudrait juste rentrer chez elle et n'en aurait rien à carrer d'une cérémonie de mariage qui n'était pas la sienne. Mais William avait prouvé à bien des égards qu'il était plus généreux et beaucoup moins égoïste qu'elle. Soit, il leur fallait maintenant trouver quelque chose à manger puisque c'est ce que l'estomac du jeune homme réclamait. Tout de suite, maintenant. Il faut croire que les quelques champignons hallucinogènes qu'il avait ingurgité quelques temps plus tôt n'avaient pas suffit. Devlin se redressa sur son siège et mit le contact.

    « On y va ! Est-ce que ça vaut la peine de s'arrêter dans une supérette ou même un magasin, tu crois ? »


Depuis deux ans, c'était toujours la question qui se posait inévitablement. En effet, c'était tellement rare de trouver des denrées dans les endroits qui en proposaient avant l'épidémie que c'était effectivement une bonne question. Dès les débuts de l'épidémie, les gens s'étaient tous jeté sur les magasins alimentaires les plus proches pour faire des réserves, la plupart d'entre eux pensant fuir le virus comme leurs ancêtres la peste. Et puis il ne fallait pas oublier que deux ans s'étaient écoulé depuis lors et qu'il ne restait plus grand-chose nulle part. Oh ils verraient bien ce qu'ils trouveraient sur le chemin, ils n'allaient tout de même pas faire les difficiles ! Puis au pire, il y avait quelques boîtes de conserve dans le coffre. Même si la rouquine ne dirait pas non à une gorgée de coca périmé et donc sans gaz.

Elle roulait, toujours un pensant prendre la bonne direction, et se fiant surtout aux cartes de Will, parce que quand on connaissait ne serait-ce qu'un tout petit peu son sens de l'orientation, il y avait de quoi avoir peur. Toujours est-il qu'au bout d'un petit moment, ce ne fut pas une épicerie, une supérette ou même un magasin qui se dressa devant eux, mais bien une station service avec une petite boutique attenante. Oh bon, ils pourraient peut-être éventuellement trouver un vieux paquet de chips négligé pour on ne savait quelle raison ou même de bonbons qui auraient perdu leur goût. S'ils avaient de la chance, seulement, parce que ce genre d'endroits devaient être les premiers sur la liste des endroits vidés du sol au plafond. Devlin haussa les épaules et pivota vers William.

    « Tu veux que j'aille voir s'il reste quelque chose de comestible à l'intérieur pendant que tu gardes la voiture ? »


Vraiment adorable qu'elle pouvait être quand elle le voulait, mais ça l'arrangeait surtout que le jeune homme garde la voiture pendant qu'elle s'absentait, comme ça personne ne pourrait la lui voler, c'était la sienne et puis c'est tout.

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MessageSujet: Re: Mushrooms & Cars [PV Devlin]   Jeu 3 Juil - 17:04





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J’aurais bien aimé ne pas avoir à demander à Devlin de faire  ce détour mais la vérité était que je mourais réellement de faim et avec le sang que je venais de perdre, disons que j’avais plus besoin que jamais de manger quelque chose. Du coup, oui, le détour était nécessaire : je ne tenais pas à m’évanouir une nouvelle fois et je ne voulais pas mettre Devlin en danger. Quand Devlin me demanda si je pensais que ça valait la peine de s’arrêter dans une supérette ou dans un magasin, je réfléchis en silence à sa question : certes, beaucoup d’endroits avaient été dévalisés mais quel autre choix avions-nous ? Il fallait tenter, coûte que coûte, de trouver de la nourriture même si pour cela on devait fouiller des endroits qui risquaient d’être vides. Sincèrement, j’avais tellement faim qu’un simple petit brownie périmé pouvait faire l’affaire.  Devlin reprit finalement la route et je récupérai ma carte, la guidant ainsi à travers les routes parfois un peu mesquines de la campagne écossaise. Nous aurions été beaucoup vite si nous avions pu traverser le pont mais il était inutile de penser à ce qui aurait pu être : mieux valait se focaliser sur ce qui pouvait encore être.

Il arriva un moment où je finis par me demander si nous allions finir par trouver un endroit où chercher de la nourriture tant nous ne croisions rien d’autre que des arbres. J’avais vraiment l’estomac dans les talons, tellement en fait que ça commençait à être physiquement douloureux. Si jamais on venait à trouver de la nourriture, ce dont je doutais, il faudrait que j’y aille doucement sinon je risquais d’être malade tant j’avais l’estomac vide. Et là, comme un signe divin, comme une ange tombé du ciel, la silhouette d’une station-service se dessina devant nous et cela me donna même la force de me redresser un peu sur mon siège. La chance avait-elle un peu tourné en notre faveur ? Cela n’aurait franchement pas été du luxe… Devlin me demanda alors si je voulais qu’elle aille voir s’il restait quelque chose de comestible pendant que je gardais la voiture. Je me tournai vers elle en fronçant les sourcils : elle voulait que je reste là pendant qu’elle allait se faufiler là-dedans toute seule ? C’était clairement hors de question.

« Non. On ne sait pas ce qu’il y a là-dedans et tu en as assez fait. Je vais y aller moi-même. »

Cela partait franchement d’un bon sentiment parce que je ne voulais pas qu’elle prenne des risques supplémentaires à cause de moi et en voyant son visage dubitatif, je réalisai qu’effectivement, je n’étais sans doute pas le mieux placé pour aller fouiller là-dedans vu l’état de ma cuisse mais enfin… Non, je ne voulais pas qu’elle y aille.

« Tout va bien se passer. Tes points sont très solides et je vais éviter de trop m’appuyer dessus. Et en plus, si je garde la voiture et qu’il faut que je prenne le volant vite pour venir te récupérer s’il y a un problème, je ne pourrai pas appuyer sur la pédale donc… Mieux vaut que j’aille voir moi de mon côté et toi tu gardes la voiture. »

Sur ces bonnes paroles, je glissai la carte dans mon sac avant d’ouvrir la portière. Lorsque je fus debout à côté de la voiture, la tête me tourna l’espace d’un instant et j’attendis que cela passe avant de me pencher pour récupérer mon sac : réflexe. Je m’arrêtai dans mon geste avant de me redresser en souriant à Devlin.

« Je te le laisse. »

Pour cinq minutes ou pour toujours si jamais je me faisais attaquer mais j’avais envie de faire confiance au destin là tout de suite. Je n’avais pas besoin de prendre mon sac avec moi car j’allais revenir très vite, voilà. Me saisissant de mon couteau, j’entrepris de m’approcher doucement de la boutique de la station-service, boitant lamentablement mais je ne pouvais pas faire mieux. Ma cuisse était trop douloureuse et je devais faire attention à ne pas trop m’appuyer dessus. Du coup, de loin, je devais franchement ressembler à un rôdeur en fait. Le plus silencieusement possible, j’ouvris la porte et pénétrai à l’intérieur, retenant presque mon souffle pour éviter de faire du bruit. Je tendis l’oreille : s’il y avait des rôdeurs, j’allais forcément les entendre. Rien. Pas un grognement. Pas un gémissement. Je m’avançai alors à l’intérieur de la boutique dont les étagères étaient malheureusement bien vides. Un coup d’œil à droite, à coup d’œil gauche, rien à manger, rien à boire. Je soupirai et m’approchai du comptoir mais ne fus pas plus chanceux. Je jetai un dernier regard autour de moi et, résigné,  m’approchai de la sortie. C’est à ce moment-là que quelque chose attira mon attention, quelque chose qui semblait briller au sol. Je m’approchai et me rendis finalement compte que c’était simplement la lumière extérieure qui se reflétait sur un sachet qui dépassait de dessous l’étagère et mais un sachet de quoi ? En étouffant une exclamation de douleur, je me mis à genoux pour récupérer le dit sachet et quand il fut dans mes mains, un large sourire étira mes lèvres : des cacahuètes. Oh bon sang, des cacahuètes ! Je me redressai avec dans une main le sachet de cacahuètes et dans l’autre mon arme, puis me figeai. Devant la porte d’entrée de la boutique, il y avait deux rôdeurs. Aussitôt je me mis à couvert et le geste fut si vif que ma cuisse me fit horriblement mal. Je n’eus même pas besoin de jeter un œil pour savoir que j’avais fait sauter un ou deux points.

« Bordel… » murmurai-je tout bas.

Bon, le plan c’était quoi maintenant ? Attendre qu’ils partent ? Eh bien oui ou alors, attendre que Devlin les remarque et ne s’en débarrasse pour me permettre de pouvoir sortir car je pouvais m’occuper d’un rôdeur avec ma jambe en piteux état, c’était faisable bien que difficile, mais deux… Non, c’était impossible.

On repassera pour la chance. Je sais, je sais : tout ça pour un malheureux sachet de cacahuètes…





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MessageSujet: Re: Mushrooms & Cars [PV Devlin]   Dim 6 Juil - 13:44

D'un geste de la main, William refusa sa proposition et déclara qu'il allait y aller. Tout seul. Devlin le regarda un long moment en mode pokerface. C'est qu'elle ne voulait pas le froisser ou quoi que ce soit mais franchement, était-ce bien sérieux dans son état ? Il venait tout de même de perdre connaissance pour cause d'une perte de quelques litres de sang et elle venait de le recoudre sans anesthésie alors il ne fallait pas pousser le bouchon trop loin non plus. Mais non, le prêtre semblait plus que décidé et la jeune femme avait la sensation que si elle tentait de l'en dissuader, elle se ferait poliment envoyer sur les roses. Alors bon d'accord, elle resterait sagement dans la voiture pendant qu'il allait voir, en gardant son sac parce que oui, ce serait bien bête de s'embarrasser d'un sac quand il pouvait le laisser dans la voiture, ça ne l'ennuyait pas le moins du monde. Elle le regarda, pas très sûr sur ses jambes qu'il était, se demanda si elle ne devait pas le soutenir pour aller jusqu'à la boutique mais il sembla se stabiliser et partit sans crier gare. Bon eh bien il ne lui restait plus qu'à attendre son retour. Une vraie plaie parce que s'il y avait une chose que Devlin détestait, c'était attendre.

Mais soit, pour passer le temps, la rouquine alluma la radio. Peu de chances qu'il y ait quoi que ce soit sur les ondes, encore moins des chansons des Spice Girls ou de Chris Isaak mais on ne savait jamais, hein. Et d'ailleurs, elle ne tomba que sur de la friture, même en changeant de fréquence. Personne ne s'était encore emparé de la bande FM pour délivrer un quelconque message de guerre contre les walkers ou un truc dans ce goût-là. Passablement agacée, elle éteignit la radio d'un geste rageur, elle ne pouvait même pas compter sur son fantôme chanteur pour lui changer les idées, c'était quand même un comble. Enfin bref, elle n'allait pas rester sans rien faire bien longtemps puisque deux zombies se tenaient à présent dans l'encadrement de la porte, empêchant Will de sortir de la boutique, par la même occasion. Mince, ils ne pouvaient donc pas faire un pas sans avoir à faire à cette vermine, c'était d'un chiant. La jeune femme s'assura que ses couteaux n'étaient pas tombés dans la voiture et en sortit en quatrième vitesse, en prenant tout de même le temps de la fermer correctement car le sac du prêtre était resté à l'intérieur.

Devlin resta à bonne distance pour éliminer le premier d'entre eux d'un simple lancé en plein milieu du front. En revanche, elle manqua le deuxième d'un cheveu et comme elle n'avait jamais que deux couteaux sur elle, il lui faudrait absolument aller en récupérer un pour venir à bout du second walker qui venait de se tourner vers elle. Comme quoi, ils étaient très bêtes, certes, mais ils étaient tout de même toujours capables de comprendre que, quand l'un des leurs tombait, il fallait en chercher la cause. Aussi rapidement que possible, elle s'approcha, tenta de récupérer l'une de ses armes, allait même lancer une phrase qui se serait voulue rassurante à William, comme quoi elle gérait bien la situation et que tout était sous contrôle, mais le fait est que rien n'était sous contrôle en ce moment même, elle ne gérait rien du tout. Et ça venait principalement du fait qu'elle n'arrivait pas à mettre la main sur le foutu couteau qu'elle venait de lancer et qui gisait à présent sur le sol, puisque le mort vivant lui faisait obstacle.
Si encore elle pouvait récupérer celui qui était à présent fermement planté dans le crane du mort qui ne se relèverait plus jamais, mais non, c'était trop demander.

En attendant, le walker avec lequel elle était aux prises n'arrêtait pas de se prendre des coups mais un zombie, ce n'est pas vraiment comme un punching-ball, c'était nettement moins... réceptif ? Disons qu'il y avait moyen de leur arracher un bras comme pour rire quand la phase de décomposition était assez avancée, comme ça semblait être le cas pour celui-ci. Mais le fait est que même avec un bras en moins, ces saletés essayaient quand même encore et toujours de vous mordre. Ça serait donc peut-être le bon moment pour que William sorte de sa cachette et vole à son secours ? Ou lui vienne à l'aide, tout bêtement, pas besoin de voler.

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MessageSujet: Re: Mushrooms & Cars [PV Devlin]   Ven 11 Juil - 17:02





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Tout ça parce que j'avais faim... Je risquais d'y passer juste parce que mon estomac avait été intenable alors que nous avions échappé à des rôdeurs, à une femme prête à tout pour survivre, voilà que j'allais mourir là, pour un simple paquet de cacahuètes. L'espace d'une seconde, j'eus envie d'ouvrir le paquet et de me goinfrer car quitte à mourir pour ça, autant manger le dit paquet non ? Avant d'en arriver à une telle extrémité, je devais essayer de voir si Devlin n'était pas en train de me sauver. Cependant, pour pouvoir voir où elle était, il fallait que je me redresse pour observer ce qu'il se passait et lorsque j'esquissai un geste pour le faire, je laissai échapper une plainte de douleur : cette cuisse était en train de me faire perdre patience. J'y jetai un œil et vit le bandage déjà fortement imbibé de sang à cause des quelques points qui avaient sauté. Je regardai autour de moi : il devait bien y avoir quelque chose qui pouvait me permettre de faire un garrot, non ? Sur ma droite, je vis des pieds dépasser d'une allée et n'hésitai pas un instant : je glissai le paquet de cacahuètes dans la poche de mon pantalon avant de me laisser tomber en avant au sol pour ramper jusqu'au corps : un lacet, un foulard, une ceinture, ou même un t-shirt que je pourrais utiliser pour calmer l'afflux sanguin et ça serait suffisant juste pour je puisse me remettre debout sans risquer de me vider de mon sang. Lorsque j'arrivai à hauteur du corps, je pris soin de ne pas m'attarder sur les détails sanglants qui se trouvaient devant mes yeux. Malheureusement, je n'eus pas vraiment d'autre choix que de m'attarder dessus lorsque je me penchai au-dessus du dit corps et repoussai d'un geste les entrailles qui reposaient sur la ceinture sur laquelle je venais de jeter mon dévolu.

Le temps avait beau avoir passé, j'avais beau avoir vu tout un tas de choses monstrueuses, jamais je ne me ferais à tout ceci, jamais.

Lorsque les entrailles furent enfin poussées, je m'essuyais les mains sur le pantalon du mort avant de défaire sa ceinture et de la récupérer. Je repris ensuite une place assise et entourai le haut de ma cuisse, juste au dessus de la blessure, avec la ceinture avant de serrer d'un coup sec : nouveau grognement de douleur de ma part. J'attachai fermement la ceinture et esquissai un petit sourire satisfait, malgré la douleur, car je savais qu'avec ça, j'allais gagner du temps. J'entrepris enfin de me redresser et par dessus les étalages, j'aperçus Devlin, dehors, devant la boutique, aux prises avec un rôdeur. Elle avait dû abattre l'autre mais n'arrivait visiblement pas à se débarrasser du second. J'entrepris alors de la rejoindre malgré ma jambe capricieuse mais heureusement, le garrot était un sacré avantage car cela m'évitait de me vider de nouveau de mon sang. C'était temporaire certes mais cela allait suffire, enfin en théorie. Je me saisis de mon couteau et sortis de la boutique avant de fondre sur le rôdeur qui était en train de mener la vie dure à Devlin. Je fondis sur lui, l'attrapai par les épaules pour le faire reculer et l'envoyai valser contre le mur. Cela ne l'empêcha pas de claquer des dents et de se ruer de nouveau vers mois les bras, non, le bras en avant puisqu'il lui en manquait un. Je dégageai son bras d'un coup sec, le pris par la gorge et allai planter mon couteau dans son crâne. Il ne lui fallut pas longtemps pour s'écrouler au sol et je me tournai vers Devlin.

« Tu vas bien ? Tu n'es pas blessée ? »

A première vue, elle n'avait pas l'air d'être blessée non : j'étais arrivé à temps. Juste à temps même vu la tête qu'elle faisait.

« Désolé, j'ai rouvert ma blessure et je n'arrivais pas à marcher. » lui expliquai-je en désignant ma cuisse où le garrot faisait pour l'instant correctement son travail. « Mais j'ai trouvé des cacahuètes. » lui dis-je en sortant à l'aide de ma main libre le paquet de ma poche.

J'esquissai un large sourire en dévoilant toutes mes dents : c'était un sourire à la fois satisfait, crispé et en même temps un sourire d'excuses. Et puis, alors que Devlin se redressait, ce fut plus fort que moi : je me mis à pouffer de rire.

« Désolé... » dis-je en glissant le précieux paquet dans ma poche avant de m'approcher de Devlin. « J'ai failli l'ouvrir pour au moins avoir la chance de le manger avant d'y passer tu sais ! »

Et ça me faisait rire oui parce que c'était vraiment débile de mourir pour des cacahuètes. Si au moins j'avais trouvé des brownies ou du bon pain ou même des boîtes de conserve mais non, j'avais trouvé un paquet de cacahuètes et c'était drôle, oui. Period.






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MessageSujet: Re: Mushrooms & Cars [PV Devlin]   Dim 13 Juil - 19:28

C'était ça le problème avec cette apocalypse, la mort était passée à un cheveux de Devlin bien trop souvent pour quelqu'un de son âge. Certes, elle avait de la chance d'être en vie, beaucoup de gens de son âge ne pouvaient pas en dire autant et, naturellement, on pouvait voir ça d'une façon différente, on pouvait se dire qu'elle avait survécu parce qu'elle savait y faire et que c'était bien de pouvoir des trucs du genre "tiens, ça me rappelle la fois où j'ai failli mourir" sauf que c'était plus fatiguant qu'autre chose, en réalité. Mais bon, ce n'était vraiment pas le bon moment pour s’apitoyer sur son sort - du moins ceux qui avaient toujours la faculté de parler - pouvait aussi bien se plaindre qu'elle, c'était leur lot quotidien, non ? Ça ne serait jamais qu'une fois de plus. A moins que ça ne soit la dernière, et ça le serait si William ne se dépêchait pas de venir lui donner un coup de main.On aurait dit que le prêtre avait entendu sa prière silencieuse - ce qui était assez drôle, pour un prêtre - et il se pointa à ce moment-là, la délivrant du zombie avec lequel elle était aux prises depuis un petit moment et dont elle n'arrivait pas à se défaire parce que, sans ses armes, elle n'était jamais qu'une minuscule jeune femme et que, parfois, comme là en l'occurrence, elle ne faisait pas le poids.

Devlin resta un moment silencieuse, le temps de reprendre son souffle pendant que le jeune homme lui demandait si elle n'était pas blessée. Elle pouvait se tromper et une enquête plus approfondie serait sans doute nécessaire mais elle ne souffrait pas et elle ne se rappelait pas être entrée en contact avec des dents ou des ongles de walker. Elle pouvait donc affirmer qu'elle n'était pas blessée. Après, pour ce qui était de savoir si elle allait bien, hum il fallait lui laisser le temps de se remettre de ses émotions avant qu'elle puisse répondre à ça.

    « On dira que j'ai connu des jours meilleurs, mais je pense que ça va ! »


Autant rester optimiste jusqu'au bout. En baissant les yeux sur la cuisse de Will, elle put voir qu'il disait vrai et qu'il avait bien fait sauter des points, le pansement était à nouveau maculé de sang, mais il semblait maîtriser la situation grâce à une ceinture qu'il avait dû trouver quelque part - Devlin ne voulait pas savoir où ni sur qui, si possible - et qui faisait à présent office de garrot. Bon, si ça faisait l'affaire, alors ça allait parce qu'elle se voyait déjà devoir recommencer à le coudre et cette vision lui était insupportable. La jeune femme poussa un long sourire et manqua rire quand le prêtre lui annonça que, dans son malheur, il avait quand même mis la main sur des cacahuètes. Tout ça pour des saloperies de cacahuètes, c'était quand même surréaliste même si ça résumait assez bien ce qu'ils vivaient tous les jours depuis deux ans.

    « Bon, alors on va pouvoir reprendre la route, maintenant que tu as tes cacahuètes ? Y a plus rien qui en vaille la peine à l'intérieur, j'imagine ? »


Mais s'il n'avait trouvé que des cacahuètes, c'est qu'il n'y avait que ça d'intéressant. La rouquine se redressa et se dirigeait déjà vers la voiture quand William se mit à se marrer. Elle se tourna vers lui et l'interrogea d'un haussement de sourcils et c'est ainsi qu'il en vint à lui expliquer qu'il s'apprêtait à dévorer ses cacahuètes pour être sûr de ne pas mourir le ventre vide. Effectivement, il y avait de quoi rire et elle se joignit à lui, même si c'était plus parce que son rire avait quelque chose de très communicatif.

    « On fait de ces trucs bizarres quand on croit sa dernière heure arrivée. »


C'était un peu stupide ce qu'elle venait de dire puisqu'elle en était arrivée à la conclusion qu'ils avaient tous des raisons de penser que leur dernière heure était venue bien trop souvent depuis l'épidémie mais bon. Puis elle poursuivi son chemin comme si de rien n'était et démarra déjà le moteur en attendant que le jeune homme grimpe à son tour sur le siège côté passager.

    « Tu sais, j'ai bien réfléchi à ça. Peut-être que quelque chose n'est pas d'accord pour que je me remarie maintenant, sinon ça serait déjà fait. Alors on devrait peut-être l'écouter et je devrais juste te déposer à ce qui te sert de chez toi pour le moment ? Je suis sûre qu'on se reverra de toute façon, tu sais ce qu'on dit : jamais deux sans trois. Et c'est promis, je ferai bien attention à chaque fois que je me retrouverai derrière le volant pour ne pas te renverser, cette fois-ci. »


Après toutes ces histoires, c'était sans doute le mieux qu'elle puisse faire, oui.

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MessageSujet: Re: Mushrooms & Cars [PV Devlin]   Jeu 31 Juil - 19:51





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Je voulais bien croire qu’on pouvait faire des trucs assez bizarres quand on croyait sa dernière heure arrivée mais de là à manger des cacahuètes… Remarquez, ça pouvait quand même avoir un sens puisque je crevais de faim et ça aurait été terrible de mourir le ventre vide. En fait, la faim était en sensation terrible et mourir sur une note moins terrible semblait assez sympathique, mourir en ayant pour une dernier fois mangé quelque chose… En fait, en y réfléchissant, ce n’était pas si bizarre que ça, si ? N’offrait-on pas un dernier repas à un homme condamné à mort ? Le principe était à peu près le même sauf que là, au lieu d’une exécution dans un pénitencier, j’avais failli finir dévoré sur le sol d’une boutique de station-essence. L’un et l’autre se valaient à peu près à mon sens. Bref. Au moins, ça eut le mérite de faire rire Devlin et finalement, nous fûmes deux à laisser échapper nos rires, deux à nous détendre et ce n’était franchement pas du luxe de pouvoir rire de cette façon avec la journée que nous venions de passer. Puis, finalement, nous reprîmes le chemin de la voiture, nos rires se dissipant progressivement et lorsque je fus enfin monté sur le siège, je refermai la porte avant de jeter un coup d’œil à ma jambe. Je grimaçai, songeant que j’allais devoir refaire quelques points mais bon, j’avais trouvé un peu à manger et je ne me vidais plus de mon sang : il y avait quand même du progrès, non ? Je préférais voir les choses de cette façon. C’est alors que j’étais penché sur ma blessure que la voix de Devlin s’éleva et je me tournai tout de suite pour l’observer en fronçant les sourcils.
 
Que venait-elle de dire ? Que quelque chose ne voulait pas qu’elle se remarie maintenant sinon ce serait déjà fait ? Alors là, je ne l'avais franchement pas vue venir. Devlin semblait persuadée que quelque chose nous empêchait d'avancer aussi vite qu'on l'aurait voulu et donc, que ce quelque chose s'opposait à son remariage. C'était une façon comme une autre de voir les choses et si d'ordinaire j'aurais pu avoie tendance à être du même avis que Devlin, aujourd'hui, je voyais les choses autrement. Enfin, je vois notre situation d'une façon différente plutôt. Elle poursuivit en me disant qu'elle pouvait me déposer à l'endroit qui me servait de maison : c'était gentil mais je n'avais pas un tel endroit. Je détournai finalement le regard pour observer l'extérieur quand elle termina par dire qu'on finirait par se revoir et qu'elle me promettait qu'elle serait prudente et qu'elle ferait attention à chaque fois qu'elle se retrouverait derrière un volant pour ne pas me renverser. En l'entendant dire ça, j'esquissai un petit sourire qui était teintée d'une pointe de nostalgie : oui, de la nostalgie parce que parler de la façon dont on s'était rencontrés et retrouvés, c'était un peu comme évoquer des souvenirs avec une amie de longue date pour moi. Je finis par soupirer avant de me reporter mon attention sur Devlin qui semblait vraiment décidée, pas du tout dans le doute, au contraire.

« En réalité, je n'ai pas d'endroit où aller. Je suis tout le temps sur les routes. » lui expliquai-je finalement. « Cela dit, » poursuivis-je, « c'est vrai que j'aurais bien besoin de me reposer quelques jours dans un endroit sûr alors, j'imagine que ce serait bien qu'on essaye de trouver cet endroit mais... » Je marquai un silence, observant Devlin tout en fronçant les sourcils, cherchant les bons mots. « Je ne sais pas. » Que c'était explicatif ça... « Si je ne fais pas cette cérémonie, j'aurais l'impression de te laisser tomber en fait. Après tout ce que tu as fait pour moi aujourd'hui, je te dois bien ça. » finis-je par dire pour lui expliquer le fond de ma pensée. « Tu dis que tu es certaine qu'on va se revoir et peut-être qu'on va se revoir mais peut-être qu'on ne se reverra jamais et si ça arrive, je ne pourrais jamais te rendre tout ce que tu m'as donné aujourd'hui et je dois bien t'avouer que j'ai beaucoup de mal à me faire à cette idée. » lui avouai-je en détournant le regard, quelque peu honteux en fait. Devlin avait fait énormément pour moi et moi en retour, qu'avais-je fait pour elle ? Rien du tout alors, célébrer son remariage... Je voulais vraiment le faire mais peut-être pas elle en réalité. Peut-être... Je soupirai. « Mais si tu penses vraiment que ça ne doit pas arriver, si tu es convaincue que tu ne devrais pas te remarier aujourd'hui alors... » Doucement, je glissai de nouveau mon regard sur elle. « Alors j'imagine que je vais devoir redoubler d'efforts dans mes prières pour que le Seigneur daigne me remettre sur ton chemin. » dis-je en esquissant un sourire. Je finis par hausser les épaules. « Faisons comme tu préfères. »

Elle avait donc encore une fois le choix : me ramener auprès de son ex mari qui devait redevenir son mari ou me déposer quelque part où je pourrais me remettre de ma blessure et de ma fatigue. Moi, je ne lui imposerais rien du tout, justement parce qu'elle avait fait beaucoup pour moi.




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MessageSujet: Re: Mushrooms & Cars [PV Devlin]   Lun 4 Aoû - 14:11

Le souci c’était donc que William n’avait pas d’endroit où se poser. Tel un forain des temps modernes, il ne s’endormait jamais au même endroit. Devlin avait du mal à comprendre comment on pouvait vivre ainsi. Elle aimait avoir un lit dans lequel dormir et des gens qui montent la garde à proximité, histoire de pouvoir réellement dormir et pas que d’un œil, c’était la raison pour laquelle elle avait décidé d’intégrer un groupe et rien ne lui donnait tort, étant donné qu’elle dormait à présent dans une chambre spacieuse à l’intérieur d’un vieux manoir. Mais la différence venait probablement du fait que la rouquine était une princesse alors que le prêtre était un prêtre, donc pas habitué au luxe, vœu de pauvreté oblige, non ? Il devait être habitué à un confort plus spartiate et ne devait pas s’en formaliser, c’était mieux pour lui. Bref, Will était crevé et il avait besoin de repos, il en convenait mais il tenait aussi à lui rendre la pareille pour toutes les fois où elle lui était venue en aide ce jour-là. Comme si le fait qu’elle ait manqué de l’écraser il y avait de ça plusieurs mois n’entrait pas en compte.

C’était bien adorable et tout ce qui va avec, mais Devlin campait sur ses positions pour le moment. D’autant qu’elle n’était pas aveugle, qu’elle voyait bien l’état dans lequel le saint homme se trouvait et que, plus le temps passait, plus elle trouvait ça ridicule en fait. Encore, si William avait été en état, si, comme ils l’avaient initialement prévu, ils étaient directement allés à la planque d’Ezio et avaient fait ça dans les règles de l’art, pourquoi pas, mais il s’en était passé des choses entre-temps et, les choses étant ce qu’elles sont, oui, maintenant elle trouvait ça parfaitement idiot. Peut-être bien qu’elle avait peur aussi un peu. Maintenant qu’elle y pensait, elle trouvait cette idée complètement folle. Ramener un prêtre sans en avoir parlé à son ex-mari au préalable, c’était d’une stupidité affolante mais c’était tout Devlin, ça. Pas qu’elle soit stupide mais c’était bien son genre de se jeter tête baissée sans réfléchir le moins du monde aux conséquences. Si ça se trouve, elle était la seule à en vouloir de ce remariage. Ca l’étonnerait un peu mais elle n’avait pas de moyen de le savoir, puisqu’elle n’en avait pas parlé avec l’autre principal concerné. La jeune femme se racla bruyamment la gorge, pianotant des doigts sur le volant. C’était à elle de prendre la décision.
Au bout d’un moment, elle tourna à nouveau la tête vers William.

    « On va laisser tomber cette idée folle pour le moment, et je vais te déposer quelque part où tu pourras te reposer. C’est la meilleure des choses à faire. Puis ne t’en fais pas, j’ai manqué de te renverser alors on peut plus ou moins dire que tu ne me dois pas grand-chose, tu crois pas ? »


Cette fois, elle était résolue à faire ce qu’elle venait de dire et peut-être que c’était une erreur. William avait raison quand il disait qu’ils ne se reverraient peut-être plus jamais mais la jeune femme marchait à l’instinct, toujours. Et puis elle voulait croire au destin. Le destin qui avait fait que son ex-mari et elle s’était retrouvés après huit ans alors qu’aucun des deux n’étaient supposés se trouver dans ce pays. S’ils devaient se remarier, alors le destin placerait une fois de plus le prêtre sur son chemin. Pendant ce temps-là, elle avait redémarré et roulait au hasard, ne sachant trop de quel côté le jeune homme voulait se rendre, il pouvait très bien l’arrêter dès qu’il voyait une habitation susceptible de lui plaire.

    « Quelle idée saugrenue, tu trouves pas ? Revenir avec un prêtre à la maison pour qu’il nous remarie, comme ça sans prévenir, je me demande bien pour quoi je serais passée en faisant ça… et d’un autre côté, s’il m’aime autant que je l’aime, alors ça ne devrait pas poser de problèmes… enfin bref, tu n’hésites pas à me le dire si tu vois un endroit qui te convient, okay ? »


De toute évidence, Devlin n’attendait pas une réponse de William, elle parlait et réfléchissait pour elle-même mais puisqu’elle le faisait à voix haute… voilà qu’ils entraient dans un quartier résidentiel, peut-être que le prêtre y trouverait son bonheur.

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MessageSujet: Re: Mushrooms & Cars [PV Devlin]   Mar 12 Aoû - 19:39





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Je n’aurais pas pu être plus sincère avec Devlin : j’avais vraiment envie de lui rendre tout ce qu’elle m’avait donné et si cela consistait en son remariage alors j’allais le faire bien volontiers. C’était pour ça que je le lui avais dit : je tenais à faire ça pour elle, réellement. Bien sûr, je ne pouvais clairement pas la forcer à aller dans mon sens car c’était surtout elle que ça concernait, elle et son ex époux qui était aussi son futur époux en fait. Un silence s’installa à l’intérieur de la voiture : Devlin m’apparût tout à coup très songeuse. Je restai sans rien dire, la laissant réfléchir, refusant de lui imposer davantage mon point de vue. Je lui avais dit ce que j’avais sur le cœur, c’était maintenant à elle d’en faire ce qu’elle voulait. Elle se tourna finalement vers moi avant de m’annoncer qu’elle préférait laisser tomber cette idée qu’elle considérait tout à coup comme folle. Bien sûr, je n’étais pas contre me trouver un endroit pour me reposer mais… Non, elle était décidée : selon elle c’était la meilleure chose à faire mais je ne pouvais m’empêcher de penser qu’elle avait tort. Si elle avait eu cette idée c’était parce que son cœur le lui avait murmuré et c’était forcément une bonne chose. Quant au fait qu’elle avait manqué de me renverser et que je ne lui devais donc pas grand-chose… Non, je ne parvenais pas à penser de cette façon. Elle n’avait pas voulu me faire de mal, ça n’avait été qu’un accident alors je ne pouvais clairement pas lui en tenir rigueur. Je savais cependant qu’elle était décidée car je voyais brûler la détermination dans son regard si bien que je finis par hocher la tête avant de détourner mon regard lorsqu’elle remis le contact.

Nous reprîmes ainsi la route et je gardai ma main posée sur ma cuisse de façon à faire tenir le garrot qui pour l’instant faisait correctement son travail mais je ne pourrais pas le laisser en place encore très longtemps. J’observai les alentours, cherchant un endroit où je pourrais établir mon campement pour quelques jours mais nous ne croisâmes que des arbres et pas une seule maison potable. Si je voulais me remettre correctement de cette blessure, je devais trouver un endroit où je pourrais être vraiment en sécurité et où je pourrais survivre dans de bonnes conditions pour ces quelques jours qui allaient arriver. Alors que je regardais les alentours, Devlin reprit la parole pour me demander si je ne trouvais pas qu’elle avait eu une idée saugrenue de me ramener jusque chez elle pour la remarier sans prévenir. Sans prévenir… L’ex époux qui était le futur n’était donc pas au courant de son plan ? Eh bien ça, c’était plutôt original en fait… Un remariage surprise. Pour quoi serait-elle passée si elle avait été jusqu’au bout de son idée ? La réponse me vint aussitôt mais je n’eus pas le temps de la lui faire partager qu’elle me demanda de ne pas hésiter à lui dire si je trouvais un endroit qui me convenait. Je hochai la tête avant de reporter mon attention à l’extérieur. Ce ne fut qu’une bonne dizaine de minutes plus tard que j’aperçus enfin une maison qui m’inspira confiance. Je demandai à Devlin de s’arrêter et elle s’exécuta. La maison était isolée mais la première chose encourageante fut de voir qu’il n’y avait aucun rôdeur aux alentours. Bon, il pouvait y en avoir dans la maison mais ça, c’était mon problème et pas le sien : elle en avait déjà assez fait pour moi.

« Je pense que ça ira très bien. » dis-je finalement avant de détacher ma ceinture et de me saisir de mon sac.

Je me tournai vers Devlin, mon cœur se serrant tout à coup à l’idée de me séparer d’elle. Pourtant, je ne la connaissais que très peu mais il fallait bien avouer que ce que nous avions partagé aujourd’hui nous avait rapprochés. En tout cas, je me sentais plus proche d’elle. J’esquissai un sourire empli de douceur avant de finalement décider de répondre à l’interrogation qu’elle avait formulée à voix haute durant le trajet.

« Tu aurais eu l’air d’une femme très amoureuse qui a envie de se lier de nouveau pour l’éternité à celui qu’elle aime. Il n’y a rien de mal à ça. » dis-je donc le plus sincèrement du monde.

J’hésitai un instant pour allai poser ma main sur la sienne.

« J'espèrevraiment pouvoir vous unir un jour devant Dieu. »

Puis, la peur de ne plus la revoir commençant à m’envahir de façon très sournoise. Je perdis progressivement mon sourire si bien qu’au bout d’un moment, il termina par disparaître complètement et je savais que mon inquiétude était largement visible : là, en cet instant, j’étais transparent.

« Sois prudente s’il te plaît. » dis-je la voix quelque peu nouée.

Et parce que la séparation qui se profilait m’était douloureuse, je préférai couper court et retirai ma main de la sienne avant d’ouvrir la portière et de sortir de la voiture. Je parvins à esquisser un sourire mais je le savais bien moins chaleureux car trop teinté de tristesse et de peur.

« Merci pour tout. Je… » Un silence. « A bientôt. »

Je ne pouvais me résoudre à lui dire adieu ou même au revoir tant ça sonnerait comme quelque chose de bien trop définitif. Je refermai la portière et tournai le dos à la voiture avant de m’avancer en boitant vers la maison. L’entendre partir me serait assez dur alors la regarder… Mieux valait que je me concentre sur la maison qui se dressait devant moi, la maison à l’intérieure de laquelle, avec l’aide du Seigneur, j’allais pouvoir trouver refuge et paix. Il était temps.




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