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 Not a honeymoon → Ezio

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MessageSujet: Re: Not a honeymoon → Ezio   Mar 12 Jan - 21:31

Là, tout de suite, Ezio se sentait comme au milieu d’un car de touristes japonais. Pas seulement par la teille, vu que tous ces types étaient bâtis sur le même modèle et qu’il les dépassait d’une tête, mais aussi par leur façon d’être visiblement obnubilés par eux, ou, pour être honnête, par Devlin. Encore un peu et ils allaient tous déballer leurs appareils photos pour prendre des clichés à coups de flashs crépitant comme sur le tapis rouge. Et effectivement, ils voulaient une photo, et Ezio avait du mal à imaginer l’image, tous ces gus prenant sa femme en sandwich, et après quoi, ils accrocheraient la photo dans leurs salons ? La clé de la célébrité – et donc des rentrées d’argent – c’était une communication bien contrôlée. Si n’importe qui pouvait prendre sa femme en photo n’importe quand, ça allait perdre de sa valeur. Et puis aussi, petit détail, mais le plus important, ils étaient en séminaire vacances, mieux encore, en voyage de noces. Finalement, il sentit une tape sur son bras et se tourna vers Devlin, qui elle semblait d’accord pour se laisser flashouiller, contre de l’argent, évidemment. C’est sûr qu’elle n’avait pas tort, il n’y avait pas de petit profit, un sou était un sou et qui savait quand est-ce qu’une pareille occasion se représenterait ? Des pigeons pareils… Ezio finit par se laisser convaincre en soupirant.

« Okay  okay… Mais interdiction de toucher, pas plus de trois photos et pas question d’y passer la journée ! Vous ferez des photocopies… »

Tout ça était à l’adresse des fans, évidemment, qui évidemment aussi, n’avaient rien compris. Ezio se contenta de répéter la consigne la plus importante en version simplifiée – « you touch, you die » – et à grands renforts de gestes amples et de mimiques angoissantes pour mieux convaincre l’assemblée qui se pressait tout autour d’eux comme une invasion de nabots. Dans ces moments-là, il se rappelait pourquoi il avait été chasseur de primes si longtemps : le bonheur d’être seul sur la route. À deux, c’était mieux, mais à partir de trois, c’était trop. En tout cas, il se retrouva à négocier un prix qui paraissait dérisoire, mais qui leur permettrait de se payer plein de trucs ici, au Cap-Vert, vu le niveau de vie. Puis il se planta à côté du pauvre gars qui avait perdu à la courte-paille ou qui était simplement le plus bizut, et qui était donc chargé de prendre la photo ; le gars qui devait se retrouver invariablement en médaillon sur toutes les photos de groupe auxquelles il « participait ». Les autres se poussaient et se grimpaient dessus autour de Devlin, et Ezio esquissa une grimace d’encouragement. Il était bien content de ne pas être la star, n’empêche. Et de ne pas voir les morts, accessoirement.

Forcément, à un moment, sa femme se retourna pour en coller une à son voisin le plus proche, et Ezio comprit qu’il devait y avoir des mains baladeuses dans le tas. Eh ben voilà, les mecs étaient tous les mêmes, ils voulaient tous toucher les fesses de Devlin, lui compris, sauf que lui il avait le droit, et pas les autres. Impossible de connaître le coupable, de sorte qu’à moins de tous les tuer pour être sûr de tuer le bon, il n’avait pas beaucoup d’alternatives. Il récupéra sa femme, qui semblait, elle, plutôt exaltée par l’expérience.

« Peut-être bien qu’on devrait s’installer ici, et dans quelques jours, ils feraient de toi la reine de leur île. »

Mais qui savait ce qu’il adviendrait de lui, alors ? Chef du harem de la reine ? La position la plus élevée dans la hiérarchie masculine de l’île, certes, mais tout de même. Face à eux, les types étaient comme des fous et se massaient autour du téléphone portable avec lequel la photo avait été prise.

« J’espère que tu vas pas te retrouver sur Internet dans une pub pour du dentifrice ou un truc comme ça… »

C’est que dans ce genre de pays, le détournement d’images de stars était courant. Et l’idée d’une pub pour le dentifrice restait évidemment la plus sympathique à imaginer. Là-dessus, ils se tournèrent vers eux d’une seule masse, comme s’ils étaient tous guidés par un seul cerveau, en tendant des stylos et des parties de leurs corps ou de leurs vêtements. Ah ben oui, autographes. Ezio se pencha sur eux.

« C’est lequel qui a tripoté ma femme ? Lequel ? »

Hélas, no comprendo, en quelque sorte, ou alors ils faisaient très bien semblant. Et en fait, tout ce bordel commençait à attirer du monde, monde qui sortait téléphones et caméra, suivant le bon vieux syndrome du mouton : on croisait un attroupement autour d’une personne, on supposait aussitôt que c’était quelqu’un de célèbre, et hop ! Tout d’un coup, Ezio se sentait comme le mari d’une Kardashian, le drôle, si possible, celui qui ne se prenait pas trop au sérieux.


Dernière édition par Ezio DoCapria le Mer 27 Jan - 21:14, édité 2 fois
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Devlin Monthawk
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MessageSujet: Re: Not a honeymoon → Ezio   Ven 22 Jan - 15:43

La reine de l’île, ah ça sonnait bien, surtout quand c’était associé à son nom, évidemment. Devlin n’avait rien contre cette idée. Si ce n’est que ça lui plaisait moyennement de se faire tripoter par le petit peuple, mais ce n’était qu’un détail parce que ça ne se passerait pas comme si elle devenait reine. Elle serait plutôt du genre tyrannique comme reine, raison pour laquelle il valait mieux ne pas trop lui donner de pouvoir. Tout ça pour dire que ça la branchait bien, surtout de rester au Cap-Vert, ça avait un petit quelque chose d’exotique, mais qu’il était plus sage pour tout le monde qu’elle et Ezio rentrent à Dublin. Puis qui voulait de cette moiteur tropicale, hein ? Et de tous les moustiques qui l’accompagnaient, surtout. Enfin bref, elle avait peut-être été enivrée par ce sentiment de toute puissance mais elle n’était pas mécontente d’être sortie de cette foule, c’est que la proximité la dérangeait à partir du moment où ce n’était pas elle qui choisissait les personnes dont elle était proche. C’est là que son mari évoqua un possible détournement d’image pour une pub pour du dentifrice. Ah ça serait chouette, ça voudrait dire qu’elle avait un sourire de star.

    « Je crains que mes dents soient assez blanches pour ça, il faudra qu’elles soient comme celles de Ross, tu sais. Non, avec ma chance, ça serait sûrement une pub pour un vibromasseur. »


Voilà qui serait légèrement plus problématique, un peu comme ces filles dans les catalogues de vente par correspondance. Devlin n’osait pas imaginer comme ça devait être embarrassant pour elles d’avoir à expliquer pourquoi elles se le collaient invariablement contre la joue. Mais bon, elle n’était pas une banale vedette, elle voyait les morts et en général, ça inspirait un certain respect voire même une certaine crainte. C’est vrai, quoi, personne ne voulait offenser les fantômes sous peine de se faire posséder ou hanter. Comme si ça marchait comme ça, mais ça, la rouquine se gardait bien de le dire. Soit, elle réfléchirait aux possibles conséquences plus tard puisque tout le monde se jetait à nouveau sur elle en lui tendant des machins à signer. Wow, c’était une grande première pour elle et, à vrai dire, elle n’avait jamais cru que ça lui arriverait un jour, aussi ne s’y était-elle jamais préparée et au lieu d’avoir un bel autographe tout ce qu’il y a de professionnel, ces gens allaient se retrouver avec des gribouillis illisibles comme s’ils avaient été signé par un médecin.

Devlin chercha au fond de son sac à main un bic et signa tout ce qui se trouvait à sa portée tandis qu’Ezio essayait sans succès de trouver le coupable. Et puis les choses dégénèrent assez rapidement, c’est-à-dire qu’il y eut soudain trop de monde autour d’elle, si bien que l’air en devint irrespirable. Il était temps de s’éclipser. Pour elle, ce n’était pas bien compliqué, il lui suffisait de se laisser tomber par terre et de filer, personne ne se rendrait même compte de sa disparition avant qu’elle soit déjà loin et ce, même en étant le centre d’attention, mais il en allait différemment pour son mari. Cela dit, il n’avait pas son pareil pour créer des diversions, aussi tâcha-t-elle de capter son regard et de lui communiquer le plus d’informations possibles. C’était ça qui était le plus chouette dans le fait d’être jeunes mariés, vous développiez une espèce de don télépathique qui pouvait vous sortir de bien des impasses. Autant dire qu’Ezio et elle s’en servaient très souvent.
Une fois que cela fut fait, elle n’avait plus qu’à s’évanouir dans la nature, ce qu’elle fit avec talent pour retrouver son mari un peu plus loin.

    « Eh ben, j’espère quand même que ça sera pas pareil quand on sera en ville. J’ai quand même pas envie de faire ça jusqu’à notre départ… »


C’est vrai, c’était marrant cinq minutes mais elle n’était tout de même pas là pour bosser, plutôt pour se reposer. Et pour apprendre de nouveaux trucs mais c’était secondaire. Bien, la question maintenant était de savoir s’ils pouvaient repartir comme ils étaient venus, c’est-à-dire à bord de cet engin de la mort qui avait ruiné sa coiffure. Le véhicule était toujours là lorsqu’ils passèrent devant mais pas son chauffeur, sans doute se trouvait-il dans la mêlée sans même savoir pourquoi ou pour qui, plus exactement. C’était leur chance. Ou peut-être pas.

    « Hey honey, t’as pas envie qu’on emprunte ce truc pour aller plus vite ? »


Ils pouvaient faire ça ou bien partir à pieds et espérer croiser une voiture en chemin. A la réflexion, c’était sûrement mieux mais encore fallait-il que quelqu’un passe par-là au bon moment. De l’avis de Devlin, c’était un peu trop compter sur leur chance mais « emprunter » ce truc pour l’abandonner une fois qu’ils seraient « hors de danger » en espérant que le propriétaire initial le retrouve lui posait aussi un minuscule problème de conscience, alors elle préférait laisser Ezio prendre la bonne décision.

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MessageSujet: Re: Not a honeymoon → Ezio   Mer 27 Jan - 21:44

Ce qu’il n’osait pas penser tout bas, sa femme le disait tout haut, et après tout, selon la logique d’Internet, elle avait probablement raison. Il était tout prêt à traquer toute sa vie et sur toute la planète le félon qui oserait un jour faire un moche photomontage de sa femme à des fins financières et par des moyens pornos. Ce serait ça, ou la disparition totale d’Internet pour protéger sa femme, ce qui ne risquait pas d’arriver, soyons sérieux deux minutes. Mais pourquoi penser tout de suite au pire ? Peut-être qu’elle se retrouverait juste encadrée en cinquante exemplaires dans le même open space où ces mecs travaillaient, et le pire qui arriveraient, c’est que leurs femmes seraient jalouses et leur pèteraient les dents avec lesdits cadres, mais bon, ça, ce n’était pas vraiment leurs affaires. Dans l’immédiat, il fallut faire face à la marée humaine de fans qui maintenant voulaient des gribouillis de la part de sa femme. Comme ça commençait à devenir ingérable, Devlin lui adressa un regard entendu, et Ezio leva les bras au-dessus de tous ces gens pour leur demander de se calmer, et comme ça marchait moyennement, il abattit ses mains sur les épaules des deux types les plus proches et les cogna plus ou moins l’un contre l’autre en faisant semblant de vouloir les écarter de son chemin. Dans la cohue, sa femme s’était éclipsée avec discrétion et efficacité, et il s’arracha à son tour de la masse à sa façon, c'est-à-dire en mode bulldozer. Son style n’était certes pas aussi subtil que celui de Devlin, mais il était tout aussi efficace, et il la retrouva un peu plus loin, avec tout de même l’impression d’être passé dans une essoreuse.

« On te trouveras une paire de lunettes de star et une perruque blond platine pour passer incognito… Wouah, ils étaient petits mais nombreux, j’ai mal partout. »

Ce qui était un subtil appel à un massage, ce soir, quand ils seraient de retour dans leur suite de luxe, il s’imaginait ça d’ici et il avait hâte d’y être. Il s’arracha de ses fantasmes et revint à la réalité quand Devlin proposa d’emprunter l’engin du type qui les avait conduits jusqu’ici pour rejoindre le centre-ville. Était-ce correct de prendre à un pauvre mec son seul moyen de gagner du fric ? Pas trop. Était-ce débile de la part dudit mec d’avoir laissé son seul moyen de subsistance comme ça sans surveillance dans la rue ? Tout à fait. On pouvait considérer que c’était le karma, ou même une bonne leçon, qu’il retiendrait avec le temps, qui l’aiderait, même. Finalement, Ezio trancha en sortant un paquet de billets qu’il alla donner au bonhomme qui tenait le stand de bouffe et qui était un proche du conducteur, en lui demandant de le lui faire passer, sans lui dire pourquoi évidemment. Il revint vers Devlin et lui toucha les fesses en passant.

« En route, ma princesse ! »

Hey, c’était pas tous les jours qu’un homme pouvait offrir un tel carrosse à sa femme, tout de même. Bon, payé par Carlton, mais quand même. Une vraie virée de rêve. Surtout dans cet enfer de circulation. Ezio avait conduit toute sa vie sur les routes larges, droite et vides du sud des États-Unis, mais en même temps, il avait su s’adapter à la putain de conduite à gauche des îles britanniques, alors ce n’était pas des ruelles encombrées de bordels, de gens, d’animaux et de toutes sortes de véhicules qui allaient lui faire peur. Il démarra donc la bête, et il se rendit bien vite compte que pressés ou pas, ils ne pourraient pas se la jouer Fast&Furious dans ce machin, qui n’avait que deux vitesses et qui repartait presque en arrière dans les côtes. Malgré tout, il se sentait un peu comme le roi du pétrole, là, vu que la majorité des gens allaient à pied.

« Tu veux prendre le volant, chérie ? Je pense qu’ils n’ont jamais vu une touriste conduire dans leur petite ville. »

C’est qu’en s’approchant du centre, les routes s’étaient faites de meilleure qualité, et il y avait même des feux de circulation de temps en temps, à présent. Et aussi, de plus grosses bagnoles. D’ailleurs, alors qu’ils étaient arrêtés à un feu, une BMW s’arrêta à côté d’eux, avec dedans un jeune type aux cheveux plein de gel et une grande brune bronzée à la bouche en tranches de steak. Ezio les salua d’un air joyeux, ce qui ne parut pas leur plaire. Les gens du peuple leur adressaient un coucou ! Il se tourna vers sa femme, l’œil interrogateur. Voulait-elle connaître le grand frisson de la conduite de tuk-tuk ?
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Devlin Monthawk
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MessageSujet: Re: Not a honeymoon → Ezio   Ven 5 Fév - 17:33

La perruque blonde, elle n’était pas contre mais il ne faudrait pas qu’Ezio vienne se plaindre si ça ne lui allait pas. Sinon oui, encore une fois il avait raison, si c’était comme ça en centre-ville, ça allait vite devenir ingérable et ils n’auraient pas le choix. En attendant, Devlin avait tout à fait compris l’allusion de son mari et elle ne manquerait pas de prendre soin de lui le moment venu. Mais pour l’instant, il valait mieux pour eux de ne pas traîner. C’est donc ainsi que vint l’idée de voler un tuk-tuk. Enfin, ça ressemblait plus à une location, voire un achat de tuk-tuk plutôt qu’à un vol mais au moins, ils pouvaient partir en ayant la conscience tranquille. Ce qu’ils firent un pelotage de fesses plus tard. Ça faisait partie des privilèges d’être son mari, ça, Ezio pouvait lui toucher les fesses quand il le voulait sans jamais qu’elle fasse un scandale, bien au contraire. Soit, ils repartirent donc à l’aventure à bord de leur engin, Devlin se la jouant toujours touriste puisque ça ne lui serait pas venu à l’esprit d’essayer de piloter ce machin. Toujours est-il qu’ils avançaient, lentement mais sûrement et surtout, en dépassant à peu près tout le monde. Sensation grisante au possible même en allant à deux à l’heure.

Puis son mari eut l’idée de lui prendre le volant. Oh, eh bien pourquoi pas ? Ce qui était chouette, c’est que même si elle fonçait tout droit dans un fossé, ils ne pourraient pas se faire bien mal vu la vitesse à laquelle ce truc allait. Puis si ces gens n’avaient jamais vu une touriste conduire comme le pensait Ezio, alors elle allait leur montrer ce qu’elle savait faire sur une route goudronnée. Ce qui finit de la décider fut ce couple surfait qui leur jeta un regard méprisant. Oh mais ils pouvaient être tout aussi glamour qu’eux, même en tuk-tuk et à moitié en maillots de bain. Si ce n’est plus, même, parce que eux, ils étaient vrais. Elle hocha donc la tête et profita du feu rouge auquel ils étaient arrêtés pour changer de place. Toutefois, elle retint son mari d’une main pour que lui ne passe pas à l’arrière.

    « Mais reste près de moi, d’accord ? Je sais pas du tout comment ça marche. »


Ben oui, où se trouvaient les freins ? C’était comme sur les scooters ou bien il y avait des pédales ? Du coup, elle attendit sagement qu’Ezio lui dicte ce qu’elle devait faire pour faire avancer l’engin et ils furent partis. Pas très évident mais Devlin essayait tout de même de suivre les plaques annonçant centre-ville signalées en anglais. Bizarrement, ça lui plaisait plus que ce qu’elle aurait cru, c’était assez marrant et tout le monde les regardait filer au vent. En tout cas ça l’était jusqu’à ce qu’une vache surgisse en plein milieu de la route et qu’elle donna un coup de volant pour l’esquiver, ce qui les envoya dans les décors. Mais sans trop de dommage, heureusement, ils étaient juste sortis de la route. Et le tuk-tuk s’était un peu encastré dans un mur. Oui enfin, ce n’était pas si grave mais la rouquine venait quand même de voir sa vie défiler sous ses yeux et il lui fallut attendre que les battements de son cœur reprennent un rythme normal avant de s’insurger.

    « Non mais je rêve ou bien on vient vraiment d’esquiver une vache ?? On n’est pourtant pas en Inde ! »


S’ils avaient été en Inde, elle aurait trouvé ça normal, là-bas les vaches étaient sacrées et, d’après une émission de télé qu’ils avaient regardé un peu avant de partir pour le Cap-Vert, il n’était pas rare qu’elles se baladent dans les rues de Bombay et que le trafic soit perturbé par la faute, causant ainsi le plus grand taux d’accident, enfin, c’était soit ça, soit le fait que les indiens étaient de véritables chauffards, complètement inconscients, sans vouloir entrer dans les clichés. A côté du véhicule, mains posées sur les hanches, Devlin tâchait d’évaluer les dégâts, ce qui n’était pas une mince affaire parce qu’avouons-le, elle n’avait rien d’un mécanicien, puis elle releva les yeux vers Ezio.

    « Tu crois qu’il va redémarrer ? Sinon, je pense qu’on n’est plus très loin du centre, on peut continuer à pieds, comme les autres. »


Pourquoi pas, après tout ? Ils avaient sûrement semé sa horde de fans. Par contre, elle s’exposait à d’autres mais c’était le centre-ville, il devait y avoir des tas de touristes comme à plage et noyée dans la masse, personne ne ferait attention à elle et ça serait probablement plus calme. Puis sinon, elle pouvait toujours marcher derrière son mari, il la dissimulerait sans le moindre problème.

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MessageSujet: Re: Not a honeymoon → Ezio   Mar 9 Fév - 19:35

Fast & Furious : The Third World. Voilà comment il se sentait, plié en douze côté passager du tuk-tuk, arrêté à un feu, sa femme au volant, cheveux dans le vent et grosses lunettes de soleil sur le nez, avec leurs voisins en voiture de bourges qui faisaient gronder le moteur pour tenter de les impressionner. Ezio regrettait presque l’allure banale de leur moyen de locomotion : si son propriétaire avait pimpé un peu son outil de travail, il aurait probablement attiré beaucoup plus de clients. Quelques flammes sur les côtés, un aileron à l’arrière, une Playstation dans le coffre, enfin, sur les places arrières, et alors, ils n’auraient pas eu à rougir de leur carrosse. Bon, la différence avec F&F, c’était que Devlin ne savait pas conduire, du moins pas ce truc-là, et d’ailleurs elle le lui avoua sans complexe. Ezio ne s’inquiétait pas trop pour leur sécurité, vu la vitesse à laquelle pouvait monter ce bolide – douze à l’heure, grand max. Mais faudrait quand même pas qu’ils se fassent pulvériser par un de ces bus surchargés qui vaquaient autour du centre-ville à défaut de pouvoir y rouler, tout de même. Pendant que leur adversaire laissait trois centimètres de gomme sur la route en démarrant comme un Jean-Jacques au feu vert, Ezio montra à sa femme comment maîtriser la bête : une pédale pour accélérer, une pour freiner – même si ce vieux truc ne freinait pas beaucoup – et à côté du volant, le manche de vitesse qui affichait fièrement ses deux crans. Deux vitesses, si c’était pas la classe, ça. L’embrayage se faisait au passage de vitesse, mais là encore, Devlin pouvait s’en passer, a priori, la bête était vieille, usée, agonisante, et la boîte de vitesse semblait accepter tous les outrages. Quoiqu’il en soit, ils partirent d’un bon pas, du moins d’une bonne roue, et tout se passait bien jusqu’à ce qu’une vache apparaisse au milieu de la route et ne force Devlin à braquer si fort qu’ils eurent ainsi leur tout premier accident de la route ensemble. Awww, encore une première fois de réglée avec sa femme.

Ezio descendit du tuk-tuk et en fit rapidement le tour, avant de secouer la tête et de prononcer la sentence. Ce truc était foutu, il n’était depuis longtemps, probablement, et ce n’était que par miracle qu’il roulait encore. Il passa un bras autour des épaules de sa femme pour la consoler.

« On s’en fout, avec le fric que j’ai donné à ce type, son pote pourra s’en racheter un flambant neuf. »

Ils firent donc leurs adieux à leur vieux compagnon de route et s’enfoncèrent à pieds dans le centre-ville. Petites rues piétonnes et pavées en pentes, façades blanchies par le soleil, des bars partout, un concentré de boutiques de souvenirs made in China, des artistes de rue, des magasins vendant uniquement des panamas, zéro sans-abris : pas de doute, ils étaient de retour dans le coin à touristes de la ville. Ezio s’arrêtait quasiment à chaque boutique pour essayer ici un chapeau, là des lunettes, pour taper sur un tam-tam ou chercher un tee-shirt « I ♥ Cap » à sa taille – ce qu’il ne trouva pas, mais c’était tant mieux, à la limite, il n’aurait pas aimé qu’on le pense fan de Captain America. Il finit par s'arrêter devant ce qui ressemblait à une animalerie, ou du moins y avait-il un gros aquarium rempli de petites tortues et quelques cages où ronflaient des bestioles à poils et à plumes.

« Tu crois que ça passerait, à la douane ? »

Mais un vendeur lui sauta dessus en affirmant que c'était pour « comer » et même que c'était « muito bem ». Ah ouais, okay. Et y avait des enfants à la cave, aussi, si on voulait ? Il préférait encore les tee-shirts et les serpents en plastique. Il se tourna vers sa femme, désignant les boutiques d'un geste ample, comme s'il était le propriétaire de l'île tout entière.

« Choisis-toi un souvenir, darling. C'est moi qui te l'offre. »

Oui, lui, et pas Carlton. Il voulait bien profiter de l'argent de ce petit parasite, mais il y avait quand même certaines choses qu'il tenait à payer de sa poche, puisqu'après tout il gagnait bien sa vie - surtout grâce à Devlin, mais bref. C'est qu'il n'aurait pas aimé la voir se balader avec un bijou local acheté avec le fric de son ex, tout de même, ça aurait été un peu trop tordu. Ils pouvaient donc se balader encore un moment selon les désirs de sa femme, puisqu'il était tout prêt à lui payer ce qu'elle voulait.

Puis, à un moment, il sentit une main glisser plus ou moins sur son royal fessier, et réagissant au quart de tour, referma la main sur un poignet maigrichon. Ah ! Ce n'était pas une fan qui lui touchait les fesses mais bel et bien un sale mioche qui avait tenté de lui faire les poches. Non mais vraiment, les jeunes d'aujourd'hui n'avait plus aucun manière. Et aucun talent, accessoirement. C'était pas du tout comme ça qu'il fallait s'y prendre.
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Devlin Monthawk
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MessageSujet: Re: Not a honeymoon → Ezio   Mer 10 Fév - 18:07

Eh bien R.I.P tuk-tuk, alors. Et comme venait de le dire Ezio, ils s’en foutaient et ne tardèrent pas à reprendre la route sans avoir à s’en faire. Et enfin, ils voyaient à quoi ressemblait le centre-ville. Ah ça changeait radicalement de l’endroit qu’ils venaient de quitter. Des grosses maisons colorées de tous les côtés et de jolies rues pavées. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ça ne manquait pas de charme, mais c’était comme tous les centres villes au final, de la poudre aux yeux parce que montrer la misère dans laquelle vivent les locaux sur les brochures, c’est tout sauf une bonne idée. Ils flânaient main dans la main et Devlin s’amusa du fait que son mari s’arrêtait à toutes les boutiques tandis qu’elle avait remarqué qu’en gros, ils vendaient tous les mêmes choses. A l’exception de cette animalerie devant laquelle Ezio venait de s’arrêter. Oh, des tortues ! Elle en avait eu quand elle était enfant, exactement de la même taille et puis elles avaient grossi, encore et encore, si bien qu’elle les avait renommés Godzilla 1 et Godzilla 2 et ensuite, ses parents les avaient emmenées dans une ferme où elles avaient fini leur vie heureuses. Pour sa part, elle s’arrêta devant un vivarium dans lequel évoluait des salamandres.

    « Je sais pas, faut peut-être un permis spécial. Tu crois qu’ils ont des axolotl ? »


S’ils avaient des salamandres après tout, ils avaient peut-être aussi leurs rejetons pas tout à fait finis, non ? Mais le type qui surgit sous leurs yeux ne faisait que leur certifier un truc qu’elle ne comprit pas de manière surexcitée. La rouquine ne comprit peut-être pas de quoi il retournait exactement, mais elle comprit quand même qu’il tenait absolument à refourguer toutes ses bestioles à des pigeons de touristes et ça, c’était indéniablement suspect. Et donc ils passèrent à autre chose puisque c’est là qu’Ezio lui proposa de lui offrir ce qu’elle voulait. Il y avait des phrases que Devlin adorait entendre de la bouche de son mari, et celle-ci en était une. Un grand sourire étira ses lèvres et elle laissa aussitôt tomber l’idée des axolotl pour songer à ce dont elle avait réellement envie.

    « T’es sûr, hein ? Je voudrais pas que tu regrettes par la suite ! »


Oui parce que bon, Ezio connaissait sa femme tout de même et il devait bien se douter qu’elle n’allait pas se contenter d’un bijou ethnique ne valant pas tripette. La preuve, c’est qu’elle l’entraînait déjà au détour des ruelles à la recherche du coin chic de la ville. Ah si elle avait su, elle aurait suivi les deux matérialistes de base de toute à l’heure, c’était sûrement là qu’ils passaient leur temps à boire des cocktails et à faire du shopping.
Des touristes qui leur ressemblaient, ils passèrent bien vite aux gens vêtus de costards blancs ou crèmes – un choix douteux mais bon, chacun son truc – et aux petites robes de grands créateurs. Autant dire que, revenant de la plage, ils dépareillaient nettement dans cette foule mais ça ne voulait pas dire qu’ils ne valaient pas tous ces snobinards, loin de là. Et puis au moins, ce n’était pas dans ces rues que de sales mioches essayeraient de leur faire les poches, encore – c’est que leurs fesses à tous les deux en avaient eu assez pour la journée. Dior, Prada, Dolce Gabbana, voilà ce qu’on pouvait lire sur les enseignes étincelantes des magasins devant lesquels ils passaient à présent. Et c’est la porte de chez Dior que Devlin poussa en premier avant de se ruer sur les robes de soirée. Eh ben oui, elle en avait amené une avec elle dans sa valise mais s’ils étaient amenés à s’inviter à une soirée où il y aurait du beau monde, elle préférait en avoir une neuve.

Une vendeuse arriva soudain, les détaillant tous deux comme s’ils ne pouvaient se permettre d’acheter quoi que ce soit dans cette boutique et lorsqu’elle sortit son traditionnel « je peux vous aider ? », Devlin eut tôt fait de la remballer. C’est qu’elle savait mieux que quiconque ce qui lui allait et ce qui ne lui allait pas. D’ailleurs, elle était mentalement en train de trier les robes suspendues au portant. Le bleu foncé lui allait, ainsi que le vert et le violet mais moins le rouge et on ne parlait même pas de l’orange et du jaune. Tout ça prenait un peu de temps, c’est pour ça qu’elle n’en voulait jamais à Ezio s’il décidait d’aller faire un tour en attendant, tant qu’il revenait pour lui donner son avis final. Qu’elle suivait ou non, en fait, mais souvent c’était le cas parce que c’était quand même mieux si ça lui plaisait aussi. Et puis le coup de cœur, comme à chaque fois. En revanche, cette robe était blanche et avec des strass, façon Ginger Rogers mais en court – parce que comme ça, elle avait l’air plus grande - et elle se demandait bien à quelle occasion elle allait pouvoir la remettre mais bon, si même elle devait aller faire ses courses avec, elle le ferait !

    « Regarde celle-là, honey ! »


Finalement, ça n’avait pas pris tant de temps que ça et Devlin fonçait déjà vers les cabines d’essayage, toute confiante qu’elle était car ce n’était pas chez Dior qu’on trouverait des caméras perverses dans les cabines, ça non. Puis lorsqu’elle ressortit, elle savait déjà que ça serait son souvenir et qu’elle pourrait s’en vanter à qui voudrait l’entendre.

    « Je sais pas toi, mais je l’aime bien. Et toi, tu veux rien tant qu’on y est ? »


Après tout, elle aussi voulait lui offrir quelque chose, ça fonctionnait dans les deux sens.

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MessageSujet: Re: Not a honeymoon → Ezio   Ven 12 Fév - 22:04

Des axolotl, mais quelle bonne idée ! Encore un truc qu’il n’avait découvert que grâce à sa femme. Avant de la rencontrer, de rentrer dans son monde et de partager son univers haut en couleurs, il n’avait jamais entendu parler de ces bêtes-là, encore moins en avait-il vues. Jusqu’à ce que Devlin en parle un jour, et c’est là qu’il avait appris l’existence de l’axolotl, et c’était à se demander comment il avait pu vivre jusqu’ici sans avoir connaissance d’une telle créature. Bon, ils avaient certes des têtes atrocement louches et avaient souvent l’air de savoir un truc que vous ignoriez, de sorte qu’Ezio se disait sans cesse, quand il en voyait un, qu’il se foutait de sa gueule. Mais il connaissait l’intérêt que Devlin portait à ces bestioles. Lui-même n’était pas un homme à bête, il n’avait jamais eu d’animal domestique, ses parents refusant catégoriquement d’en acheter un, encore moins de s’en occuper, et Ezio avait vite compris qu’avoir un animal réduirait quand même pas mal sa liberté de mouvements, lui qui dès l’adolescence pouvait se tirer de chez lui pour partir en vadrouille parfois pendant plusieurs jours et nuits. Bon, là tout de suite, il n’était pas sûr qu’ils en trouveraient ici, des axolotl. Et puis, est-ce que ce n’était pas protégé, ces trucs-là ? Ils avaient des têtes tellement bizarres, des têtes d’animaux protégés. Bon, dans le pire des cas, il était sûr qu’une fois de retour chez eux, ils pourraient en trouver facilement sur Internet, on trouvait de tout, sur Internet. Même des enfants, c’était dire.

En attendant, le vendeur de l’animalerie leur proposait d’acheter ses bestioles pour les bouffer, ce qui suffit à les faire s’en aller. Y avait juste des trucs à pas dire. Encore que, Ezio n’avait rien contre avaler une vache au barbecue… Mais quand même, c’était pas la même chose. Histoire de passer à autre chose, il proposa à Devlin de se choisir un truc, n’importe quoi. Il allait se la jouer grand prince, trop heureux de pouvoir la rendre heureuse, et puis avec tout ça, leur voyage commençait vraiment à ressembler à une lune de miel, et c’était quand même génial. Il balaya donc ses appréhensions d’un geste et la rassura d’un sourire attendri. Elle était vraiment trop mignonne. Et aussi, il doutait qu’elle mette la main sur un diamant dans le coin. C’était pas pas possible, hein ? Non, pas possible. Bon et puis sinon, il lui obtiendrait son diamant : il ne faisait pas beaucoup de promesses, parce qu’il voulait les tenir, et quand il en faisait, donc, il les tenait. S’il lui fallait revenir cette nuit et se la jouer Ocean’s Eleven, pas de problème. Il la suivit donc d’un air serein, les mains dans les poches – c’était facile pour lui, quand elle faisait deux pas, il n’en faisait qu’un demi, alors le rythme à la cool était totalement accessible.

Ils errèrent bientôt dans un quartier beaucoup plus huppé. Ou peut-être beaucoup moins fréquentable ? Tous les mecs ressemblaient à des copies plus ou moins réussies du Parrain, tous avec une dondon au bras. Lui affichait son short de bain et son tee-shirt sans complexe, posant un regard admiratif sur cette faune. Ah non mais okay, ils étaient dans le quartier royal, probablement. Il suivait Devlin comme un poisson pilote, sans regarder où elle allait, et c’est en rentrant dans la boutique qu’il se rendit compte de où elle les avait emmenés. Ah ! Il capta aussitôt le regard des vendeuses qui s’étaient tous braqués sur lui, parce que bien évidemment, quand un couple rentrait ici, c’était l’homme qui payait, et elles le jaugeaient sur place. C’est sûr qu’il n’avait pas l’air de rouler sur l’or, là, comme ça. Ou alors, il pouvait se la jouer nouveau riche, jeune milliardaire de la Sillicon Valley, tout ça. Il ne put pas s’empêcher de rire quand la vendeuse vint leur demander s’ils avaient besoin d’aide. On voit qu’elle ne connaissait pas Devlin. Il se balada dans le magasin quand que celle-ci faisait son choix, avant de redresser les yeux quand elle l’appela. Il n’avait même pas eu le temps de voir la robe en question, elle avait déjà disparu dans une cabine d’essayage.

Il s’assit dans un fauteuil en cuir pendant qu’elle essayait la robe, et se fit même apporter un café par une vendeuse alors qu’il n’avait rien demandé. Ah ça c’est sûr qu’on était pas chez Tatie. Il se releva quand sa femme réapparut, et émit un sifflement admiratif et pas du tout classe, mais aucun membre du personnel ne tiqua : c’était beau, d’être riche – enfin, de le prétendre, au moins. Apparemment, on pouvait se permettre toutes les excentricités.

« Tu es magnifique. J’espère que tu auras l’occasion de la porter avant qu’on reparte. »

Et devant Carlton, si possible. Puéril, lui ? Bon, peut-être, mais comme on disait chez lui, who gives a fuck ?

« Oh, eh ben écoute, j’ai vu des montres plutôt sympathiques, là-bas. »

Du genre qui pèse une tonne, mais qui lui allait bien au teint. Et c’était pratique pour assommer des gens en cas d’agression. Et il se voyait déjà rentrer dans une salle de bal de l’hôtel, au ralentis, sur une musique de rap hardcore, au bras de sa femme superbe dans sa robe et lui affichant sa montre au nez de tout le monde ET SURTOUT DE CARLTON. Il embrassa sa femme pour la remercier et alla donc se choisir une belle montre. Ne restait plus qu’à passer à la caisse, et après tout, pourquoi pas ? Il se fichait bien de claquer tout son argent, il savait qu’ils allaient en regagner facilement. Et il ne bossait pas pour s’asseoir sur son blé sans rien en faire, certainement pas.
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MessageSujet: Re: Not a honeymoon → Ezio   Dim 14 Fév - 18:15

Et voilà les trois petits mots pour lesquels elle vivait. Oui ben certaines adorent entendre dire qu’on les aime, Devlin elle, préférait entendre son mari dire qu’il la trouvait belle. Sans doute que son côté matérialiste ne pouvait dissocier l’un de l’autre. Soit, si en plus elle avait l’approbation d’Ezio, alors le choix était vite fait. Et elle aussi espérait bien qu’elle pourrait la porter avant leur départ, quoique, elle espérait surtout que son mari la lui enlève, oui, mais bon, formulé comme ça, c’était tout de suite moins classe. Bref, ils allèrent donc voir les montres puisque c’était ce qu’Ezio avait choisi et Devlin put constater qu’il n’y avait pas qu’un seul modèle comme c’était habituellement le cas au rayon homme. Non, là il y en avait avec plein de chronomètres, au point de se demander à quoi ça pouvait bien servir, d’autres en or ou encore des plus classiques et c’était une chance que son mari savait presque toujours ce qu’il voulait – un peu comme elle, au final – parce qu’elle aurait été bien en peine de l’aider à faire un choix pour le coup. Et après qu’elle fut repassée en cabine pour ne pas sortir dans sa belle et très nouvelle robe, ils passèrent en caisse en se comportant comme un couple de jeunes mariés et ça tombait bien puisque c’était précisément ce qu’ils étaient. D’ailleurs, la vendeuse qui s’occupait d’eux dut s’en apercevoir et trouver ça mignon puisqu’elle offrit les plus petites bouteilles de parfum que Devlin eut jamais vu. Tout petit le geste commercial mais c’était mieux que rien.

C’est sans l’ombre d’un regret que la rouquine régla ce qu’elle devait. Oui bon, c’était cher, inutile de le nier, mais c’était la grande classe et puis surtout, s’il fut un temps où elle devait regarder au moindre centime dépensé, ce n’était plus le cas depuis qu’elle avait rencontré Ezio. Ce n’était pas qu’ils roulaient sur l’or mais ils avaient un talent certain pour se faire de l’argent. Ils étaient comme des Robin des bois des temps modernes, sauf qu’au lieu de le redonner aux pauvres, ils gardaient l’argent pour eux. Mais bon, ils étaient pauvres avant ça, eux aussi, donc ça marchait quand même.
Le sec contenant sa fabuleuse robe au poignet, Devlin était prête à repartir à l’assaut des autres ruelles et alors qu’elle s’apprêtait à sortir, elle percuta de plein fouet Scarlett Johansson qui elle entrait. Scarlett Johansson, ouais. Elle dut faire un effort pour ne pas montrer son dégoût. Enfin bon, elle exagérait un peu, il n’y avait certes pas de quoi être dégoûtée mais elle avait toujours eu du mal à comprendre l’engouement pour cette actrice, voilà tout. Même en la voyant en vrai, non, toujours aussi banale à ses yeux. Sans compter qu’elle avait l’air passablement échevelée.

    « Oh non, vous ne devriez pas sortir maintenant, il y a des gens qui font la queue dehors. »


Ouais et alors ? Ils n’étaient pas des acteurs squatteurs de têtes d’affiches, eux, ils pouvaient sortir. Mais d’après ce qu’elle dit à la vendeuse qui venait de se ruer quasiment ventre à terre sur elle, ce n’était pas pour elle qu’ils étaient là, si bien qu’elle croyait Leonardo DiCaprio était là aussi. Dommage que ça ne soit pas le cas, ils auraient pu lui offrir un oscar fait en aluminium, faire un brin de causette et devenir amis, qui sait ? Ensuite, il les aurait invités sur son yacht et tout. Mais bon, s’il n’était pas là, ça ne servait à rien de se faire des illusions. Au lieu de ça, ils étaient coincés avec la Johansson. Devlin se rapprocha alors de son mari et se hissa sur la pointe des pieds pour lui murmurer à l’oreille :

    « Tu crois pas que ce sont ces gens de tout à l’heure qui nous ont retrouvés, quand même ? »


Mais non, c’était ridicule, puis sans vouloir les dénigrer, eux feraient vraiment tache dans ce coin de la ville, ils ne devaient pas y venir souvent. Toujours est-il qu’ils n’allaient pas rester là jusqu’à ce que la foule se dissipe. Ça pouvait prendre du temps et il n’y avait rien qui l’ennuyait plus que d’attendre sans qu’il ne se passe rien.

    « On peut peut-être leur demandé si elles n’ont pas une sortie qui donne sur l’arrière de la rue, hein ? »


Pendant ce temps, Scarlett était en train de passer commande et Devlin, qui avait toujours adoré les potins en tous genres, laissait trainer une oreille. C’est ainsi qu’elle apprit qu’il y avait une grande soirée au casino ce soir et qu’elle ne serait pas la seule star présente. Eh ben, ça pouvait valoir le coup de s’incruster, ça, non ?

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MessageSujet: Re: Not a honeymoon → Ezio   Mar 16 Fév - 21:34

Ezio ne souvenait pas l’avoir dit un jour à Devlin, mais il vivait là exactement la vie qu’il avait toujours voulu vivre. Bien sûr, il n’avait aucune idée des détails dans le passé et c’était maintenant seulement qu’il se rendait compte que sans le savoir, c’était cela qu’il cherchait. Mais tout gosse, déjà, il avait su que jamais il ne pourrait se satisfaire de l’existence que menaient ses parents, lui à se crever au boulot et elle à accumuler les services rendus contre deux ou trois dollars à droite à gauche. C’était bien pour ça qu’il avait commencé à faire le mur très tôt, et aussi pour ça qu’il avait commencé par embrasser une carrière de chasseur de primes : il aimait l’idée de ne pas savoir de quoi serait fait le lendemain, même financièrement, oui oui. Et les choses auraient pu mal tourner pour lui une fois qu’il s’était exilé des États-Unis, mais il s’était trouvé finalement plutôt débrouillard, et le summum avait été sa rencontre avec Devlin. Ainsi aujourd’hui, ils claquaient à peu près l’intégralité de leurs économies dans une boutique Dior, mais cela ne lui faisait rien, à part grand plaisir, évidemment, comme cela se voyait à son grand sourire quand il tendit sa carte bleue. Aucun problème, parce qu’il savait que de retour en Irlande, ils reprendraient leurs activités et se referaient de l’argent. Il ne savait pas encore combien et pas encore comment mais c’était justement ça la beauté de la chose, qui rendait sa vie si intéressante.

Ils sortirent donc de la boutique comme un roi et une reine, mais Ezio n’eut pas le temps de remercier Devlin pour son cadeau et la merveilleuse vie qu’elle partageait avec lui qu’elle rentrait dans une blonde à airbags, ce qui, d’abord, ne l’étonna pas vraiment. Il faut dire qu’il y en avait plein, ici, et particulièrement dans le centre-ville, et plus particulièrement devant les boutiques de luxe. Bon, en l’occurrence, c’était Scarlett Johansson. Il la regarda avec curiosité pour voir s’il allait se passer un truc – c’était la première fois qu’il rencontrait une « star » hollywoodienne, même s’il avait déjà croisé des gens que lui considérait comme de vraies stars, du genre Bear Grylls – mais non, rien, à part qu’elle leur annonça qu’il y avait la queue dehors. Ah bon, ben oui, d’accord. Très impressionnant. En même temps, elle aurait dû avoir l’habitude, mais soit. Il se pencha vers sa femme qui elle se hissait vers elle pour lui parler à l’oreille, avant de se redresser.

« Si c’est le cas on leur jettera celle-là comme diversion. »

Comme un morceau de barbaque à des requins. Ou plutôt, comme une chèvre à un tyrannosaure. Et en attendant, ils étaient coincés dans la boutique. Bon c’est sûr qu’il y avait pire, comme endroit pour être coincé. Il suivit le regard de Devlin, qui elle-même écoutait ce que bavassait la star, et entendit également cette histoire de soirée. Une soirée, déjà, c’était tout bon, une soirée au casino, c’était encore mieux, tout à fait pour eux, une soirée au casino avec des super riches, que demande le peuple ? Il croisa le regard de sa femme et vit qu’elle pensait bien évidemment à la même chose. Ce soir, c’était leur soir. Et du coup comme ça il pourrait la voir dans sa jolie petite robe ! Il approuva l’idée de sortir par derrière, mais en posant la question à une vendeuse qui passait par là, celle-ci le regarda comme s’il était fou – ou comme s’il se croyait dans le premier kebab venu, quoi. Ben quoi, les boutiques de luxe n’avaient pas de porte de derrière ? C’était quoi cette histoire ?

« Oh allez, vous avez forcément une autre sortie pour exactement ce genre de situation, un client méga-star poursuivi par ses fans. »

Oui mais justement, apparemment, Devlin et lui ne rentraient pas dans cette case, malgré tout le fric qu’ils venaient juste de claquer dans ce magasin. Est-ce qu’il allait leur falloir péter un scandale devant les autres clients ? Twitter des saloperies sur la marque, #SalesConsDeChezDior ?

« Bon… Sinon on tente une sortie, et on boit la coupe jusqu’à la lie, on se la joue couple de stars… »

Les gens avalaient n’importe quoi de toute façon par les temps qui couraient. Et puis de toute façon il y aurait probablement des paparazzis à la soirée de tout à l'heure. D'ailleurs, il allait falloir réfléchir à un moyen d'entrer là-bas. Encore que, difficile à croire que tout le casino soit fermé juste pour une fête de célébrités.
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MessageSujet: Re: Not a honeymoon → Ezio   Jeu 18 Fév - 18:17

Ça c’est sûr que leur jeter Scarlett Johansson en pâture devrait fonctionner, et même si elle était moins intéressante – si parce qu’elle ne voyait pas de fantômes, elle ! -, elle en restait toutefois une excellente diversion. Ça restait donc une option pour Devlin mais elle préférait tout de même demander s’ils ne pouvaient pas passer par l’autre sortie, ce qu’Ezio fit à sa place. Mais il n’obtint pas de réponse, se fit regarder de haut encore une fois, tout au plus. C’était fou, ça, ils venaient tout juste de prouver qu’eux aussi pouvaient faire partie de leur clientèle, d’ailleurs, ils avaient encaissé leur pognon avec un grand sourire, mais ils ne faisaient toujours pas partie de l’élite. Ce genre de comportement avait le don d’énerver la rouquine et elle avait très envie de leur hurler qu’elle, ici, elle était une star aussi, au même titre que cette blonde et qu’elle aussi avait signé des autographes dans la journée. Et même qu’elle était totalement du genre à faire des esclandres dans les boutiques de luxe, ou pas, elle ne faisait pas vraiment attention, mais c’était leur voyage de noces. Enfin non, mais un pas quand même et elle n’avait pas envie de tout gâcher en piquant une crise pour si peu.

Du coup, il ne leur restait plus soit à attendre que Scarlett se tire par la sortie de secours mais ça pouvait prendre du temps et puis il faudrait assister à ses essayages façon Pretty Woman et ça, Devlin n’était pas sûre de pouvoir le supporter. D’autant qu’elle aussi serait probablement à la soirée, ce qui fait qu’elle l’aurait assez vue pour le reste de sa vie, au moins. Son mari proposa alors, comme s’il lisait vraiment dans ses pensées, de faire une sortie de stars. C’est qu’ils n’avaient plus vraiment le choix pour finir. Et puis ils avaient survécu au même genre de situation tout à l’heure, donc il n’y avait pas de raison pour que ce ne soit encore le cas cette fois-ci. Devlin approuva d’un signe de tête et remis ses lunettes de soleil sur son nez. Une star n’en serait pas vraiment une si elle ne se la pétait pas un peu avec une paire de Ray Ban. Puis elle précéda Ezio et sortit. Là, ce fut bizarre. La réaction des gens attendant dehors était partagée. Il y en avait qui tendait leur téléphone dans l’espoir d’obtenir une photo correcte et d’autres qui ne les regardait même pas, gardant les yeux rivés sur la porte d’entrée. Ceux-là avaient probablement dû suivre le mouvement comme des moutons et ne savaient même pas qui ils attendaient. Ou alors il s’agissait des fans de Scarlett. Parce qu’elle en avait.

C’est ainsi que Devlin suivit le conseil de son mari et se la joua star. Encore plus que tout à l’heure puisqu’elle repoussait doucement toutes les mains qui se tendaient vers elle pour se frayer un chemin vers… ben oui, tiens, vers où ? Aucune idée mais en tout cas, le but était de sortir de la cohue. Et c’était pas mal, ils avaient vraiment l’air de véritables vedettes, si ce n’est qu’il leur manquait un garde du corps pour aller avec. Bon d’accord, la carrure d’Ezio sous-entendait qu’ils n’avaient pas spécialement besoin, mais tout de même. Bref, en jouant un peu des coudes, elle parvint à sortir de la cohue sans trop de dégâts et sans que tout le monde ne les colle. Décidément, elle avait un talent certain pour se sortir des situations les plus étriquées. Quoi qu’il en soit, la jeune femme se tourna vers son mari pour voir que lui aussi ne s’en sortait pas si mal et c’était normal, personne ne se tenait bien longtemps sur son passage. Le pauvre par contre, c’était la deuxième fois de la journée que ça lui arrivait et donc encore plus de courbatures plus tard.
Après quoi elle consulta sa montre et estima le temps qu’il lui faudrait pour se préparer pour se rendre à ce genre de soirées mondaines.

    « Je pense qu’on a encore un peu de temps devant nous. Tu veux qu’on cherche le casino pour faire du repérage ? »


C’était toujours mieux s’ils voulaient s’incruster parce que, forcément, leurs noms ne seraient pas sur la liste. Elle leva aussitôt la tête à la recherche de plaques indiquant « casino » et n’eut même pas à chercher longtemps. Soit c’était LE bâtiment de la ville, celui qu’il fallait voir à tout prix, soit les cap-verdiens voulaient vraiment que les touristes aillent claquer tout leur fric au craps, black jack et dans les machines à sous. Dans tous les cas, c’était une chance important puisque plus le bâtiment était important, plus ils avaient de chance de pouvoir entrer sans trop se faire remarquer par les gorilles qui se trouveraient devant l’entrée.

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MessageSujet: Re: Not a honeymoon → Ezio   Lun 22 Fév - 20:39

Pour bien faire, il aurait fallu une musique rap bien lourde et un ralenti ou deux pour aller avec leur sortie de stars. Lunettes de soleil sur le nez, sacs Dior au bras, côte à côte comme deux célébrités. À la limite, vu comme ça, il voulait bien être pris en photo sous toutes les coutures et se la péter un peu, surtout avec la Scarlett dans le magasin en train de choisir sa robe ou son bijou du moment. Dès qu’ils mirent un pied dehors, quelques appareils photo se déclenchèrent, mais l’effet mourut très vite, on aurait même dit que les appareils eux-mêmes poussaient un soupir de déception. La plupart des visages se détournèrent d’eux pour se braquer de nouveau sur la porte. D’autres en revanche jouèrent le jeu, et c’était suffisant. Une mini foule de fans qui ne savaient même pas qui ils étaient s’était formée, comme un contrepied aux groupies de Johansson. Des mains se tendaient, et à force il se sentit plus comme le pape que comme une star, comme s’ils essayaient de toucher son crâne en échange d’un miracle ou quelque chose comme ça. Bon, ça ne lui plaisait pas tant que ça, au final, c’était bien pour ça qu’il était manager et pas le point de mire, comme sa femme. Ils se frayèrent tout de même un chemin dans le tas, suivant sa femme à la trace, donnant des coups d’épaule de ci de là.

Une fois libéré de leurs entraves humaines, ils purent se poser la question de la soirée à venir. Où, quand, comment ? Devlin proposait de faire du repérage, et il était bien d’accord avec elle. Un coup, ça se préparait, et c’était bien ce qu’ils comptaient faire. Et pour commencer, ils n’eurent même pas à chercher longtemps le casino en question. Ils auraient aussi bien pu suivre les riches à la trace. Ils se dirigèrent donc vers l’imposant bâtiment on ne peut plus kitsch, et en voyant l’entrée, Ezio ne put s’empêcher de se bidonner : tapis rouge, ballet de limousines avec voituriers, des photographes déjà en place même si la soirée ne commençait pas avant deux heures. Et surtout, à l’entrée, des employés qui accueillaient les clients et les invités, qui avaient tous des têtes d’Indiens. Vraiment ? C’était pousser le cliché jusqu’à l’autre bout du monde, tout de même ! Il faut croire que le bon peuple d’origine des Amériques avaient su s’exporter dans le monde entier et mettre la main sur tous les casinos de la planète. Bon, première chose à faire, observer l’entrée principale. Il était clair que certaines personnes entraient pour jouer, et ceux-là n’avaient pas l’air particulièrement bien sapés ni quoi que ce soit, et entraient sur simple passage sous un portique histoire de vérifier qu’ils n’étaient pas armés – grandiose ! – et que d’autres venaient spécifiquement pour la soirée, bien habillés et présentant, eux, une invitation.

« Bon, on va peut-être bien pouvoir rentrer par la grande porte et aviser une fois à l’intérieur, effectivement… »

En plus, le jeu, il connaissait bien. Vision terrible de lui posé à une table de black jack avec sa femme sexy dans sa robe Dior vautrée sur son épaule à lui servir de porte-bonheur comme un bon vieux film noir… Bon !

« Viens, on va faire le tour du bâtiment, histoire de se préparer une sortie de secours au cas où ! Et puis ptêtre bien qu’on trouvera une entrée plus directe. »

Se déguiser en serveurs et entrer sous couverture ? Ou même glisser un pot-de-vin au commis le plus jeune et le moins fiable, pour se glisser discrètement sur le lieu du crime… Il y avait pas mal de possibilités. Bon, il faudrait qu’il se trouve un costume, tout de même. Assommer un videur pour lui piquer son smoking était un peu too much, en revanche il y avait forcément un vestiaire, dans ce bâtiment, et il était sûr de pouvoir se trouver quelque chose de plus classe qu’un short de bain. Il voulait bien se faire passer pour ce qu’il n’était pas pour rentrer, mais ensuite, une fois dans la place, il voulait la totale, le smoking, le champagne, tout. Comme il était assez simple de faire le tour du bâtiment, ils purent observer la porte des cuisines par laquelle les employés entraient et sortaient régulièrement jeter des ordures ou fumer leur clope. Il y avait en plus de ça une autre entrée, une porte close, probablement une sortie de secours. Bon, eh bien ça leur laissait pas mal de choix. Il se tourna vers sa femme avec un sourire.

« Alors, qu’est-ce que t’en dit, on la joue comment ? »

C’était bien le plus fun dans leur métier, la façon qu’ils pouvaient de se réinventer sans cesse et d’inventer toujours des manières de profiter de la vie sur le dos des riches.
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MessageSujet: Re: Not a honeymoon → Ezio   Ven 26 Fév - 19:03


Si Devlin s’était attendue à un immense bâtiment blanc de style colonial, elle s’était lourdement trompée, ça ressemblait… à rien en fait, tellement c’était kitsch. Mais ce n’était pas faute d’essayer, avec le tapis rouge et les limousines. Enfin bon, ça n’en restait pas moins « prestigieux » en quelque sorte et puis, et c’était surtout qu’elle avait remarqué, il y avait d’authentiques indiens un peu partout. Pas ceux de Bombay, qui était plus courant en Europe, mais bien les peaux rouges et ça la subjuguait, ne serait-ce qu’un peu. Ben oui, si c’était normal pour son mari qui avait grandi sur leurs terres, elle n’en avait vu que très rarement et elle n’était même pas sûre que ça soit des vrais contrairement aux péruviens qui venaient vendre des bracelets et jouer de la flûte de pan sur les marchés à Galway. Si bien qu’elle en oublia un moment de faire son repérage et c’est Ezio qui la rappela à l’ordre en lui signalant qu’ils allaient peut-être pouvoir entrer par la grande porte en fin de compte. Ah ben oui, il n’avait pas tort puisque d’après ce qu’elle voyait, il n’y avait pas de liste mais bien des cartons d’invitation.

Elle acquiesça et suivit son mari qui proposait de faire le tour du bâtiment pour se trouver une sortie de secours ou bien une entrée plus sûre. Une des règles de base là-dedans était de toujours prévoir plusieurs plans au cas où les premiers rateraient. Ça arrivait tout le temps. La traditionnelle porte de service qui vous permettait de vous la jouer mission d’infiltration comme dans les jeux vidéo ainsi que la sortie de secours. Tant de possibilités que ça vous en filerait le tournis. Et elles étaient bien sûr toutes envisageables, il valait mieux tout prévoir. Devlin était déjà en train de faire la liste de tout ce qu’il fallait prendre avec eux ce soir-là, à commencer par une belle liasse de billets au cas où ils devraient soudoyer quelqu’un. En revanche, la rouquine était plutôt contre le fait de se déguiser. Non parce que ça ne devait poser aucun problème à Ezio, lui qui n’avait pas de cheveux à coiffer et laquer, et pas de maquillage à appliquer non plus. C’est qu’elle n’était pas cette idiote de Natasha Romanoff ou un playmobile, elle ne pouvait pas se changer avec tant de facilité sans foirer ses deux heures de préparation et c’était bien dommage.


    « Je propose qu’on trouve un couple de pigeons devant l’entrée et qu’on leur pique leurs invitations. Puis si ça marche pas, on a qu’à défoncer la porte de sortie de secours. Et si ça non plus ne marche pas, alors pot de vin. C’est pas possible qu’aucune de ces trois techniques ne fonctionne. »


Voilà et puis il fallait que ça se passe dans cet ordre, surtout. La première option étant de loin la meilleure puisqu’elle leur permettait de ne pas se salir ainsi que de ne pas perdre d’argent bêtement. Oh ça, elle était sûre que son mari le regagnerait en un rien de temps une fois à l’intérieur du casino, mais bon voilà, par principe.
Par contre, ce qui était vraiment chouette, c’était de savoir que si jamais ça tournait mal, on ne savait jamais, ils pouvaient tout à fait se tirer en passant par les espèces de cuisine à l’arrière.
Bien, désormais, ils savaient tout ce qu’ils devaient savoir pour pouvoir être de la partie et il était temps qu’ils rentrent à l’hôtel sinon Devlin serait obligée de les mettre en retard parce qu’elle n’aurait pas le temps de mettre la touche finale à son maquillage, sinon. Ils revinrent donc sur leurs pas et elle espéra croiser leur couple de pigeon maintenant mais il était encore trop tôt pour ça, manifestement. Bon tant pis, ils feraient ça plus tard, alors.

Une fois de retour à l’hôtel, Devlin fit comme à son habitude lorsqu’il fallait qu’elle se prépare, c’est-à-dire qu’elle abandonna Ezio pour foncer à la douche. Une chance que lui ne soit pas du genre à y rester des heures et des heures. Elle non plus pour le coup, puisqu’elle n’avait pas le temps. Puis elle monopolisa la salle de bains pendant un long moment mais en sorti à temps pour que son mari puisse se préparer à son tour.
Par contre, pour retourner au casino, point de tuk-tuk cette fois, un taxi ordinaire ferait tout à fait l’affaire. Ils n’avaient plus qu’à marcher un peu devant l’entrée où, à présent, de tas de gens faisaient la queue mais pas de stars à l’horizon. Il fallait croire qu’on faisait d’abord entrer les friqués et ensuite les célébrités, celles qui se faisaient toujours attendre.
Devlin scrutait la foule à la recherche des grands élus quand son regard tomba sur un type, un peu en retrait de la file d’attente et qui venait tout juste de glisser deux invitations dans l’une des poches du manteau qu’il avait posé sur son avant-bras. Parfait. Léger coup de coude à son mari puis désignation du menton pour lui signaler qu’elle avait trouvé la cible parfaite.


    « Je crois qu’il est gay, c’est toi qui devrais y aller, honey. »


Et elle ne disait pas ça à cause de son allure mais simplement parce qu’il venait de méchamment reluquer les fesses du gars qui venait de passer à côté de lui. Ezio devait juste l’emmener dans un coin et lui parler de tout ce qu’il voulait pendant qu’elle lui faisait les poches. Ce qui n’était pas plus mal en fin de compte puisqu’elle était minuscule et pouvait se montrer très discrète quand la situation l’exigeait.

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MessageSujet: Re: Not a honeymoon → Ezio   Dim 28 Fév - 21:50

Le plan de Devlin était tout comme Ezio les aimait : efficace, sans fioritures et quelque peu direct. En gros, ils allaient faire ça à leur façon : impro. Et c’était encore à ça qu’ils étaient les meilleurs, après tout, en quelque sorte, ils travaillaient dans l’industrie du spectacle, donc rien de surprenant à ça. Et de toute façon, il n’y avait pas vraiment de souci à se faire. Dans ce monde parfait, l’argent résolvait tous les problèmes, à tous les niveaux, avec tout le monde. Personne n’était incorruptible, tout le monde avait son prix, et rien qu’en sachant cela, ils pouvaient foncer tête baisser l’esprit tranquille. En attendant, il leur fallait retourner à l’hôtel. Le style tongs et maillots de bains n’avait pas l’air d’être le genre de la maison, même si le casino ne payait pas vraiment de mine. Ezio savait bien comment ça allait se passer, il sauterait dans un costume loué à son intention par la réception de l’hôtel de luxe où ils créchaient et ensuite il attendrait deux heures que sa femme ait fini de se préparer. L’attente valait toujours le coup, cela dit, et puis se préparer à une soirée faisait déjà partie de la soirée en elle-même, tout le plaisir était là, à ce qu’il paraît. Quoiqu’il en soit, sa vision du futur fut perturbée par le fait que sa femme fonça dans la salle de bains avant lui, la petite maligne, et il se contenta de rester vautre devant la télé le temps qu’elle ait terminé avant d’aller à son tour se préparer, et il fallait bien dire qu’ils avaient vraiment l’air de deux invités d’une soirée VIP, tous les deux. Le costume ne faisait pas tout, il y avait la classe naturelle, forcément. Ezio enfila sa toute nouvelle montre pour l’occasion, et ils repartirent en taxi au casino.

De retour sur place, ils patientèrent quelques minutes pour observer comment l’entrée des invités se faisaient, jusqu’à ce que Devlin repère une proie potentielle. Un jeune type tout seul qui faisait la queue comme les autres. Il croisa le regard de sa femme avec un sourire et l’abandonna quelques instants le temps d’aller faire la conversation, sachant qu’elle ne serait pas loin. Il rejoignit le type, qui lui jeta un regard impressionné mais sans plus. Ah ! Si c'était comme ça... Il tira sur le col de sa chemise d’un air épuisé.

« Pfiou, j’ai bien cru ne jamais arriver à temps, toute la rue était bloquée pour l’arrivée de Scarlett Johansson et ce type, là… »

Autant le début de sa phrase ne sembla pas passionner le type, autant la fin le fit dresser les oreilles. Ezio n’avait pas besoin de donner un nom, le mec allait s’en charger pour lui, et il choisirait sa star préférée, parce que les gens étaient comme ça, pleins d’espoir.

« Ryan Reynolds ? Il est là ?? »

Aucune idée, mon pote. Ezio ne voyait même pas qui c’était, honnêtement. Mais il hocha la tête d’un air impressionné et désigna la ruelle dans son dos.

« Ils posent encore pour les fans, c’est une horreur. »

L’autre n’avait pas l’air d’être de son avis, et il commença à s’éloigner de la file d’attente. Ezio le rattrapa d’un air concerné et ajouta, voyant sa femme s’approcher du coin de l’œil :

« Faites gaffe à vous, les fans sont assez extrêmes, par ici. »

Le type avait l’air de s’en foutre, en même temps il entrait probablement dans la case des fans extrêmes, vu son regard exorbités. Ezio lui donna deux ou trois détails sur l’emplacement supposé de son idole et de sa blondasse, assez loin pour leur laisser le temps, à Devlin et à lui, de faire la queue et de rentrer dans le casino, ni vu ni connu. En espérant que les invitations ne soient pas nominatives, évidemment, mais bon, Devlin était irlandaises, et lui avait une tête d’étranger, ils pouvaient tous les deux prétendre porter des noms qui ne correspondaient pas au premier abord à leur tronche. Il rejoignait sa femme et passa un bras autour de ses épaules. Inutile de demander si elle avait les invitations, il savait qu’elle avait la main leste – en tout bien tout honneur, évidemment, enfin ou pas. Ils n’avaient plus qu’à se présenter à l’entrée.

« Tu es prêtes à poser sur leur tapis rouge local ? »

Ah ils seraient beaux à voir demain matin dans les pages people de la feuille de choux locale, personne ne saurait qui ils étaient mais comme ils seraient là, en photo pour cette soirée, tout le monde se dirait qu’ils étaient des stars quand même, et puis c’est tout.
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MessageSujet: Re: Not a honeymoon → Ezio   Dim 6 Mar - 18:15

C’était toujours super intéressant de voir son mari à l’œuvre. C’est qu’il était bourré de talent et qu’elle aurait pu le regarder rouler des gens dans la farine durant des heures. Mais là, elle n’avait pas des heures, alors elle se tenait un peu à l’écart, ayant l’air affairé pour ne pas avoir l’air trop suspect – tout un art -, attendant le moment propice pour agir. Là, Ezio était parvenu à faire en sorte que le pigeon s’écarte un peu de la foule, elle n’avait plus qu’à passer à l’action. Même pas besoin de sortir le grand jeu comme dans les films, pas besoin de feindre la collision ni quoi que ce soit de genre puisqu’elle n’avait qu’à frôler le type et faire disparaître les entrées dans sa pochette comme si de rien n’était. Le tour était joué, comme quoi, ils n’avaient pas besoin de tous ces autres plans mais c’était une sécurité. Bref, son mari revenait déjà vers elle, ils pouvaient donc entrer. Enfin, il fallait d’abord qu’ils passent sur le tapis rouge à leur tour, sous le crépitement des flashs des appareils photos. Alors certes, aucun des photographes présents ne les reconnaîtraient mais ils les prendraient probablement pour quelque riches héritiers, peut-être des amis de Paris Hilton, qui sait.

    « Après la journée qu’on a eu, j’attendais que ça ! »


Après les séances autographes et photos « volées » de cet après-midi, c’était en effet la suite logique des événements. Devlin entoura la taille d’Ezio de son bras libre, parce que c’était super important qu’ils aient l’air fous l’un de l’autre pour les photos. Et c’était le cas mais il fallait que ça se ressente à fond, quoi. Fouler le tapis rouge avait quelque chose de glamour, et la rouquine s’arrêtait de temps en temps pour qu’il n’y ait pas de flou de mouvement sur toutes les photos non plus, que certaines soient exploitables pour tel ou tel magazine et aussi parce qu’ils n’étaient pas seuls sur le tapis rouge et que les couples qui les précédaient s’amassaient déjà devant l’entrée où leurs invitations étaient vérifiées. Devlin sortit donc les « leurs » de sa pochette et en tendit une à son mari avant d’examiner la sienne d’un peu plus près. Une invitation somme toute normale, pour ce qu’elle en savait. Oui parce que bon, elle ne s’était que très rarement rendue dans des fêtes où il fallait présenter ses invit’ d’abord. A ceci près que la sienne portait un nom, et pas n’importe lequel : Steve quelque chose. Elle aurait pu tenter de lire le nom de famille aussi mais ça avait vaguement l’air finnois…

    « Mince, y a les noms dessus. Fais-voir celui qu’il y a sur la tienne. »


Avec un peu de chance, ça serait un nom féminin, ce qui lui siérait tout de suite mieux que Steve. En plus Steve, ça venait juste après Kevin dans les prénoms nuls, non ? La jeune femme se pencha pour lire le nom lorsqu’elle vit « Yrjö », elle décida qu’elle préférait encore s’appeler Steve. Et puis elle l’avait bien dit que ce type était gay. Bon, Devlin tâchait de se convaincre que des tas de femmes portaient des prénoms masculins et inversement tandis qu’ils arrivaient devant l’armoire à glace censée valider leurs entrées. Une fois qu’il eut les invitations en mains, son regard passa des noms à leur tête pour finir par la détailler elle de bas en haut en haussant un sourcil. A croire que c’était plus crédible pour Ezio d’avoir un nom scandinave que pour elle d’en avoir un masculin, enfin bref, la jeune femme prit son air impatient en roulant des yeux comme si c’était la même chose à chaque fois et bien qu’elle remarqua bien qu’il avait très envie de lui demander si elle s’appelait bien Steve, il finit par hausser les épaules et par les laisser passer. Ce qui était extrêmement bien étant donné que quelqu’un, et tous deux savaient pertinemment de qui il s’agissait, criait derrière eux qu’il avait perdu ses invitations ou qu’on les lui avait volées. Ils se hâtèrent donc d’entrer dans le casino et c’était bon, ils étaient sauvés.

A l’intérieur, et bien que le casino soit manifestement peuplé de gens de la haute et tout ce qui s’ensuit, c’était comme à l’intérieur de n’importe quel casino. Du moins, de ce que Devlin en connaissait, c’est-à-dire qu’elle avait vu plein de films et séries sur Las Vegas mais en dehors de ça, elle n’était jamais vraiment entrée dans l’un de ces établissements.

    « Par quoi tu veux commencer ? »


Pour sa part, elle avait bien envie de tenter les machines à sous mais si elle faisait ça, elle savait que ça lui prendrait des heures, voire la soirée à cause de la fameuse technique des guetteuses qui consiste à attendre, même à compter – oui parce que dans les films, on vous apprend qu’au casino, il faut toujours compter – le nombre de personnes qui passent par la même machine pour surgir, tel Zorro, au bon moment et rafler le jackpot.

✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤

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MessageSujet: Re: Not a honeymoon → Ezio   Mer 9 Mar - 20:07

Aucune pitié pour le pauvre neuneu à qui ils venaient de piquer les billets d’entrée. D’abord, le mec devait avoir l’habitude de ce genre de petite sauterie, il en avait probablement trois par semaine de marquées dans son agenda, alors une de plus ou une de moins… En plus, il était clair que son compagnon allait lui foutre un lapin, on n’arrivait pas en retard à une soirée VIP sous peine de ne pas se faire photographier – une fois que les vraies célébrités étaient rentrées, les paparazzis se dispersaient, ils se foutaient bien des retardataires. Non, le bonhomme ne comptait pas venir, et ainsi, Devlin et Ezio évitaient sûrement au pauvre gars l’humiliation d’un lapin, il pourrait toujours prétendre ne pas avoir pu rentrer parce qu’il s’était fait voler ses entrées plutôt que parce que son rencard s’était débiné. C’est donc l’esprit tranquille, la conscience propre et même avec une certaine fierté qu’Ezio se dirigea vers le mec qui vérifiait les noms et les entrées, avec sa jolie petite femme à ses côtés, profitant à fond du moment, comme il profitait toujours de tout, de toute façon. C’était un état d’esprit, un art de vivre. Bien collé à Devlin, il afficha son plus large sourire, qui était une de ses forces, il fallait bien l’avouer, rien que pour les photographes qui les mitraillaient déjà de loin sans savoir qui ils étaient. Il suivait le rythme de sa femme, prenant la pose à ses côtés.

À l’approche de l’entrée, ils se rendirent compte que leurs invitations étaient nominatives, pour Steve et Yrjö, plus exactement. Yrjö ? Probablement un Islandais, il y avait cette chanteuse sous acides, là, qui avaient un nom un peu similaire. La logique aurait voulu que Devlin prenne cette invitation-là, vu que personne, absolument personne n’aurait pu deviner s’il s’agissait d’un nom féminin ou masculin, mais elle trouvait Yrjö trop moche pour elle, et il pouvait la comprendre. Ils tentèrent donc leur chance ainsi. Le truc bien, avec les people, c’était qu’on acceptait tout de leur part, que plus rien n’étonnait, particulièrement les gens comme ce type à l’entrée dont le métier était littéralement de subir toutes les bizarreries des VIP qu’il voyait passer toute la journée. Il eut bien un moment de doute, mais Devlin à côté sortait le grand jeu, roulait des yeux d’un air impatient, tandis que lui fixait l’employé d’un air insistant, à deux doigts de faire un scandale, enfin c’était l’impression qu’il donnait, et il était clair que le mec n’était pas assez payé pour ce bordel, de sorte qu’il les laissa passer sans plus se poser de questions.

Une fois à l’intérieur, c’était un peu un paradis pour escroc, si ce n’est que les casinos étaient probablement les lieux les plus surveillés et les mieux gardés de la planète, plus que les banques, plus que les aéroports. Sa femme lui demanda par quoi il voulait commencer et il désigna le petit accueil où ils pouvaient échanger quelques billets contre des jetons pour jouer.

« Trouve-nous à boire, darling, je m’occupe des munitions. »

Il embrassa sa femme sur le front et s’éloigna. C’était presque James Bondien, comme situation. Il alla échanger cent dollars contre les fameux jetons, décidé à ne pas dépenser plus ici, mais à gagner au moins le quadruple, en revanche, et retrouva sa femme.

« Tu sais que j’ai cru voir George Bush Senior ? Ou alors c’était Clint Eastwood, je ne sais pas trop… »

Un photographe surgit à ce moment-là et il prit la pose à côté de Devlin avant que le type disparaisse aussi vite qu’il était apparu.

« Une petite roulette, ça te tente ? Qu’on sache à quoi s’en tenir niveau chance pour ce soir. »

Et si la chance n’y était pas, peu importait : forcer le destin à se plier à leur volonté était précisément ce qu’ils faisaient de mieux. Il entraîna Devlin vers la table où quelques personnes se pressaient au-dessus d’une roulette à l’ancienne. Ezio haussa un sourcil : cette fois, il avait l’impression de voir Joan Rivers, mais elle était morte, non ? Quoique, aux dernières nouvelles, lui ne voyait pas encore les morts, donc elle devait être toujours vivante. Il se demandait bien d’ailleurs quel genre de morts pouvait se balader dans le coin. Il se fit une place à la table et attira sa femme contre lui, pour entrer dans le jeu. Quelques personnes les regardèrent, visiblement curieux de savoir qui ils étaient, cherchant à savoir quelles stars les honoraient de leur présence. Dans deux seconde, il y en avait un qui allait lui demander s’il n’était pas Vin Diesel, on lui posait souvent la question, il ne savait pas pourquoi. Bon, la roulette n’était peut-être pas une bonne idée, finalement.
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Devlin Monthawk
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MessageSujet: Re: Not a honeymoon → Ezio   Dim 13 Mar - 18:08

Trouver à boire, okay, c’était une mission comme une autre. Et autant y aller à fond, même, raison pour laquelle Devlin ne daigna même pas accorder un regard aux serveurs qui essayaient tant bien que mal de se frayer un chemin parmi la foule pour aller directement au bar. Pas de champagne, non, ce n’était pas assez James Bond-like à son goût. Et en parlant de James Bond, elle leur commanda même deux vodka martini, au shaker, pas à la cuiller, comme ça ils seraient totalement plongés dans l’ambiance. Et pendant qu’elle attendait la commande, un gars s’approchait avec un sourire malsain. Ou peut-être pas, mais c’est comme ça qu’elle voyait les choses. Non vraiment, la dernière des choses dont elle avait envie ce soir-là, après la journée qu’Ezio et elle avait passée, c’était bien de se faire draguer par un inconnu. Par Leo s’il était là, pourquoi pas ? il n'avait pas d'oscar, alors il pouvait bien juste la draguer, mais par n’importe qui, ça non. Si bien qu’afin d’éviter son regard à tout prix, elle préférait regarder du côté du barman qui avait disparu et prenait manifestement son temps. Enfin quoi, il était parti cueillir des olives au bord de la méditerranée ? Il en mettait du temps !

    « Vous êtes Amy Adams, non ? »


Et voilà, il avait carrément eu le temps de lui adresser la parole. Puis, qui ça ? Probablement une autre rousse parce que c’est bien connu que toutes les rousses se ressemblent et pourtant, on ne l’avait jamais confondue avec Nicole Kidman. Mais en y réfléchissant bien, elle croyait voir de qui il s’agissait et ça ne lui plaisait pas du tout, c’est donc avec une petite grimace de dégoût qu’elle répondit :

    « Quelle horreur, non ! »


Avant de récupérer ses verres, puisque que le barman avait cru bon de refaire surface au même moment et de se tailler vite fait pour retrouver son mari. Ce qui n’était jamais bien difficile puisqu’il dépassait toujours d’une tête au moins tous les autres. Et une fois qu’elle l’eut rejoint, il lui annonça qu’il croyait avoir vu George Bush père. Ou Clint Eastwood et Devlin ne put s’empêcher de se marrer parce qu’il n’y avait qu’Ezio pour confondre deux personnes qui se ressemblaient si peu. Enfin, lui et l’autre abruti de tout à l’heure mais chez son mari, elle trouvait ça charmant. C’est alors qu’un photographe surgit à la sauvage d’elle ne savait où pour leur voler leur âme une photo pour repartir ensuite. Puis elle lui tendit son martini avant de répondre :

    « Si jamais tu le recroises, évite de dire que t’as reconnu George Bush, au cas où ça serait vraiment Clint Eastwood, je crois pas qu’il le prendrait bien. Mais t’as de la chance, moi j’ai croisé qu’un anonyme qui m’a prise pour une autre rousse, tu le crois, ça ? »


Enfin bon, elle allait bien finir par s’en remettre, surtout qu’Ezio venait de lui proposer de s’attarder un moment à la roulette. Oui bon, là il n’y avait pas vraiment de tricher en comptant, mais comme il venait de le dire, ils seraient fixés quant à leur chance aussi se laissa-t-elle entraîner vers la table où se massait déjà pas mal de monde. Devlin chercha Sharon Stone du coin de l’œil parce que quand on pense casino, on pense Sharon Stone ou Julia Roberts mais il n’y avait que des grandes blondes dans ce coin-là. Mais point de Sharon en vue, par contre, il y avait là une espèce de Kate Moss blonde qui ne pouvait être qu’un mannequin ou une héritière puisqu’elle attirait les photographes telle la flamme le papillon. D’un petit coup de coude, elle attira l’attention de son mari vers la « célébrité ».

    « C’est qui ? »


Elle qui croyait être à la page niveau people, ça prouvait bien qu’elle ne l’était pas tant que ça. Ou alors que leurs prétendues stars n’en étaient pas vraiment… à quelques exceptions près, puisque peut-être Clint Eastwood. Bref, ils étaient là pour jouer alors ils allaient jouer ! Devlin fit signe à Ezio de lui donner des jetons comme s’ils étaient au luna-park à la fête foraine et pas dans un vrai casino et se pencha pour miser sur le 33. Juste comme ça parce que s’il y avait bien quelque chose en quoi elle ne croyait pas, c’était les chiffres porte-bonheur. Suspens intense tandis que le croupier lançait les traditionnels « les jeux sont faits, rien ne va plus » et éclat de joie lorsque ce fut le 33 qui sortit, même si elle n’avait pas misé grand-chose pour commencer. C’était de ne pas perdre qui faisait que c’était cool, surtout. Mais bon, gagner une fois ne voulait pas dire que la chance était de leur côté et la rouquine laissa son mari faire la mise suivante alors qu’elle scrutait les visages autour de la table. C’est fou comme elle ne reconnaissait personne. Même pas le type louche à l’autre bout qui lui faisait des grands sourires de psychopathes en faisant un huit avec les doigts. Euh, c’était pas de la triche, ça ? Surtout que le mec en question n’était pas discret du tout mais personne ne semblait le voir… là était peut-être toute l’explication.

    « Eh honey, tu le vois le gars bizarre qui fait des signes à l’autre bout de la table ou pas ? » murmura-t-elle alors qu’il n’y avait pas vraiment besoin à cause du bruit qu’il y avait partout.

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MessageSujet: Re: Not a honeymoon → Ezio   Ven 18 Mar - 19:29

Une autre rousse ?? Comment cet anonyme avait-il pu oser confondre sa femme avec une autre rousse, ou même avec une autre tout court, d’ailleurs ? Il était évident, quand on regardait Devlin, qu’elle était Devlin, et qu’elle était unique. C’était totalement illogique et paradoxal de confondre un être unique avec quelqu’un d’autre puisque unique voulait dire unique. C’était du moins une évidence pour Ezio, mais il ne fallait pas s’attendre à ce que la plèbe soit au même niveau, après tout. Il consola sa femme d’un baiser – vit les photographes les flashouiller à fond, les coquins – et crut bien se souvenir de quelle autre rousse sa femme parler, mais en fait non, ça ne lui revenait pas. Il savait bien qu’il y en avait une qu’elle aimait encore moins que toutes les autres, mais hé ! Il était évident qu’il ne voyait pas les autres femmes, oui oui, et qu’il ne risquait donc pas de se souvenir de leur tête et encore moins de leur nom. Mais il savait maintenant ce que ça faisait vu qu’on lui demandait de temps en temps s’il était Vin Diesel et que ça le gonflait un peu, à force. Il était plus grand, non ? Et plus costaud, aussi, enfin il lui semblait. Bon, après, lui aussi avait tendance à confondre tout le monde avec tout le monde, et peu importaient l’âge, l’origine ou même le genre de la personne, quand il ne s’agissait pas de criminels qu’il recherchait, il ne s’intéressait pas à la tête des gens. D’ailleurs, sa femme lui conseilla sagement de ne pas demander au vieux débris s’il était Clint ou George. Bref, nul besoin de s’énerver, Devlin était revenue avec des vodka martini, le choix de la classe et du bon goût, et ainsi armés de boissons et de jetons, ils purent se jeter dans la fosse aux lions des jeux de hasard. Et quitte à compter sur le hasard, quoi de mieux que commencer par quelques petits tours de roulette ?

Une fois à la table de jeu, Devlin attira son attention sur une blonde maigrichonne qui enchaînait les pauses pour les paparazzis. Elle faisait ça si bien – gestes automatiques, pauses absolument pas naturelles et sourire fixe – que ce devait être son métier, en fait. Il eut beau se creuser, il ne voyait pas du tout qui c’était, mais il savait aussi que Devlin n’attendait pas vraiment de réponse de sa part, elle savait bien comment il était, par rapport à ça. Il tenta quand même, pour le sport :

« Peut-être une des sœurs, là, les jumelles à tête de pug… »

Mais siiiiiii, qui avaient genre trois ans et qui jouaient une seule gamine dans cette série, cette série, lààààà… Bon bref il abandonnait, il avait plus de chance de gagner à la roulette là tout de suite maintenant que de se souvenir de qui il voulait parler, de quelle série télé il voulait parler et mieux encore, qui était vraiment cette fille. Devlin prit les choses en main, misa sur le 33 et aussitôt, ils gagnèrent leurs premiers gains. Ezio récupéra leurs jetons d’un air modeste, non pas comme s’il avait l’habitude de gagner à la roulette – faudrait pas que les vigiles pensent déjà qu’ils trichaient d’une façon ou d’une autre – mais comme si cet argent n’était rien en regard de leur fortune déjà existante. C’était à son tour de miser et il allait le faire quand sa femme lui demanda s’il voyait un type louche en face d’eux. Il voyait bien un types, plusieurs en fait, mais pas vraiment là où elle le lui montrait, sans parler qu’ils n’étaient pas louches, ils avaient juste la tête habituelle des accros au jeu, pâle, désespérés et en même temps pleins d’espoir. Déprimants, quoi.

« Désolée, chérie, mais je ne le vois pas. Il te fait quoi, comme genre de signe ? »

Pendant qu’ils parlaient, le croupier avait relancé la roulette, sans qu’Ezio ait eu le temps de miser. Pas grave, ça serait pour le prochain tour. Cette histoire de signes était perturbante.

« Tu crois qu’il peut nous aider ? Ça t’est déjà arrivé d’en voir qui connaissaient l’avenir ou un truc comme ça ? »

Comme si voir des esprits n’étaient déjà pas assez flippants comme ça. Il avait encore beaucoup à apprendre sur le sujet, mais quand même. La roulette s’arrêta devant eux et le numéro 8 sortit, sur lequel personne n’avait misé, et il n’aurait pas misé dessus non plus, franchement. Ça tombait bien.
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MessageSujet: Re: Not a honeymoon → Ezio   Mar 29 Mar - 20:46

C’est ça qui était beau dans leur mariage : aussi évasif que puisse être Ezio par moment, Devlin le comprenait toujours. Enfin ou presque, il voulait parler des jumelles Olsen, non ? Et à bien y regarder, il avait peut-être raison. Bien que ces blondes se ressemblaient toutes, de toute façon, surtout dans le showbiz, toutes botoxées et refaites qu’elles étaient à même pas trente ans. Enfin bref, ça n’avait que peu d’importance puisqu’ils étaient à présent accoudés à la table de la roulette, en train de jouer. Et pour ce qui était du type en bout de table, il semblerait qu’elle soit la seule à le voir. C’est que tous les fantômes n’étaient pas moches à voir, du genre avec un œil ressortant de son orbite ou en putréfaction et tout ce qui va avec, des fois, ils ressemblaient à n’importe quelle personne vivante et dans ces cas-là, c’était difficile de les distinguer et, par conséquent, d’éviter leur regard. Et là en l’occurrence, elle avait planté son regard droit dans le sien et s’attendait à ce qu’il lui demande de lui rendre service d’une façon ou d’une autre tôt ou tard. Quoique en attendant, c’était le huit qui venait de sortir.

    « Là, il a fait un huit. »


Bien que le petit monde qui stationnait autour de la table était pour le moins bruyant, Devlin s’était un peu rapprochée de son mari pour ne pas avoir à crier. Puis Ezio lui demanda si elle pensait qu’ils pouvaient les aider et puisqu’ils misaient de l’argent et que les péquenauds qui en ont peuvent dire que l’argent ne fait pas le bonheur autant qu’ils le voudront, elle ne serait jamais de cet avis, elle prit le temps de la réflexion. Elle chercha dans sa mémoire si elle avait croisé des esprits qui avaient le pouvoir de prédire l’avenir ou ce genre de trucs bizarres mais elle ne se souvenait que des moments de terreur qu’ils lui inspiraient en passant à travers les murs et autres joyeusetés fantomesques. Pas étonnant qu’elle ait passé une bonne partie de son enfance en thérapie, il fallait un bon bout de temps avant de s’y habituer.

    « Hum pas à ma connaissance mais c’est difficile à dire tout ça... »


Et elle aurait rajouté « déjà en temps normal » c’est-à-dire quand la personne est vivante parce qu’elle voulait bien y croire selon certaines conditions. Ça serait dommage qu’elle, pouvant communiquer avec les morts ne croit plus en rien mais bon voilà, ça ferait trop mauvais dialogue de série B. Bref, en restant objective, ça pouvait très bien être un coup de chance, elle avait bien gagné en misant sur le 33 pas plus tard que tout à l’heure, est-ce que ça voulait dire qu’elle pouvait ajouter « voyante extralucide » à son CV pour autant ? Hey mais c’était peut-être pas une mauvaise idée, ça, ça attirerait une autre clientèle. Mouais sauf qu’en général, les gens qui croient à ça sont rarement riches… non finalement, il valait mieux s’en tenir à juste médium.

A l’autre bout de la table, le fantôme s’agitait à nouveau et la rouquine dut compter – une marge d’erreur devait être prise en compte parce que les maths n’avaient jamais été son fort, oui même une simple addition parfois – pour lui faire comprendre qu’il fallait parier sur le 24.

    « Maintenant il dit le 24, je crois, je sais pas. On peut le croire aveuglément et miser mais pas trop ou voir s’il a encore raison. »


Même qu’elle avait une préférence pour la seconde option. Non pas parce qu’elle était pingre, ils étaient là pour jouer après tout, mais parce que ça ne lui était jamais arrivé qu’un esprit veuille l’aider. D’habitude, ils ne pensaient jamais qu’à leur pomme, la prenant bonniche en lui demandant de faire ci, de faire ça, d’aller trouver telle ou telle personne afin de lui remettre un message de l’au-delà pas du tout flippant quand on la prenait au sérieux. Ah ça, elle s’en était pris des portes en pleine figure et ça faisait partie des raisons pour lesquelles elle préférait éviter tout contact visuel finalement. Tout ça pour dire qu’elle ne faisait pas confiance facilement et encore moins aux morts qu’aux vivants mais si son mari voulait prendre le risque, libre à lui. C’était à son tour de parier, de toute façon.

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MessageSujet: Re: Not a honeymoon → Ezio   Jeu 31 Mar - 16:36

Devlin n’était pas sûre qu’un fantôme puisse leur indiquer l’avenir, mais ça voulait dire qu’elle n’était pas sûre non plus qu’il ne pouvait pas. Et d’ailleurs, ça n’avait peut-être rien à voir avec l’avenir, c’était peut-être juste une histoire d’instinct ou de sensibilité aux ondes ou n’importe quoi d’autre. Un fantôme, de base, c’était déjà étrange, alors pourquoi ne pas croire et accepter sans se poser de question qu’un mort puisse leur indiquer les bons numéros à miser à la roulette ? Tant que ça leur rapportait des sous, Ezio était tout prêt à croire à l’impossible, c’était bien peu cher payé. Sa femme s’était rapprochée de lui pour qu’eux seuls puissent s’entendre avoir cette conversation. Déjà, il ne faudrait pas que leurs voisins joueurs aient envie de miser comme eux, du coup, et en plus, ils ne savaient pas comment ça passerait, niveau règlement, le fait qu’un esprit leur donne les bons numéros. Est-ce que c’était prévu par la direction ? Ezio était pratiquement sûr que non et ça aurait été une super faille du système à exploiter si ce n’est que jamais personne ne les croirait s’ils se faisaient attraper, donc autant dire que mieux valait garder ça pour eux. Le croupier avait relancé la roulette, et Devlin annonça que le fantôme leur indiquait de jouer le 24. Ezio suivit le conseil de sa femme et misa une petite sommes, pas trop petit non plus histoire de ne pas avoir l’air de tâter la température à un jeu censé dépendre complètement du hasard.

Hasard ou coïncidence, la petite bille finit par s’arrêter sur le 24 et le croupier poussa tous les jetons vers Ezio, qui s’en saisit en affichant la joie conventionnel du type qui ne s’attendait pas lui-même à gagner, mais un peu quand même, mais pas trop non plus, bref, le type lambda. Quelques applaudissements retentirent autour d’eux et Ezio se tourna vers Devlin.

« Je pense qu’on aura l’air louche si on gagne deux fois de suite, on n’a qu’à aller voir ailleurs et on reviendra ici tout à l’heure, y a pas de raison que notre nouveau pote bouge de là. Enfin j’imagine… »

Oui parce qu’en fait il ne savait pas trop comment tout ça fonctionnait, et si les morts étaient du genre à squatter les endroits où ils étaient morts – ce qui voulait dire que celui-là était mort pour cause de roulette ce qui était bizarre quand même – ou s’ils se baladaient à droite et à gauche, libres comme l’air ou pire, attachés aux pas des gens, voire de sa femme elle-même. Quoiqu’il en soit, il s’éloigna de la table en attirant Devlin à lui et en évitant soigneusement de croiser le regard du vigile le plus proche, ce qui n’aurait pas manqué d’attirer justement l’attention dudit vigile. Il n’y avait que les coupables qui les repéraient dans la pièce et les gardaient à l’œil. Il goba son cocktail et reposa le verre vide sur le plateau d’un serveur qui passait par là.

« Maintenant qu’on a quelques munitions on peut aller flamber au jeu que tu veux. Je serai ta James Bond Girl ! »

Ici, nul ne serait choqué de voir une femme prendre les choses en mains, c’était l’avantage de s’adonner à une activité qui rendait les gens dépendants. Ezio parcourut la vaste salle du regard et haussa un sourcil en croyant reconnaître un visage. Il glissa son bras autour des épaules de Devlin.

« Tu sais que j’ai cru voir Carlton, là tout de suite ? Ou alors il a un double dans le show-business, on en a tous un, après tout. »

Faut croire que l’ex de sa femme l’obsédait un peu, s’il se mettait à le voir partout. En tout cas c’était bien dommage que ce soit lui qui le voit et pas Devlin, parce que si ça avait été le cas, ça aurait pu dire que Carlton était mort. Quoique la dernière chose qu’Ezio souhaitait à sa femme, c’était d’être hantée par le fantôme de son ex. Il n’y avait quand même pas pire, comme situation.
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MessageSujet: Re: Not a honeymoon → Ezio   Dim 3 Avr - 17:49

Puisque son mari était un homme d’action, il choisit de miser tout de suite afin qu’ils soient en quelque sorte fixés. Et une fois de plus, le fantôme eut raison étant donné que c’est le 24 qui sortit cette fois. Devlin n’avait même pas à feindre la joie de gagner, surprise ou pas surprise, ça lui faisait toujours plaisir de gagner de l’argent, surtout sans rien faire. Là-dessus, Ezio décréta qu’ils valaient mieux qu’ils ne restent pas plus longtemps à cette table, sous peine de paraître suspects et, bien entendu, il avait raison. Là où il se trompait en revanche, c’est quand il disait que leur nouvel ami mort les y attendrait sagement. Non, non, au contraire, il était en train de leur emboîter le pas, s’aperçut-elle en jetant un regard discret en arrière tandis qu’ils s’éloignaient. Ça serait bête qu’on les arrête parce que l’on croyait qu’ils avaient un complice dans la salle. Enfin cela dit, ils pourraient toujours le chercher tant qu’ils voudraient, ils ne le trouveraient pas celui-là. La rouquine vida son verre elle aussi, c’était quand même plus pratique d’avoir les mains libres et se marra à l’idée que son mari joue les James Bond girl. Aucun doute, ça lui irait à merveille et elle s’imaginait déjà à la table de craps en train de lui faire souffler sur les dés pour leur porter chance et de lui claquer les fesses, ce qui serait moins James Bondien comme geste mais ça allait de pair, ces choses-là.

Par contre, s’ils délaissaient la roulette pour aller gagner au craps – ben oui, elle ne savait pas quel était le rayon d’action du spectre, il pouvait peut-être aussi intervenir sur les jeux de dés, on ne savait pas ! – ça reviendrait au même que s’ils n’avaient pas bougé du tout. Donc, il valait mieux qu’ils gardent ça pour plus tard. Et puis ça leur laissait probablement l’une ou l’autre possibilité. Comme les machines à sous par exemple, et ça tombait bien car c’était sa seule idée. Ca au moins, elle était sûre que le fantôme en question ne pouvait rien y faire, à moins qu’il ne décide carrément de rentrer dans la machine pour leur forcer la main, évidemment. Devlin n’eut aucun mal à les repérer, parce que bon, à chaque fois que quelqu’un gagnait, c’était de loin l’endroit le plus bruyant de toute la salle à cause des espèces de sirènes qui se mettaient à hurler et les désigna d’un geste du menton à Ezio.

    « On tente les machines à sous pour le moment ? J’essayerai même pas la technique des guetteuses tout de suite, c’est promis ! »


Voilà, pas la peine d’en rajouter une couche. Enfin bref, c’est à ce moment-là que son mari lui annonça qu’il croyait avoir vu Carlton. A moins que ça ne soit son double célèbre. Ben oui, là encore, il n’avait pas tort, si on la confondait avec Amy Adams et qu’on confondait Ezio avec Vin Diesel alors elle ne voyait pas pourquoi on ne confondrait pas Carlton avec quelqu’un d’autre aussi. Tous logés à la même enseigne, allez ! Mais du coup, si c’était bien ça, ça voulait aussi dire que son mari faisait une toute petite, vraiment minuscule fixation et cette idée ne lui déplaisait pas vraiment, parce que si c’était elle qui avait rencontré une de ses exs pas plus tard que ce matin, elle ferait sans doute la même chose. Voire pire, en fait. Elle lui adressa donc un sourire malicieux avant de le taquiner un peu.

    « T’as pas déjà dit ça à la plage tout à l’heure ? »


Puis, d’un ton plus sérieux :

    « Mais sans blague, il nous a peut-être suivi toute la journée, il en est bien capable. Par contre, il est moins doué que nous alors il a dû se donner beaucoup de mal pour entrer ici. »


Ou peut-être qu’il connaissait des stars, aujourd’hui, ce qui n’était définitivement pas le cas quand elle le fréquentait, sinon elle l’aurait peut-être trouvé un tantinet plus intéressant. Mais soit, Devlin l’avait raté parce qu’elle était trop occupée à vérifier que le fantôme les suivait toujours mais à partir de maintenant, elle ouvrirait l’œil. S’il était là, Carlton était bien capable de les dénoncer. Aller savoir de quoi, mais il le ferait, elle le connaissait trop bien. Bon, s’ils voulaient tenter les machines, il leur faudrait des pièces et la jeune femme s’en chargea donc, puisque c’était elle qui tenait tellement à jouer là-dessus. Puis elle attendit sagement qu’une machine se libère, ce coin étant particulièrement bondé. Et puis, il fut enfin temps de jouer. Une pièce, pas de chance, un deuxième pièce, toujours pareil. Mais ça venait peut-être de ce mec invisible pour tout le monde sauf pour elle qui se tenait tout à côté, façon statue, aussi ! Elle inséra une troisième pièce avant de faire pivoter son siège et de faire signe à Ezio d’approcher.

    « Honey, il est toujours là. Il me parle pas, je sais pas ce qu’il veut, il est peut-être muet… »


Ah super, ça serait bien la première fois que ça lui arriverait, ça et la perspective de devoir jouer aux charades avec un mort ne la tentait guère. Puis d’habitude, elle arrivait à les ignorer assez facilement mais là, c’était trop bizarre. Pendant ce temps-là, ce qui semblait être une jeune vedette dans le vent que les plus jeunes des invités suivaient partout comme des petits chiens tira la poignée gagnante. Celle de sa machine à elle. Avec sa pièce à elle, donc, et s’apprêtait à empocher les gains. Pas moyen de laisser passer ça.

    « Hey, hey ! C’est notre pièce et notre machine ! »


Mais s’en prendre à une vedette n’est pas souvent une bonne idée et bien sûr, il ne fallut que peu de temps avant que ses gardes du corps ne rappliquent.

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MessageSujet: Re: Not a honeymoon → Ezio   Mar 5 Avr - 17:37

Devlin jeta son dévolu sur les machines à sous et Ezio hocha la tête avant de lui emboîter le pas. C’était là une activité tranquille et assez peu surveillée, mis à part par les fameuses guetteuses dont avait parlé sa femme, et qu’il imaginait toujours de la même façon, à savoir des vieilles garces planquées dans des recoins qui n’attendaient qu’une chose : que le joueur quitte sa machine à sous pour sauter dessus et profiter du fruit des heures de ses efforts. En ce qui le concernait, il était tout prêt à ce que Devlin se mette dès maintenant à guetter, parce qu’après tout, tout était bon pour gagner de l’argent.

« Okay, je te servirai de couverture quand tu guetteras, on aura l’air authentiquement naturels. »

Ben ouais, un couple en train de discuter en sirotant des martinis tout près des machines à sous, quoi de plus normal ? Surtout un couple de célébrités, même si personne ne les reconnaissait. Après tout, leur but n’était pas de perdre tout de suite tout ce qu’ils venaient de gagner à la roulette, tout de même. Il pensait déjà à leur retour triomphal dans la boutique Dior quand ils se seraient fait cinq cent mille dollars ici. Ezio était même prêt à aller leur acheter un costard à douze mille dollars et à le payer en petites coupures, juste pour la beauté du geste, et aussi un peu pour les emmerder. Pour le coup, ce serait eux qui marqueraient l’histoire de la boutique, et pas Scarlett Johansson. Quoiqu’il en soit, Devlin semblait beaucoup plus zen que lui par rapport à l’idée que Carlton était peut-être ici. Ezio voulait bien l’admettre, depuis ce matin, il était un peu parano. Cela dit, si c’était une ex à lui qu’ils avaient croisée, il aurait été tout aussi parano – mais pour une tout autre raison. Il était sûr que sa femme aurait trouvé un moyen de s’isoler avec elle et de la faire disparaître de la surface de la planète. Non pas que ce serait une perte irréparable, mais bon, tout de même. Il adressa un sourire de bébé labrador à sa femme, histoire de se faire plaindre un peu.

« Je le vois partout, si c’est ça que tu vis avec tes fantômes, je suis encore plus admiratif de ce que tu subis tous les jours. »

Lui, à la limite, il s’en remettrait, et dans quelques jours, et encore, il aurait oublié l’ex, oublié son nom, oublié son visage, et si sa femme l’évoquait à nouveau, Ezio lui répondrait par son désormais célèbre « hein ? » et tout rentrerait dans l’ordre. Alors qu’elle, elle ne pouvait pas tourner la page sur les morts, jamais. Bon, d’un point de vue pragmatique, en plus, Devlin avait raison : impossible que Carlton ait réussi à rentrer ici. C’était probablement son sosie célèbre. Soit, Devlin se procura des pièces et en attendant qu’une machine se libère, ils restèrent ensemble à observer tous ces VIP et à les critiquer sous toutes les coutures, puisque c’était une activité comme une autre. Enfin, elle put s’asseoir à une machine et il se planta derrière elle comme un garde du corps, bouchant la vue à d’éventuelles mamies guetteuses. Il fallait surtout avoir de la patience, aux machines à sous, mais il ne put contenir un sourire quand Devlin se tourna vers lui après sa troisième tentative. Sourire qu’il ravala quand elle lui annonça que le fantôme de tout à l’heure était toujours là.

« Ah, qu’il est lourd. J’espère que c’est pas à cause de lui que tu perds, peu importe ce qu’il veut, s’il a maudit notre machine, pas question de l’aider. »

Non puis bon, comment on aide un mort, aussi ? On retrouve sa grand-mère et on fait passer un message ? On trouve son meurtrier ? Ça le fatiguait d’avance, tiens. Là-dessus, une jeune star avec une grosse mèche de cheveux sur la figure, du genre qu’il devait rejeter en arrière à une fréquence digne d’un TOC, et suivi de son harem de groupies, apparut à côté d’eux et utilisa leur machine juste sous leur nez. Quand Devlin protesta, il la regarda d’un œil vide. Apparemment, il n’était pas habitué à ce qu’on lui reproche quoi que ce soit. Ses gardes du corps, en revanche, réagirent aussitôt, en se pointant, rien que ça, comme si tout de suite, la violence allait éclater. Bon certes, ce n’était pas l’envie qui manquait…

Ezio sortit son portable et entreprit de filmer le wannabe Justin Bieber – d’ailleurs, pour ce qu’il en savait, c’était peut-être bien lui.

« Bonjour Instagram, admirez Justin Bieber en train de voler l’argent d’Amy Adams. Chers fans, je compte sur vous pour répandre la nouvelle sur la toile. »

Un des gardes du corps tenta de lui arracher son téléphone, mais en matière de réflexes, Ezio se posait là. Il s’adressa à Devlin :

« Entre tes fans et les miens, la vidéo devrait faire un carton. »

« Mais vous êtes qui, d’abord ? » protesta La Mèche.

Ezio prit l’air grognon et la voix erraillée.

« Vin Diesel. »

Tout ce qui avait moins de vingt ans se mit à couiner, même La Mèche, et il n’y avait bien que les bodyguards pour avoir l’air bien dubitatifs. Que les jeunes étaient idiots, n’empêche…
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MessageSujet: Re: Not a honeymoon → Ezio   Lun 18 Avr - 16:58

Ce qu’il était mignon son mari quand il parlait de son admiration à son égard. Ben oui, parce que jusque-là, personne ne l’avait jamais admirée à cause de sa malédiction. Pas même les gens qui y croyaient à fond, eux ils la regardaient plus avec avidité, comme si elle était obligée de mettre son don au service du peuple. Enfin bref, oui c’était un peu ce qu’elle vivait avec ses fantômes, il y en avait partout donc bon, Devlin faisait de son mieux mais elle ne pouvait pas tous les éviter, et elle ne s’en plaignait plus qu’épisodiquement, à quoi bon ? Elle lui lança un regard attendri et lui caressa brièvement la joue avant de se remettre en route. Carlton pouvait bien être là ou ne pas l’être, il ne viendrait pas contrecarrer leurs plans. Ils trouveraient toujours le moyen de le faire boucler, non ? Mais oui, la rouquine avait bon espoir. Soit, tout se passait bien jusque-là, et puis la présence du fantôme commença à lui taper sur les nerfs. Dans ces cas-là, elle pouvait s’en plaindre parce qu’on ne pouvait pas vraiment s’en rendre avant de l’avoir vécu mais c’était une véritable nuisance. C’était comme de se balader avec quelqu’un qui vous suit comme votre ombre et qui observe le moindre de vos faits et gestes comme si vous étiez le seule être humain sur terre. Extrêmement agaçant.

Ezio pour sa part n’était pas d’accord qu’elle lui vienne en aide s’il en demandait et s’il avait maudit leur machine. Oui, ça faisait beaucoup de si et pour être honnête, Devlin ne voyait pas comme elle pourrait s’y prendre pour lui refuser son aide. C’est qu’elle connaissait bien cette engeance, elle avait déjà essayé de les ignorer après avoir pris contact avec eux et ça s’était très mal terminé à chaque fois alors ça se comprenait qu’elle ne soit pas très chaude à l’idée de renouveler l’expérience. Et ça tombait bien car elle n’eut plus besoin d’y penser pour le moment, le sosie de Justin Bieber venait d’utiliser leur pièce et s’apprêtait à récupérer leurs gains en toute impunité. Enfin ça, c’était probablement ce qu’il pensait avait qu’Ezio et elle ne lui tombent dessus, à en juger par la tête qu’il faisait. Eh oui mon p’tit gars, ils n’étaient pas du tout du genre à se laisser faire. Encore moins que ça concernait leur argent, célébrité ou pas célébrité. Son mari réagit de la façon la plus moderne qui soit, c’est-à-dire en filmant la scène et en menaçant de tout balancer sur le net. Ouais voilà, il valait mieux qu’il lâche l’affaire et qu’il fasse des excuses publiques s’il ne voulait pas qu’un type un remix – avec un meilleur rythme que la plupart des chansons du gosse, qui plus est – de la vidéo comme ça lui arrivait souvent.

D’ailleurs pour se faire, Ezio préféra utiliser l’identité de son double célèbre, à savoir Vin Diesel. Oui voilà, excellente idée, l’espace d’un instant, il serait Vin Diesel et elle Amy Adams. Voilà bien un couple auquel personne n’aurait pensé ! Quelque peu échaudé par la menace, et sans doute par la stature de son mari aussi, un peu quand même, l’ado ne savait plus trop quoi faire. Ça se voyait au regard toujours plus absent qu’il affichait. Oui, oui, c’était possible et ça faisait un peu peur pour tout dire. Est-ce qu’il n’était pas carrément en train de faire un AVC ? Toujours est-il qu’il n’avait pas lâché les pièces qu’ils avaient gagnées ! Et puisque Devlin avait pour habitude de ne pas trop réfléchir avant d’agir, elle profita de ce moment d’absence quasi-totale pour les lui reprendre des mains avant de se mettre à courir comme si elle avait fait quelque chose de mal alors qu’elle avait simplement récupéré ce qui leur appartenait de droit. Mais on ne sait jamais avec ces célébrités, hein, c’est un peu comme avec les flics, de simples personnes sans relations dans le milieu ne pouvaient pas gagner face à eux.

Au cas où ils seraient suivis, la rouquine obliqua et ouvrit la première porte qui se présenta à elle et qui se trouva être les toilettes… des hommes. Mince… Enfin bon, elle n’allait pas jouer les effarouchées et faire comme si c’était la première fois que ça lui arrivait. Ben oui, il y a toujours des files monstres devant celles des femmes parce que ça jacassent et ça se remaquillent au lieu de faire uniquement ce pour quoi elles étaient là de base. Devlin tendit la moitié des pièces à Ezio, comme si l’un des deux se faisait choper, l’autre aurait encore de quoi se refaire – bien qu’ils n’allaient tout de même pas les poursuivre jusque dans les toilettes pour si peu, hein ?, avant de remarquer qu’ils n’étaient pas seuls dans ces toilettes de luxe où tout brillait. Et puis ce n’était pas n’importe qui sui venait de se racler bruyamment la gorge pour leur faire comprendre qu’elle n’avait rien à faire là, c’est Leonardo DiCaprio, rien de moins. Et puis là pour le coup, Devlin était scotchée, incapable de faire un mot et de dire un geste parce que mince, c’était Leonardo DiCaprio, nom d’un chien !

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MessageSujet: Re: Not a honeymoon → Ezio   Sam 23 Avr - 16:09

Mine de rien, le chantage, ça avait un petit côté jouissif. Ezio devait bien reconnaître qu’il n’en était jamais encore arrivé là, mais tout d’un coup, il comprenait les Sun Tzu ou autres figures de guerre célèbres qui prétendaient que l’information était le nerf de la guerre ou la meilleure des armes. C’est clair que qui détenait une info avait le pouvoir, et il se sentit tout puissant face à la gueule démontée de La Mèche qui semblait peser le pour et le contre. Oh bon, de nos jours, les stars se remettaient de tout, même d’une sex-tape, il n’y avait guère que si on les filmait en train de shooter dans des chatons que ça détruisait leur carrière. A part ça, on en parlait quelque temps et puis un autre idiot causait un autre scandale et la tempête passait. La Mèche ne courrait donc pas grand risque mais enfin, les jeunes d’aujourd’hui prenaient leur réputation beaucoup plus au sérieux qu’avant, probablement parce qu’ils se prenaient eux-mêmes au sérieux. Et ils connaissaient aussi bien mieux la puissance des réseaux sociaux et leur force de destruction. Bref, tout ça pour dire que ça avait un peu calmé La Mèche, mais ce n’était rien à côté de sa réaction quand Ezio déclina son identité secrète. Que le débile le croit sur parole prouvait à quel point les gens étaient idiots, vu qu’il ne ressemblait pas du tout à Vin Diesel, mais sa femme ne ressemblait pas non plus à Amy Adams et pourtant, ça aussi ça passait comme une lettre à la poste. Du coup, entre la cohue déclenchée par les groupies et la confusion de La Mèche, Devlin en profita pour récupérer leur argent directement de ses mains et pour partir en courant, laissant tout le monde sur place. Les gardes du corps eurent bien un mouvement pour partir à sa poursuite mais d’abord, Ezio était sur leur chemin, et de plus, ils n’étaient pas payés pour protéger l’argent de leur maître – qui n’était même pas son argent – mais leur maître lui-même. Avec un dernier regard pseudo-menaçant, Ezio partit à la suite de sa femme.

Il la repéra qui se faufilait entre diverses stars et célébrités et la rattrapa facilement, la suivant jusque dans les toilettes des hommes, rien que ça. Il s’était dit qu’elle avait fait ça en toute connaissance de cause, et encore heureux qu’ils étaient dans un casino rutilant et pas dans des chiottes dégueulasses d’autoroute, sinon on aurait pu croire qu’ils étaient tous les deux rentrés là pour faire des saloperies. Il faillit buter contre elle parce qu’elle s’était immobilisée pour lui filer la moitié de l’argent, et ils firent leurs petites magouilles jusqu’à ce qu’ils remarquent enfin qu’ils n’étaient pas seul. Non, depuis tout à l’heure, dans un coin, Leonardo DiCaprio les regardait. D’un œil étonné, forcément, c’était pas tous les jours que Amy Adams et Vin Diesel se pointaient ensemble dans les toilettes des hommes pour se partager un magot. Sauf qu’on parlait de Leo, là, qui avait dû lui-même croiser plusieurs fois Aly et Vin et qui savait très bien qu’eux deux n’étaient pas Amy et Vin. Devlin s’evlin s’était transformée en statue et Ezio savait très bien pourquoi. Dans un couple, on connaissait la faiblesse de l’autre, la ou les personnes au-dessus de tout, dont certains couples faisaient même des listes du genre « les personnes avec qui j’ai le droit de tromper mon mari ». Eux deux n’en étaient pas là, mais Ezio connaissait très bien la faiblesse de sa femme : Leonardo DiCaprio. Et aussi un obscur présentateur télé français qu’Ezio ne connaissait pas mais qui portait souvent des chemises noires. De la même façon que Devlin connaissait l’addiction de son mari à Tina Turner. Bref, il sourit d’un oreille à l’autre et s’avança vers Leo pour lui tendre la main, parce que ça serait trop bête de pas en profiter.

« Désolé pour le dérangement, on cherchait un coin sans paparazzi et y a bien qu’ici qu’ils ne poursuivent pas leurs cibles. Je m’appelle Ezio, et voici ma femme Devlin. »

L’acteur accepta de lui serrer la main et semblait même commencer à s’amuser, et Ezio poussa doucement sa femme vers Leo. Encore un peu et il allait lui prendre la main pour la fourrer dans celle de Leonardo DiCaprio ! Elle était visiblement très impressionnée, à moins qu’un fantôme collé aux basques de l’acteur se tenait derrière lui, il ne voyait pas d’autre explication. D’accord, les toilettes d’un casino, aussi luxueuses soient-elles, n’étaient pas vraiment l’endroit rêvé pour rencontrer son idole, il y avait plus glamour, mais tout de même, quelle autre occasion aurait-elle ? Il entreprit de ranger soigneusement sa part du magot en laissant Devlin faire la conversation à Leo, ou pas, peut-être bien qu’il se disait qu’il avait deux dingues en face de lui et qu’il cherchait simplement à trouver un moyen de sortir des chiottes, sauf qu’entre lui et la porte, il y avait eux. Mais Leonardo avait quand même toujours eu l’air sympa et Ezio ne doutait pas qu’il le soit vraiment. D’ailleurs, Ezio était partagé en rester classe ou sortir son téléphone pour prendre sa femme en photo avec Leo, qu’elle ait un souvenir du genre.
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MessageSujet: Re: Not a honeymoon → Ezio   Mar 26 Avr - 17:22

C’était tellement pas original de la part de Devlin d’être fan de Leo. Mais ça lui avait pris du temps, elle n’avait pas été une fan de la première heure comme toutes les filles de sa génération qui avaient été fan de Leonardo DiCaprio et de Nick Carter, elle, elle lui avait fallu du temps avant de voir, en ses deux icônes en fait, autre chose que des gringalets. Un bon acteur et… un chanteur pop, certes, mais des gringalets quand même. Et puis, l’âge aidant, elle était devenue fan. Elle avait signé des pétitions pour que l’acteur le gagne enfin, son oscar, avait été déçue à chaque cérémonie et tout ce qui s’ensuit mais par contre, elle n’avait jamais imaginé pouvoir le rencontrer un jour. Ce qui fait qu’elle n’avait jamais préparé ce moment dans sa tête et se retrouvait à court de mots. Autant dire que ça ne lui arrivait pas souvent. Et son mari devait bien s’en rendre compte puisqu’il prit les choses en mains et se chargea de faire les présentations. Ça faisait super bizarre comme ça, au beau milieu de toilettes pour hommes, aussi chiques soient-elles mais Leo ne sembla pas s’en formaliser. Enfin, pas trop. Manifestement, l’explication d’Ezio semblait le satisfaire. Et dans le fond pourquoi pas ? Il devait être bien placé pour savoir que c’était vrai.

Devlin les regarda se serrer la main avec l’impression de n’être que spectatrice de la scène. Peut-être bien qu’elle était en train d’halluciner, on avait peut-être versé allez savoir quoi dans son martini. Pour elle ne savait quelle raison mais les théories de complot ne manquaient jamais. Si ça se trouve, c’était le plan du fantôme qui lui suivait comme leur ombre, d’ailleurs il était toujours là, dans un coin avec l’air de bien s’amuser – très étrange, soit dit en passant, d’aussi loin qu’elle se souvienne, c’était la première fois qu’elle voyait ça. Il avait peut-être pris possession du corps du barman pour droguer son verre. Bon d’accord, elle n’avait jamais vu ça que dans les films mais on n’était jamais sûr de rien en ce qui concernait les morts. Enfin bref, au cas où ce ne serait pas une hallucination, elle tâcha de se reprendre et ça tombait bien puisque son mari était gentiment en train de la pousser vers l’acteur. Ah mais elle n’avait pas besoin d’aide ! Et plutôt que de passer pour la mégère de base en lui lançant un regard noir, elle préféra se focaliser sur Leo et s’avança un peu, tendant la main tout en esquissant un début de révérence maladroite.

    « Salut. » murmura-t-elle en regardant par terre.


Ce n’était pas possible d’avoir l’air aussi misérable et Devlin serait bien allée se planquer derrière Ezio pour le coup mais elle n’en fit rien, elle avait sa fierté, tout de même. Leo se mit alors à rire et elle espéra bien qu’il n’était pas en train de se moquer mais c’est vrai que ce genre de fans, ça devait le changer. Il devait plus avoir l’habitude des hystériques qui lui offraient leurs sous-vêtements en cadeau ou qui était prêts à tout pour prendre une photo avec. Pas elle, ce n’était pas son genre et elle aurait cru qu’elle était plus du style à pouvoir discuter calmement avec ses idoles comme s’il s’agissait de simples potes mais ce n’était apparemment pas le cas non plus. Peut-être qu’il en serait ainsi si jamais elle croisait un jour Stéphane Rotenberg mais maintenant, elle n’y croyait plus trop non plus. En revanche, elle serait du genre à crier sur tous les toits que cette main droite avait serré celle de Leonardo DiCaprio, mais une fois qu’il serait loin, qu’il ne pourrait plus l’entendre.

« Alors, vous êtes en vacances ici ? »

De toute évidence, lui ne les avait pas pris pour Vin et Amy et rien que pour ça, elle lui en était reconnaissante, tiens. Et puis c’était assez mignon de sa part de faire la conversation comme il le ferait sans doute avec la plupart de ses autres fans. Puis pour tout le monde en dehors d’eux et les autres escrocs de cette convention, ils étaient effectivement en vacances, alors Devlin saisit cette occasion au vol.

    « Oui, c’est notre lune de miel. Notre nom c'est DoCapria. A quelques lettres près, on pourrait être de la même famille. »


Eh bah tu parles, si c’était pour dire ça, elle aurait mieux fait de fermer la bouche jusqu’à ce qu’elle ressorte de ces toilettes. Mais la coïncidence était trop grande pour que Leo s’en aille s’en avoir connaissance de ça !

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MessageSujet: Re: Not a honeymoon → Ezio   Sam 30 Avr - 11:18

Une star dans les toilettes luxueuses d’un casino, Ezio espéra quand même qu’ils n’avaient pas interrompu Leo en pleine séance de repoudrage de nez, tout de même. C’était un classique chez les célébrités, non ? Tout le monde avait bien le droit de se droguer quand il voulait, après tout, et puis il y avait tout de même très peu de chance qu’ils recroisent Leonardo DiCaprio un jour, donc il pouvait bien imaginer ce qu’il voulait à propos de l’acteur histoire de combler ce vide qui planait légèrement dans les chiottes en attendant que sa femme prenne les choses en main, ou au moins la main de Leo en mains, ou quelle que soit la chose qu’elle voulait faire avec lui. Il la voyait mal lui demander un autographe ou une photo de toute façon, ce n’était pas vraiment son genre. Il y avait fan, et il y avait fan. Donc elle lui serra effectivement la main, et lui dit salut. Ezio se tourna vers le miroir pour se jeter à lui-même un regard entendu, il imaginait différentes voix intérieures gueulant dans la tête de Devlin, mais après tout, c’était son moment, alors il retint son sourire, et de toute façon, Leo prit de lui-même la parole en leur demandant s’ils étaient en vacances. Ah ! Subtile question s’il en était. Ils se sentaient en vacances, c’est sûr, mais la vérité c’était qu’ils étaient là tous les deux pour le grand congrès annuel et international des escrocs, et il doutait que ce soit là la réponse que sa femme comptait servir à l’acteur, encore que, quel meilleur moyen que de lui faire bonne impression ? Et qui sait si en plus ça ne l’aurait pas inspiré pour un film et peut-être qu’il serait allé voir Martin Scorsese en courant pour lui souffler cette idée de scénario, et qu’il aurait voulu jouer le rôle d’Ezio ?

Devlin choisit la voie la plus sage et répondit qu’ils étaient en lune de miel, ce qui n’était pas un mensonge non plus, cela dit. Elle ajouta également que leurs noms de famille respectifs se ressemblaient beaucoup et bizarrement, Ezio n’y avait jamais vraiment pensé jusqu’à effectivement rencontrer l’acteur, chose qu’il n’aurait jamais cru faire un jour, ce qui fut donc un peu une découverte pour lui aussi. Bon ben il était trop tard pour interroger son père sur l’origine de ce nom assez bizarre, il s’était toujours dit que le paternel descendant d’une famille d’esclaves ou un truc comme ça, un aïeul quelque part dans son arbre généalogique s’était lui-même choisi ce nom parce qu’il claquait pas mal, et en effet, il claquait, la preuve se tenait devant lui. La nouvelle fit sourire Leonardo, sans pour autant que ce soit de la vraie joie, hein, on ne savait pas, il était très bon acteur, et Ezio se sentit obligé de préciser :

« Je suis américain, moi aussi, c’est peut-être un nom commun là-bas. »

Super passionnant. C’est sûr que c’était super rare pour un Américain de croiser un autre Américain. Encore quelques minutes de cette conversation et la situation allait vraiment devenir gênante, sans aucune possibilité de s’en sortir, en plus. Heureusement, à ce moment-là, des coups furent frappés à la porte des toilettes. Bon. Qui, et au nom de quoi, quelqu’un frappait-il à la porte d’entrée de chiottes ?

« Amy ? Amy, vous êtes là ? Je vous ai vue entrer, je souhaiterais une interview ! »

Pas de bonjour, pas de nom, pas de nom de journal, rien. Ca devait être la pire pigiste de la pire feuille de chou possible. Apparemment, seul le fait qu’elle était une femme l’empêchait de rentrer, ben tiens, comme quoi ces gens-là avaient peut-être effectivement des limites. Ou pas. Leo avait l’air bien embêté, mais ce n’était rien à côté de l’embêtement d’Ezio, surtout quand la bonne femme ajouta en gueulant à travers la porte :

« Pouvez-vous me parler des rumeurs de votre relation avec Jason Priestley ? »

Ezio se tourna vers sa femme avec un regard coquin, l’air de dire « wouah, chérie, avec Jason, rien que ça, bien joué mon amour ». Bon, dans deux secondes la « journaliste » allait rentrer et les voir tous les trois aussi et demain en gros titre il y aurait écrit « Amy Adams et Leonardo DiCaprio sont en couple » ce qui serait à la fois drôle et déprimant.

« Y a pas d’Amy Adams ici. Si vous rentrez vous tomberez juste sur les fesses de Vin Diesel en train de pisser. »

Il y eut un blanc. Arf. Peut-être bien que pour un journal à scandales, ça restait un bon article, de tomber sur Vin Diesel en train de pisser. Bon, est-ce qu’il y avait une issue de secours dans ces chiottes ? Ou alors, ils envoyaient Leonardo DiCaprio au front, ils le sacrifiaient…
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