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 Welcome back !

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MessageSujet: Welcome back !   Sam 26 Déc - 18:32

Henley Ellis ∞ Emmett Lehnsherr
Guten Abend !
Les journées étaient pénibles. Il descendait le matin très tôt et remontait le soir très tard soit quinze heures locales de recherches et de construction avec une seule pause d’une quarantaine de minutes pour manger le déjeuner. Il découpait des morceaux de glace à l’aide d’un couteau de cuisine qu’il surnommait “ Der Eisbrecher” (le brise-glaces). Durant des jours il avait coupé des morceaux en s’imaginant des étendues de splendides constructions transparentes éclairées par les rayons puissants du Seigneur. Emmett commençait par les parties hautes, évitant de tomber à tout moment dans des ravins transformés en toboggans mortels. Malgré les gants, un bonnet et autre morceaux de tissus, le froid finissait toujours par l’engourdir. Le soir quand il rentrait il avait beaucoup de mal à se réchauffer même en se mettant près d’un feu ou sous la couette. Il avait calculé qu’en déduisant la montée de température, le peu de nourriture qu’il avait il ne lui restait que peu de temps pour terminer son bonhomme de neige à la gloire du Seigneur avant de partir.

Le jeune Allemand n’avait croisé personne depuis des mois. Le temps avait défilé à une vitesse effarante. Soupirant il se redressa et s’étira. Emmett fit quelques pas en arrière et observa son oeuvre, inspectant chaque centimètre avant de relever les yeux vers les immenses arbres.

Atchoum. Atchoum. Atchoum.

Un battement douloureux raisonna dans sa tête. Il grelotta soudain tout en s’essuyant le nez d’un revers de manche. Pourquoi avait-il toujours si froid ? Une sensation désagréable se mit doucement à danser sur son front et son coeur à battre plus vite. Emmett ferma les yeux pour essayer de repousser les coups qui lui martelaient les pensées ; des pensées qu’il n’arrivaient pas à saisir, qui glissaient de son esprit comme de l’eau entre ses doigts. D’une main ferme il se frappa le front.

Atchoum. Atchoum.

Sa voix raisonna dans le silence assourdissant de la forêt. Son front se plissa soudain. Il baissa les yeux et tripota la couverture de sa bible. Elle en avait vécu des choses à ses côtés : pliures, déchirures, sang, pluie, boue… Mais toujours là pour guider sa foi. Quelques pages commençaient à se détacher, jaunis par le temps. Elle lui rappelait sa mère et ses sourires.
Tournant les talons il se dirigea vers son abri, sans prendre la peine de récupérer son couteau. Il haussa les épaules. Mutter...

‘tchoum.

L’air sortit brutalement de ses poumons. Il se força à déglutir pour éviter d’éternuer à nouveau, comme lui avait appris sa mère, mais il eut l’impression d’avoir du papier de verre dans la gorge. Emmett accéléra le pas, les larmes aux yeux. Mutter… Mutter… Elle était rentrée, elle l’attendait, elle allait bien. Il sentit son souffle se bloquer dans sa poitrine. Des frissons de panique lui parcoururent le cuir chevelu ; des souvenirs se fracassant et s'éparpillant dans son esprit comme des morceaux de verres qui volent en éclats.

« Mutter !! MUTTER !!!  » hurla-t-il.

Il y a longtemps, la douceur de sa voix se répandait sur lui comme un baume sur des blessures. Le réconfort qu’elle lui apportait lui donnait à l’instant envie d’hurler. Les larmes lui bloquèrent la gorge et lui brûlèrent les yeux. Sprintant, comme si sa vie en dépendait, il ouvrit la porte dans un grand claquement, monta les marches deux à deux avant d’entrer dans sa chambre. Emmett haletait tout en inspectant les lieux. Il avait l’oreille tendue pour percevoir un son, sentir un signe de vie… Personne. Rien à part le silence absolu et lui.

Son coeur s’effondra. Se pulvérisa. S’arrêta.
Il arqua les sourcils et sentant toujours son coeur battant dans ses tympans, l'allemand ne ressentait plus le souffle de paix qui s’était enroulé autour de son corps, comme un soupir, il s’était évaporé. Il ferma les yeux pour écouter mais il n’entendait rien que le battement de son sang dans ses oreilles. Des souvenirs qui avaient créés des lueurs d’espoirs auxquelles il s’était raccroché comme à une planche de salut, vacillaient maintenant en s’enflammant avant de s’éteindre. L'obscurité après la lumière. Gardant la tête baissée il s’obligea à prendre une profonde inspiration et à mettre un pied devant l’autre. S'asseyant sur le bord du lit Emmett plaqua ses mains sur son visage et sanglota ; il avait beau toujours tout faire, ses efforts pour contenir ses crises de larmes qui le menaçaient restaient vains. Le chagrin était plus fort, les larmes coulaient le long de ses joues, en silence. Après quelques minutes, un bruit. Il releva la tête vers la porte, le coeur au bord des lèvres, la confusion annihilant ses facultés de raisonnement. Un craquement suivit d’un grincement. Ça se rapprochait. Un soupir de soulagement hésitant traversa son âme. Quelqu’un était rentré. Il retint sa respiration.

‘tchoum.

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MessageSujet: Re: Welcome back !   Dim 27 Déc - 15:10

Welcome Back!
Emmett & Henley


Le froid était glacial et la lumière aveuglante. Le soleil se reflétait sur les tapis de neige mais ne réchauffait en rien l’atmosphère. Je portais pourtant un manteau épais, trouvé sur un cadavre et j’avais resserré la capuche pour être le moins possible en contact avec le froid. En quatre ans, il me semblait que c’était le premier hiver aussi violent. Un cri me fit relever les yeux. Mon aiglon. Il avait grandi, mais il était toujours là avec moi. Et il se révélait très utile, notamment pour repérer les rôdeurs et m’avertir de leur position. Grâce à lui, j’avais évité bien des ennuis, car depuis quelques temps, le comportement des monstres avait changé. Ils étaient plus... rapides, plus agressifs. Peut-être à cause d’un manque de nourriture, je n’en savais rien, mais cela n’était guère réjouissant.

J’avais rencontré bien des gens sur mon trajets, connu bien des abris, mais une chose était certaine, je ne voulais dépendre de personne. Et rester au chaud en sécurité, même si cela avait des avantages non-négligeables et que j’appréciais à leur juste valeur, ce n’était pas pour moi 24/24h, sept jours sur sept. Alors malgré le temps et les dangers, j’étais dehors, à relever quelques pièges, à repérer aussi les mouvements des walkers, serrant bien ma matraque à travers mon gant. J’enfilai mes lunettes de soleil pour ne pas être gênée. Le silence était absolu, malgré la présence de zombies pas si loin. Merci Solo.

J’avais appelé mon aigle Solo, référence à un vieux film et surnom qui nous allait plutôt bien. La neige craqua sous mes pas, mais j’avançais, bravant les bourrasques de vent. De temps en temps, Solo m’alertait d’un cri et je me détournais légèrement. Par ce temps, il valait bien mieux économiser ses forces, même si je n’avais rien contre l’idée d’exploser le crâne d’une ou deux de ces créatures. J’eus un sourire satisfait en voyant le cadavre d’un lièvre pris dans l’un des pièges que j’avais installés. Je l’inspectai brièvement, m’assurant que l’animal n’avait été ni mordu ni griffé. Mais non. Il était parfait. Solo amorça sa descente pour observer la charogne.

« On va se régaler mon beau ! »

Et pour le récompenser, je brisai l’une des pattes de l’animal pour le lancer à Solo qui sembla plus que ravi. Et puis il y eut ce cri. Un cri rauque, incompréhensible, mais humain. Du moins, même si les walkers s’étaient « perfectionnés », ils n’étaient toujours pas capables de communiquer. Aux dernières nouvelles… Solo releva la tête en même temps que moi. Je n’étais pas altruiste, du moins pas comme la plupart des gens comprennent l’altruisme. Donc loin de moi l’idée d’aller porter secours au pousseur de cris, mais ça voulait dire que les rôdeurs étaient plus près que prévu. Sans délicatesse, je fourrai ma prise dans mon sac et fis signe à Solo de repartir dans les airs. Il se mit alors à pousser des cris stridents, ce qui ne voulait dire qu’une seule chose.

Je me mis à courir, courir vite et droit devant. Très rapidement, j’entendis les bruits caractéristiques des walkers, à ceci près qu’ils couraient eux aussi. S’ils augmentaient en rapidité, voyager sur les routes serait encore plus dangereux. Je devrais stationner... me poser… Yerk. Un mouvement sur le côté, j’abattis ma matraque sur le crâne d’un rôdeur avant qu’il ne me morde et je dus recommencer quelques secondes après. Si d’autres débarquaient, je devrais tirer et le bruit se répercuterait trop loin, en attirant une vague de monstres. Solo s’abattit à son tour sur l’un des zombies, m’aidant à m’en débarrasser et me permettant de reprendre ma course folle.

Un abri ? Était-ce bien ce que je décelais à travers les arbres enneigés ? Je fonçai. La porte était lourde, mais ouverte. Au moins, ça voulait dire qu’elle était déserte, sinon les habitants seraient de parfaits abrutis. Je le refermai après que Solo soit rentré et se soit posé sur mon épaule. Je la bloquai aussi en plaçant la table devant puis j’abaissai ma capuche pour…

A nouveau, Solo et moi tournâmes la tête en même temps vers les escaliers. Alors nous n’étions pas seuls…  Matraque en main, je gardai les yeux rivés sur l’escalier, que je montai avec précaution. J’armai mon bras et…

« Emmett ?! »

Sérieusement ? Qu’est-ce qu’il foutait là ?! Mon aigle se mit à brailler face à celui qui était pour lui un inconnu. Vigoureusement, je le retins d’aller l’attaquer et lui maintins le bec clos.

« Solo, boucle-la ! »

Je reportai mon attention sur Emmett. Alors il avait survécu… et il était venu ici au lieu de rester là où je l’avais laissé.

« Je ne reste pas, Emmett. Il y a des walkers dehors, je repartirai dès qu’ils seront passés. »

Je gardai un regard et un ton aussi glacés que le temps.
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MessageSujet: Re: Welcome back !   Dim 27 Déc - 16:14

Henley Ellis ∞ Emmett Lehnsherr
Guten Abend !
Le jeune homme ne put empêcher la panique l’envahir quand il se rendit compte qu’on s’approchait. Haletant, Emmett eut toutes les peines du monde à ne pas défaillir en entendant la porte s’ouvrir. Un léger instant puis un soupir. Inspire.
Un craquement puis le grincement de la porte. Expire.
Sa voix reconnaissable entre mille. Inspire.
Henley… Sa sauveuse. Dieu l’avait placé, encore, sur sa route pour le sauver des démons mangeur de chair. Quelques mois plus tôt, il était partit, chassant le papillon avant de se perdre. Emmett leva ses yeux rougis par le chagrin vers elle. Le souffle lui manqua. Elle était toujours aussi belle qu’autrefois.
A peine était-elle entrée, que le fameux “Solo” ouvrit le bec et les ailes comme pour se défendre. Le cri strident de la bête volante lui vrilla les oreilles. Emmett se redressa vivement et plia les jambes contre lui, posant son menton entre ses genoux ; L’allemand tremblait de peur puis plissa les yeux pour regarder de plus près, pour mieux voir le monstre et ses plumes.

Ces mots le tuèrent, déchirèrent son âme.
La voix de la jeune femme le ramena brutalement au moment présent. Il ne voulait pas qu’elle le laisse avec le souvenir intact d’un abandon… Elle lui avait manqué.
Il se pencha vers elle, scrutant son regard avec perplexité. Avalant sa salive avec difficulté, il était incapable de détacher ses yeux d’elle. La peur s’empara de lui. Il allait s’effondrer, pétrifiée par la place des mots qui allaient passer ses lèvres. Il se força à avaler sa salive, paralysée par l’appréhension.

« Tu ne pas rester ? » bredouilla-t-il.

Le souffle lui manqua, il marqua une pause. Malgré le ton sévère qu’avait employé Henley, il hocha la tête, les yeux brûlants, incapable de contenir ses émotions. Emmett comprenait. Des mois qu’il n’avait vu personne, des mois qu’il n’avait cessé de penser à elle. Il se leva brusquement, fit quelques pas et passa ses bras autour d’elle, avec une affection sincère, il posa ses poings serrés contre sa veste au tissu rugueux et y frotta sa joue. Emmett secoua la tête tandis que les mots lui faisaient défaut. La douleur qui irradiait dans sa poitrine, dans son âme, refusait de se dissiper, même en a présence d’Henley. L’allemand fut à nouveau attiré par la bête qui le regarde d’un oeil noir. Étrangement, et depuis des mois, le jeune homme se mit à rire. C’était la seule chose qu’il puisse faire. Ses larmes refusaient de couler, sa peu ne diminuait pourtant pas et son espoir vacillant, le rire s’échappa de ses lèvres. Rien n’allait et immédiatement il serra ses bras autour d’elle alors que son rire se transforma en sanglot, en hoquets déchirants de terreur incontrôlée. Son corps tremblait à mesure que son angoisse s'intensifiait.

« Peur, Henley… peur. »

Son attitude défaite, l’intensité de ses larmes, la force de son étreinte, reflétaient en tout point la peur qu’il avait su contenir durant des mois et qu’il n’arrivait pas à exprimer. Emmett avait besoin de proximité. Il la serra dans ses bras et se calma autant qu’il put. Les mains crispés autour d’elle, il écrasa les paupières en espérant que la douleur efface les souvenirs. Emmett pria, suppliant le Seigneur de lui donner la foi, l’idée de pouvoir se raccrocher à quelque chose… à elle. D’une voix plaintive et cassé :

« Désolé… Je être désolé. »

Il relâcha le souffle qu’il retenait et ses épaules s’affaissèrent, mais il ne savait si c’était du soulagement ou de la résignation. Henley n’était pour lui, pas du genre à pardonner. Rien de ce qu’il avait dit n’était de nature à alléger son angoisse qui pesait sur son âme. Il respira avec difficulté en étouffant un sanglot. Prenant tout son courage il poussa un profond soupir et recula la tête pour mieux voir Henley. Il entrouvrit les lèvres, souffla lentement et longuement pour évacuer la sueur qui perle sur sa lèvre supérieure et qui coule le long de son cou.

« Henley, je… ‘tchoum ! »

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MessageSujet: Re: Welcome back !   Dim 27 Déc - 18:49

Welcome Back!
Emmett & Henley

Comment avait-il fait pour survivre ? C’était une question qui ne trouverait probablement jamais de réponse. S’il était aussi effrayé par Solo, je ne concevais pas qu’il ait pu rester autant de mois seuls dans ce champ de bataille. Mais soit, s’il avait su se débrouiller seul, il le ferait encore. Hors de question que je m’encombre d’une andouille à qui j’avais tendu la main une fois et qui n’avait rien trouvé de mieux que de se barrer. Et je n’avais pas apprécié du tout de retrouver le bungalow vide à mon retour la dernière fois.

« Je pas rester. »

Pourquoi je resterais franchement ? J’affichais toujours mon air sévère quand il approcha. Je savais qu’il pouvait être long à la comprenette. Mais je ne m’attendais pas à ce qu’il fasse quelque chose d’aussi crétin… Pourtant il m’avait déjà fait le coup autrefois. Et voilà qu’il me prenait encore pour une poupée à câliner. Je levai les yeux au ciel en soupirant.

« Emmett… »

Il fallait vraiment qu’il perde cette fichue manie. Surtout que ça ne plaisait pas à Solo non plus. J’arquai un sourcil en entendant le rire d’Emmett… il n’avait jamais vu mon aigle à l’œuvre, il ne ferait pas autant le fier après cela. Et il serra de plus belle tandis que je me contractais, n’appréciant vraiment pas ce contact.

« Peur de quoi enfin, allez, lâche-moi ! »

Fallait croire qu’il avait compris tout l’inverse vu qu’il resserra encore son étreinte… Il allait finir par me tuer. Je détestais quand les gens pleuraient. Cela ne servait strictement à rien de pleurer. Pour survivre, il faut se battre et avancer. Point. Ce n’était tout de même pas compliqué à comprendre. Et ne jamais s’excuser… Décidément, ce type avait vraiment faux sur toute la ligne. Enfin son étreinte commença à se desserrer. Je soufflais enfin quand…

Sérieusement ? Il venait de m’éternuer dessus ? Je gardais mes yeux fermés quelques secondes, le temps que ma colère retombe. Puis je posai mes deux mains sur ses épaules pour le repousser.

« Ça suffit Emmett, arrête d’avoir peur. T’as choppé la crève... »

J’attrapai mon sac pour en sortir une couverture et lui mettre sur les épaules. Il faudrait faire un feu, mais je voulais m’assurer que les monstres étaient partis avant de faire de la fumée. Je redescendis ensuite les escaliers pour commencer, sans vergogne à fouiller la maison. S’il était là depuis un moment, il devait avoir des vivres. J’observais tout, avant de regarder par la fenêtre des traces éventuelles de walkers. Puis je sortis mes vêtements de rechanges que j’accrochais à la fenêtre, que nos mouvements n’attirent pas l’attention.

« Feu, Emmett. Faire du feu ! »

Après tout, j’avais récupéré un espèce de lièvre que je sortis triomphalement, avant de m’assoir, me saisir d’un couteau pour commencer à dépecer l’animal, sous l’œil vigilant de Solo, posté sur le dossier de ma chaise et surveillant Emmett.

« T’étais parti où ? Toi, parti. »

Et me revoilà à parler n’importe comment pour me faire comprendre. Superbe. Je tendis un bout de viande à mon aigle.

« Il s’appelle Solo. Mon ami. »

C’était assez rare que je désigne quelqu’un sous le nom d’ami. Surtout dans ce monde où ils se comptaient sur les doigts d’une seule main. Mais lui au moins, il ne s’était pas barré dès qu’il a su voler. Pas comme Emmett. Espèce d’ingrat.

« Comment tu as pu survivre… »

Et comment tous ceux qui avaient été entrainés par Ethan avaient pu s’évaporer ? Être bouffés ? Peut-être même Ethan aussi avait été dévoré depuis le temps, même si c’était la dernière chose que je croyais.

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MessageSujet: Re: Welcome back !   Dim 27 Déc - 21:07

Henley Ellis ∞ Emmett Lehnsherr
Guten Abend !
Emmett tremblait comme une feuille. Le froid, la transpiration, si sa mère avait été là, elle saurait quoi faire. A peine eut-il le temps de penser à sa famille qu’Henley posa une couverture sur ses épaules. Un déferlement de questions le submergeant comme un tsunami visuel. La lèvre tremblante, il la remercia d’un faible et inaudible :

« Danke. »

Le jeune homme secoua la tête pour se débarrasser du poison qui lui rongeait les pensées, quand il vit Henley descendre les escaliers. La suivant de petits pas comme un chaton, il resserra les pans de la couvertures autour de lui et renifla comme un enfant enrhumé. Aussitôt arrivé en bas il pencha la tête sur le côté et l’observa faire. Henley, la parfaite survivante, avait tout à lui apprendre, lui qui ne savait qu’à peine se débrouiller seul. Il hocha la tête.

« Feu. J’être briquet dans poche. »

Mêlant le geste à la parole il plongea la main dans son jean et fouilla avant de la ressortir et de tendre l’objet. Le jeune homme écarquilla les yeux en voyant la bête, morte. Il n’avait jamais vraiment réussi à chasser et encore moins à tuer un animal que le bon Seigneur avait créé. Il n’avait survécu que grâce à des conserves, de l’eau qu’il faisait bouillir et de douces prières au coin du lit. Ses lèvres s’ouvrirent et se fermèrent comme un poisson hors de l’eau. Le jeune homme crispa ses doigts sur son briquet, le bras encore tendu vers Henley.

« J’être partie attraper la papillon mais pas retrouver le chemine. »

Ses yeux le brûlaient, son âme se déchira. Il se sentait comme une biche prise dans les phares d’une voiture. Il respirait difficilement, le plafond se mettait à tourner au dessus de lui et son esprit le déformait en un tourbillon, les ténèbres pénétrant en lui comme une douce souffrance. L’oiseau… il l’observait comme un sonde une âme juste avant de passer les portes du paradis. Emmett fit un bruit de déglutissons. Inspire.

« Je être ton ami, aussi ? »

Expire.
Il ferma les yeux un instant, le bras encore en l’air. Le jeune homme se forçait à ressentir autre chose que l’engourdissement qui s’était emparé de son crâne. Ses yeux exprimaient un chagrin muet et ses lèvres essayant d’esquisser un petit sourire qui échoua misérablement. Il prononça le prénom de la jeune femme en un murmure en regardant l’oiseau, le regard rivé sur Emmett. Cette question… Ses mots flottèrent entre eux et formèrent une questions qu’ils se posaient tous les deux mais que ni l’un ni l’autre n’osaient poser à haute voix. Emmett se tamponna les yeux du dos de la main et poussant un soupir tremblant.

« Désolé. »

Le jeune croyant secoua la tête et regarda un moment l’animal dans les yeux avant de détourner le regard vers son briquet qu’il tripotait nerveusement.

« Je pas vouloir partir mais… mais… pas trouver… le… chemine… J’être peur et perdu… et… et pas… toi pour… pour… Moi t’être cherché mais… mais… Henley… »

Il s’arrêta un moment pour refouler ses larmes qui lui montaient aux yeux.

« Pas moi vouloir que tu être triste ou… colère. Tu m’être manqué. »

Une larme lui échappa et roula lentement sur sa joue, sa perte, à l’époque comme maintenant, émanait de lui par vagues. Il leva vers elle ses yeux gris, pleins d’émotions.

« Je...Je... pas vouloir partir… Pro… promesse… Henley… Pardon. »

Emmett étouffa un sanglot puis un hoquet en tentant d’essayer de contenir la tornade d’émotions qui tourbillonnait en lui.

« Je… n’être… que… que… toi. »

C’est tout ce qu’il parvint à dire, puis c’était tout ce qu’il pensait. Emmett était au bord du précipice et des circonstances qui lui échappent. Sa mère avait toujours été là pour lui expliquer ce qu’il ne comprenait pas. Inspire… Expire.

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MessageSujet: Re: Welcome back !   Lun 28 Déc - 11:33

Welcome Back!
Emmett & Henley

« Alors allume un feu. »

Il devait bien savoir faire ça, sinon il n’aurait jamais pu survivre aux dernières nuits, particulièrement glaciales. Ainsi on aurait chaud et on pourrait cuire la viande. Parce que merci, mais la viande crue, c’était dégueulasse. A se demander comment les walkers pouvaient manger de la chair comme ça. Un bref regard vers Emmett. Hors de question que je prenne son briquet pour allumer le feu, répartition des tâches, il ne connaissait pas ? Au lieu de cela, je continuais à dépecer l’animal, tout en l’interrogeant. Et il aurait mieux fait de se taire. Il avait suivi un papillon ? Sérieusement ? Bon sang, mais c’était lui que j’allais finir par dépecer. Je soupirai, gardant le silence et préférant parler de Solo plutôt que de m’énerver contre lui. Parce que j’avais foutrement envie de lui coller une baigne là.

« Les amis ne partent pas. »

D’accord c’était peut-être un peu méchant. Mais je n’avais pas envie d’être gentille. Je n’étais plus gentille depuis plus de quatre ans, parce que le monde n’était pas sympa. Et il devait vraiment arrêter de s’excuser. Voilà qu’il se confondait en paroles plus indistinctes les unes que les autres. Non seulement c’était très gênant, mais en plus… personne ne m’a jamais cherché depuis l’apocalypse. Je n’étais le chemin de personne, pas même de mon mentor. Et je ne voulais pas avoir ce rôle… je… mais enfin, il devrait partir, comme tous les autres, pas vouloir rester avec moi !

« Emmett, arrête… »

Quoi ? Il n’avait que moi ? Eh bah le pauvre, il était aussi poissard que moi sur ce coup. Comment est-ce qu’on peut prendre la responsabilité de quelqu’un dans ce monde ? Certes, j’aurais accepté de le faire sur le Lord of the Glens mais… peut-être que ma mésaventure là-bas m’avait refroidie. Mais pouvais-je laisser des êtres comme Emmett dans ce monde ? Si Ethan ne s’était pas donné tout ce mal à nous forger, à me construire, je serais morte depuis longtemps. Mais étais-je capable de former des gens comme Ethan ? Aurais-je la patience et l’abnégation nécessaires pour les mener aux confins de la souffrance pour qu’ils aillent chercher leur force, pour qu’ils n’aient plus jamais peur ? Néanmoins, je ne pourrais jamais appliquer les mêmes méthodes sur Emmett. Je posai la carcasse pour me relever et lui faire un geste de la main.

« Arrête Emmett. Stoppe. Arrête de pleurer. »

Je le toisai un instant, réfléchissant à la meilleure option possible. Avec les walkers qui avaient évolué, il devenait plus que vital que les humains s’endurcissent. Il faudrait un foyer stable, particulièrement protégé et surtout que chacun soit en mesure de se défendre et de ne pas songer qu’à sauver son cul en se planquant. Si Ethan ne m’avait pas recueillie, torturée, affamée, je serais morte.

« Je vais m’occuper de toi. Mais d’abord, on arrête de pleurer. Tu allumes le feu. Tu m’obéis, toujours, et je ne partirai pas. Je serai ton amie. Compris ? »

Est-ce que j’allais vraiment me lancer là-dedans ? Etre à la tête de mon clan de survivant, un clan fort, ne ressentant aucune peur. J’embrochai des morceaux de lièvre que je mettrais sur le feu dès qu’il aura pris.

« Après je t’apprendrai à tuer les monstres. »

J’écartais alors quelques meubles pour nous laisser un terrain d’entrainement. Le poussant quand il restait planter comme un poireau, je gardais un œil sur Emmett. Je savais qu’il ne serait pas mon élève modèle, mais il ne pouvait pas rester ainsi. J’ôtai mon manteau malgré le froid encore tenace mais je sentais que j’allais vite m’énerver. Le matricule de mon frère, pendu à mon cou, cliqueta. J’y portai mes doigts brièvement, comme pour sentir sa présence. Faiblesse, Henley, Faiblesse. Je disposai sur un meuble des espèces de coupes, vases et autres récipients, avant de former deux boules avec mes vêtements de rechange, à bases d’écharpes et autres chaussettes.

« Viens là ! »

Je me tenais à l’autre bout, le plus loin possible des récipients et fis signe à Emmett  de venir se placer juste à côté de moi.

« Aujourd’hui, tu vas apprendre à viser et ensuite à te battre. Prends la boule et jette-la dans un pot. Tu mangeras dès que tu auras réussi. »

Et pour lui montrer ce que j’attendais, je lançai sans difficulté ma première pelote. Ça aurait n’importe qui d’autre, il se serait pris un coup de matraque à chaque échec, mais je savais qu’à part le transformer en chaton apeuré, je n’arriverai à rien avec cette méthode. Je pris un air déterminé pour qu’il comprenne, l’encourageant à recommencer à chaque échec.

« Et ne t’énerve pas. »

Un beau gâchis d’énergie, une leçon que j’avais douloureusement apprise.

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MessageSujet: Re: Welcome back !   Lun 28 Déc - 16:56

Henley Ellis ∞ Emmett Lehnsherr
Guten Abend !
Sans attendre, il hocha la tête, alla dans la cuisine et alluma le gaz puis le feu. Retirant rapidement sa main lorsque la flamme apparut il étouffa un léger couinement. Emmett observa les flammes danser comme obséder. Après de nombreux essais, le jeune homme n’avait pas réussi à faire un feu mais avait simplement allumé le gaz et ça avait fonctionné il ne savait comment. Tournant les talons il revint vers Henley :

« Je faire feu. »

La voix d’Henley le sortit de la crise de panique qui le menaçait. Quatre mois qu’il était là et pourtant le jeune étranger ne comprenait toujours pas l’anglais. Des “monstres” ? Qu’est ce que c’était ? Il n’eut le temps de réfléchir un peu plus à la question qu’il vit les meubles poussés, le grand vide au centre de la pièce. Sur l’ameublement quelques vases, bols avaient été déposés sans raison. Henley avait-elle perdu la tête ? Emmett acquiesça d’un signe de tête, rendue muet par la confusion qui s’était installé entre lui et la nouvelle décoration. Se plaçant à ses côtés il observa la boule qu’elle avait formé avec des chaussettes et des écharpes. Étrange. Était-ce un jeu ? Henley lui expliqua quelque chose d’incompréhensible. L’allemand fronça les sourcils.

« Manger ? »

Ils restèrent comme ça un moment, se regardant dans le blanc des yeux, acceptant et se réconfortant, lui même, comme il pouvait. Serrant la balle jusqu’à ce qu’Emmett relève les yeux pour regarder le bol puis relevant les yeux pour la regarder. Il baissa les yeux et dessina distraitement des cercles de son pied sur le plancher. Cette situation pouvait prendre deux directions différentes : soit Henley s’énervait et le mettait à la porte, soit Emmett s‘énervait et il devrait prendre ses médicaments de force ou non. Serrant la balle dans sa main, il fixa un point où viser : le grand bol en face de lui, le plus près et le plus facile. Ni une ni deux le lanceur envoya la balle dans les airs. Il bloqua sa respiration. La masse de vêtements virevolta quelques secondes avant de retomber sur le sommet du crâne de Solo.
Emmett grimaça en rentra la tête entre les épaules.

« Entschuldigung, entschuldigung, entschuldigung ! »
Spoiler:
 

Un frisson d’angoisse courut le long de sa colonne vertébrale jusqu’à ce qu’il regarde l’oiseau, Solo. Petit il se demandait souvent quel genre d’homme il deviendrait. Policier, Pompier sans doute mais sûrement pas lanceur. Il n’avait jamais été très bon pour le sport et encore moins pour viser. Sa mère l’avait toujours poussé à rêver mais jamais à sortir. Aujourd’hui il était incapable de se débrouiller seul même alors que le monde ne tournait plus rond.
Manger… Manger…
Ces mots lui trottaient encore dans l’esprit. Emmett secoua la tête pour essayer de comprendre ce qu’il s’était passait. La balle était retombé sur l’oiseau avant de s’écraser au sol. Il tourna la tête vers Henley ; quand il la voyait : ses cheveux bruns trop longs, ses mains et son visage froid,... il se sentait tout chose. L'allemand se redressa un peu en essayant de passer pour le grand garçon qu’il voulait être.
Son front se plissa, puis baissant les yeux il tripota ses doigts tout en poussant un soupir de soulagement. L’oiseau n’avait pas bougé d’un pouce mais le dévisageait.

« Je pas vouloir faire mal. »

Il voulait aller reprendre la balle mais à l’idée de s’approcher de la bête, un frisson lui parcouru le corps. A mesure que le temps passait, il sentait son estomac se nouer d’appréhension : et si il ne mangeait pas ? et s’il n’y arrivait pas ? Emmett se frappa le front du plat de sa main, plusieurs fois d'affiler.

« Entschuldigung, entschuldigung, entschuldigung ! »

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MessageSujet: Re: Welcome back !   Mer 30 Déc - 21:48

Welcome Back!
Emmett & Henley

J’avais l’impression que Solo comprenait beaucoup plus vite qu’Emmett. Et ne parlant pas deux mots d’allemand, j’espérais qu’il n’attende pas une traduction. Je fermai les yeux après le premier tir avant de faire un geste pour que mon aigle ne réagisse pas à l’affront.

« Recommence. »

Je lui fis un signe de tête pour qu’il aille chercher sa « balle ». Je n’étais pas dupe, je voyais qu’il avait peur de Solo, mais il devait y aller et affronter sa crainte, qu’il se pisse ou non dessus. Est-ce qu’Ethan avait hésité à me jeter dans une fosse remplie de walkers alors que je n’étais pas formée au combat ? Pas du tout, et ça avait eu le mérite de me forger, de m’obliger à me dépasser. Quand on a vécu cela, la peur disparait. Pour toujours. Sauf qu’il n’avait pas l’air décidé… et qu’il était sur le point de faire une crise comme j’en avais déjà vu. Sévèrement, je lui attrapai les poignets pour qu’il cesse de se frapper. C’était contre les monstres qu’il fallait se défouler, pas sur soi, c’était un beau gâchis d’énergie.

« Plus jamais Entschuldigung, compris ? »

Je fixai mon regard dans le sien, sans relâcher ma prise. Crise ou pas, je ne le lâcherais pas. Même si je ne comprenais rien à ce qu’il venait de dire. Comme lorsque je faisais mes crises d’asthme. Ethan ne m’aidait pas, il voulait que je trouve la force en moi, toute seule.

« Tu dois apprendre, Emmett. APPRENDRE. »

Je le lâchai dès qu’il fut un peu calmer, et je sifflai solo pour qu’il me ramène la « pelote ». Je la fourrai dans la main d’Emmett. D’office, je guidai son bras, mimant le geste, l’arc qu’il devait donner à la trajectoire. Sans le lâcher, je lui donnai l’impulsion nécessaire pour que la pelote atterrisse bien dans le récipient. Solo me rapporta la pelote, commençant à prendre gout à ce jeu. Je la remis entre les mains d’Emmett mais cette fois je fis un pas en arrière.

« Je ne serai pas toujours là Emmett. VI-SER. Tu dois apprendre. »

J’observai un instant, mais un nouvel échec me fit tourner les talons. Sentant Emmett dans mon sillage, je me retournai, le stoppant d’un seul geste.

« Travaille. »

Il n’y avait que de cette façon qu’il apprendrait, en continuant, jusqu’à acquérir le geste parfait. Et encore, s’il s’agissait de quelqu’un d’autre, ce serait un coup à chaque échec. Parce que la haine motive, plus que la peur, plus que tout le reste. La haine de son bourreau, de soi, des monstres. Emmett ne paraissait pas pouvoir haïr, alors il devrait apprendre la ténacité. Déjà ça. De mon côté, je me mis à la préparation du repas. Nous mangerons du bon lièvre bien cuit. La flamme me réchauffait, je devais admettre que c’était bienvenu avec ce temps. Je jetai de temps en temps un coup d’œil à Emmett pour savoir comment il se débrouillait. Le vent s’éleva, les branches frappèrent les murs de bois. Le reste de la journée et La nuit seraient agités, cela ne faisait pas l’ombre d’un doute. Si cela avait été Ethan et moi et que j’avais échoué comme Emmett, j’aurais été certaine de dormir dehors.

« Alors, Emmett ? Je ne peux pas rester avec toi si tu n’apprends pas à te défendre… »

Rainer un poids derrière soit, c’était la pire erreur à commettre. Mon frère l’avait commise, en me sauvant sur un champ de bataille, et cela lui avait coûté la vie. Je ne voulais pas mourir de la sorte, il n’était plus là, de toute manière, et il était le seul pour qui je me serais sacrifiée. Et j’étais bien loin d’être une héroïne. Solo tourna vivement la tête vers la fenêtre et je compris immédiatement. Je fis alors signe à Emmett de faire le silence le plus absolu tandis que j’éteignais le gaz.

« Monstres… »

Ils ne devaient véritablement pas être loin.
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MessageSujet: Re: Welcome back !   Dim 3 Avr - 10:25

Henley Ellis ∞ Emmett Lehnsherr
Guten Abend !
Chacune des paroles d’Henley étaient un total flou verbal. Il comprenait un mot par ci par la mais rien de clair, net et concis. C’était comme marcher dans le brouillard au bord d’un précipice. Quand elle lui montra le geste à faire il haussa les sourcils, surpris par le contact. Emmett avala sa salive bruyamment. D’un geste gracieux, L’animal rapporta la balle et figea le jeune homme sur place. Les yeux foncés, la pointe du bec aussi fine qu’une lame, ses pattes jaunes et recouvertes de plumes jusqu’aux bouts des serres, puissantes et effrayantes n’aidait en rien à l’apaisement. Emmett l’observa de haut en bas, un léger frisson lui parcouru le corps.. Ses larges ailes faisaient presque la largeur d’une salle de bain, assez grande pour barrer la route de l’allemand en cas de fuite.

« Atchoum. Atchoum. Atchoum. »

Inutile de lui dire, après quelques minutes de retrouvailles, qu’il avait peur de ce qu’elle faisait et encore plus de son nouvel “ami” et pourtant Henley était la seule femme avec laquelle il se fût jamais retrouvé seul sans ressentir la moindre gêne. La première erreur passée, Emmett commençait à se sentir un peu plus à l’aise. La dernière chose, au monde, à laquelle il devait penser c’était bien d'échouer au risque d’une nouvelle crise. Il recommença encore et encore, jetant désespérément la boule dans les vases. Le visage d’Henley, depuis leur séparation, était d’un sérieux implacable, elle avait rangé son léger sourire avait opté pour une mine de survivante sérieuse.

« C’être oeuvre du… Seigneur ? »

Ce n’était probablement pas le moment pour un débat théologique mais ses mots étaient sortit sans qu’il n’y réfléchisse avant. Il secoua la tête comme pour couper court à la conversation à peine entamée. Il recommença à jeter la pelote sans jamais atteindre la cible.

Un début de panique s’empara de lui quand il entendit ses mots : “Les monstres”… Il hocha nerveusement la tête et prit conscience d’un léger tremblement qui s’était emparé de lui. A plusieurs reprises déjà, il avait constaté à quel point l’émotion le faisait trembler. Emmett remercia le ciel de se trouver en présence d’Henley. Comment aurait-il pu s’en sortir sans elle ? Sans s’en rendre compte l'allemand commença à manquer d’air avec l’impression que ses jambes allaient le lâcher. Cette phrase résonnait dans sa tête : “Les montres”. Mutter… Il s'assit au sol. Mutter… Laissant tomber la pelote Emmett plaqua ses mains sur son visage attendant que l’oxygène revienne dans ses poumons pour finalement relever les yeux et la regarder fixement.

« Je… être désolé. Moi pas… vouloir… »

Un grognement comme un vrombissement et des mains plaquées sur les planches de bois le firent sursauter. Il recula jusqu’à toucher l’armoire de sa tête. Les yeux exorbités, Emmett retint sa respiration. Il désigna la porte qui menait à l’extérieur, dans un petit jardin cloturé. Il n’avait jamais pris la peine de nettoyer la zone, il s’était juste installé, voyant que la maison était “clear”. Il entrouvrit les lèvres avant de poser les yeux sur Henley. Solo paraissait nettement moins effrayant comparé “aux monstres”.

« Tu rester ? Tu rester avec moi ? Hm ? »

Emmett arqua les sourcils, la suppliant presque d’accepter. Il n’avait plus qu’elle.

« Je suivre tes… demandes ! »

La lèvre inférieure tremblante il espérait que la réponse allait être positive quand soudain un craquement se fit entendre. La porte d’entrée venait de céder. Emmett tourna vivement la tête vers la source du bruit ; les rôdeurs venaient d’entrer.

‘tchoum.

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MessageSujet: Re: Welcome back !   Mer 6 Avr - 22:47

Welcome Back!
Emmett & Henley

J’arquais un sourcil. L’œuvre du Seigneur ? De quoi ? D’avoir mis une balle dans un vase ou de ne pas y arriver ? Il est sérieux ? Comment pouvait-on encore croire en Dieu dans ce monde ? Ou alors Dieu est un sacré salopard qui nous avait balancé une méchante apocalypse pour nous éradiquer. Et ce n’était pas les plus généreux qui survivaient. Oh que non. Qui pour y croire encore ? Mais Emmett n’était pas réellement comme tout le monde, c’était évident. Un véritable gosse dans un corps d’adulte. Heureusement, il commençait à apprendre, vu qu’il coupa court lui-même au sujet glissant. Et il valait doublement mieux, d’autant que des walkers s’approchaient dangereusement de notre cabane.

Je limitais donc immédiatement les sources possibles de bruit et me figeai. Il fallait devenir invisible pour survivre. Aussi mon regard se riva sur Emmett, tandis que j’espérais farouchement qu’il allait se contrôler et ne pas faire de crise. Parce que je n’aurais pas la patience et que ça m’emmerderait un peu de le tuer. Je savais qu’il ne voulait pas mal faire, c’était comme lorsque j’avais des crises d’asthme.

« Respire… Emmett… »

Je mime de façon exagérée la respiration. Je pensais que nous avions été discrets, mais visiblement ce n’était pas le cas. Ok, je n’allais pas y échapper. Je me saisis de ma matraque, bien souvent moquée avant d’être vue en action. Par contre Emmett allais devoir apprendre à se taire.

« Oui Emmett mais chut ! »

Je me mis à sa hauteur et lui tendis mon arme. Je pensais que c’était la chose la plus stupide que j’ai fait de toute ma vie, mais je n’avais pas d’autres choix.

« Tire sur les montres quand je dis. Juste quand je dis, ok ? »

Je l’obligeai à prendre l’arme dans sa main et lui montrai comment faire… quatre seconde car déjà les zombies étaient à l’intérieur. Et merde. Prestement, j’abattis ma matraque sur le crâne du premier, le dégageant de mon passage et de ma main libre, je m’emparai de mon couteau que je plantai dans la tête d’un deuxième, évitant de justesse sa mâchoire. Je ne retenais pas mes cris, libérant la rage et la soif de survivre. L’autre se relevant, je lui assénai un coup mortel mais ils étaient nombreux… trop nombreux. J’en repoussai un d’un coup de pied, histoire de pouvoir respirer une demi-seconde et reprendre des forces. Et le combat reprit de plus belle. Vraiment une mauvaise planque cet endroit. Comment Emmett a-t-il pu survivre ici aussi longtemps ? Il caillait, et en plus ce n’était franchement pas sécurisé contre les walkers… alors autant dire que les pilleurs ou les cons de Romanov passeraient ici sans la moindre difficulté. Je sentis à l’intérieur que mes poumons commençaient déjà à me brûler, mais je ne ralentissais pas la cadence, je frappais, encore et encore, aidée par Solo de temps à autre. Alors que je tentais d’éviter un très méchant coup de griffe qui aurait pu être foutrement mortel, je perdis l’équilibre et chutai lourdement sur le sol de la cabane.

« Tire Emmett ! Tue monstres ! »

J’espérais qu’il comprenne parce que le walker n’allait faire qu’une bouchée de ma carcasse là !

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