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 » DANCE ME TO YOUR BEAUTY WITH A BURNING VIOLIN

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Messages : 94

Date d'inscription : 08/04/2015



MessageSujet: » DANCE ME TO YOUR BEAUTY WITH A BURNING VIOLIN   Mer 8 Avr - 22:09

Yuli Zolnerowich


     


   
|| Nom : Zolnerowich.
|| Prénom : Yuli.
|| Âge : 33 ans
|| Lieu de naissance : 21 juin 1981, Moscou.
|| Statut : célibataire.
|| Métier : violoniste & aperggioniste soliste (essayez de le répéter plusieurs fois, qu'on rigole).
|| Groupe : keep moving.
|| Rôle : troqueur itinérant.
|| Arme de prédilection : fusil de chasse.

|| Avatar : James McAvoy.
|| Crédit © : maggle & tumblr. ici



   
Inventaire : juin 2015

ALIMENTAIRE      
café moulu - 69g
huile - 2x1,5L
sel - 1,613kg
sucre - 847g
thym - 1x25g
paprika - 3x250g
curry - 2x100g
thé sachets vrac - 13
vinaigre de vin - 2x50cL
vinaigre blanc - 4x75cL
whisky - 1x500mL
rhum - 1x500mL
champagne - 1x750mL

DROGUERIE          
allumettes - 2x50pc
bicarbonate de soude - 3x500g
bouchon de liège - 15
bougie - 23
éponge - 12
essuie tout - 4
gants plastique - 3
javel - 3x1L
lessive liquide - 3x1,5L
lessive poudre - 2x2kg
liquide vaisselle - 4x750mL
pinces à linge - 18
rouleau cellophane - 6x15m
rouleau d'alu - 8x10m
sachets de congélation - 3x50
serpillère - 2
spray insecticide - 3
tupperware vrac - 4

HYGIÈNE              
brosse à cheveux - 2
brosse à dents - 4
coton disques - 2x75
coupe ongles - 1
dentifrice - 2
pince à épiler - 3
savon bloc - 6
serviettes hygiéniques - 3x20
shampoing - 2
tampons - 1x40 + 1x39 (!!)

PHARMACIE        
anti-inflammatoires - 8
codéine - 6
compresses - 1x15
désinfectant - 1x100mL
préservatifs (périmés) - 10

TEXTILE  
couverture laine - 1
couverture polaire - 1
drap simple - 2
housse couette simple - 2
oreiller - 1
serviettes vrac - 3
torchons - 5
t-shirt homme - 2
t-shirt femme - 3
jean femme (troué) - 1
short sport - 1
anorak enfant - 2
chaussettes paires vrac - 5
sous-vêtements hommes vrac - 7
sous-vêtements femme vrac - 3
chemise homme - 1
               
PAPETERIE            
cahiers - 19
cartons vrac - 5
cartouches d'encre - 43
ciseaux papier - 2
colle blanche tube - 11
feuilles blanches A4 - 2x500
post-it - 7x350
scotch - 2
stylos billes - 14
               
BRICOLAGE        
ampoules à filaments - 9
ampoules à gaz - 7
boîte à outils - 1
câbles électriques - 6
colliers de serrage - 187
corde - 2x10m
écrous vrac - 126
élastiques - 201
huile - 3x500mL
jerrican vide - 1
joints vrac - 63
marteau - 2
métal vrac - 8pc
mousquetons - 16
pelle - 1
pince - 1
scie - 1
soude - 1x1,5L
térébenthine - 5x500mL
tournevis vrac - 3
vernis bois - 4x100mL
vis vrac - 82        
               
LIVRES    
Arkadi Babtchenko - La Couleur de la Guerre
Franz Kafka - Un artiste de la faim              
George Orwell - 1984    
Homère - L'Odyssée        
J. D. Salinger - L'Attrape-cœurs  
Michael Cunningham - Les Heures            
Mo Hayder - Tokyo          
Ovide - Les Métamorphoses        
Stephen King - Charlie    
Virginia Woolf - Mrs Dalloway      
Yukio Mishima - La Mort en Été    
magazines bricolage - 3
magazines arts - 7
magazines enfants - 11
magazines femmes - 4
magazines adultes - 2
               
DIVERS  
bassine métal - 1
bassine plastique - 1
bouteilles en verre - 3
cigares - 6 5
cigarettes - 8
peluche - 2
pipe - 2
poupée porcelaine - 1
tabac vrac - 312g
théière – 1

Yuli referma le livre de comptes et se laissa aller contre le dossier de sa chaise. Cigare aux lèvres et sourcils froncés, il tâta les poches de sa veste et en tira enfin une boîte d’allumettes. Le craquement résonna sous le plafond voûté de la caravane et l’espace s’emplit d’une odeur de soufre, bientôt supplantée par celle du tabac. Yuli ferma les yeux, renversa la tête en arrière, et expira deux ou trois ronds de fumée avant d’exhaler un long soupir de contentement.
Quand il ouvrit la porte, après avoir balancé le cul de son cigare par la fenêtre et mimé l’éventail devant cette dernière afin d’éliminer le plus de fumée possible, Yuli se figea, yeux écarquillés, face au minois mécontent de Lena qui, mains sur les hanches, l’attendait aux pieds des marches.
« T’as encore fumé dans la caravane !
˗ Et toi, répliqua Yuli en singeant la position de Lena, t’as encore piqué des tampons dans la réserve de la boutique !
- J’avais une urgence ; je suis une femme, figure-toi ! gronda-t-elle en lui mettant une tape sur le bras. Et ne va pas me dire que ton cigare venait de ta réserve personnelle, je sais bien que t’en as pas !
- Peut-être mais moi au moins quand je prends un truc, je le note ! »
Yuli ricana face à la mimique puérilement contrariée de Lena ; il descendit les marches, tendit les bras, et la serra contre lui.
« Je suis heureux que tu sois rentrée, mon petit ange. »
Sans hésitation, Lena lui rendit son étreinte. Juste une poignée de seconde de tendre répit, avant de laisser la prudence reprendre ses droits, et les deux expatriés se détachèrent l’un de l’autre, les sens aux aguets. Yuli s’écarta, laissant le passage à Lena avant de lui emboîter le pas à l’intérieur de la caravane dont il cadenassa la porte derrière eux.  
« Qu’est-ce qu’on mange ? s’enquit Lena.
- Agneau séché et pommes de terre aux oignons.
- Byzance.
- Tu l’as dit.
- Ça me fait penser : j’ai vu un troupeau de moutons sauvages pas loin, déclara la jeune femme en se laissant tomber dans un fauteuil après en avoir précautionneusement écarté l’exemplaire dédicacé des Heures qui n’avait jamais quitté Yuli depuis leur départ de Londres et des pages duquel dépassait les bords froissés d’une vielle enveloppe encore cachetée. Ça t’intéresse ?
- Hmm… réfléchit Yuli en s’agitant dans le coin cuisine. Normalement j’ai une bonne réserve de cordes et de graisse, ça peut attendre, mais peut-être pour la viande.
- On ira voir demain. »
Lena fit glisser sa sacoche de son épaule et l’ouvrit sur ses genoux.
« J’ai trouvé des balles pour ton fusil, et même… »
Elle fouilla au fond du sac et en tira une petite boîte en carton dont le label, mangé par le soleil, était à peine lisible.
« Des anticonvulsivants. »
Yuli joignit les mains devant ses lèvres.
« Oh Lena, qu’est-ce que je ferai sans toi…
- Attend, attend, j’ai gardé le meilleur pour la fin !
- Est-ce que tu peux vraiment faire mieux que ça ? » rit Yuli en ouvrant un placard pour y prendre deux assiettes.
Avec un sourire rayonnant de fierté, Lena brandit alors une petite bouteille.
« Du vernis ! »
Yuli, mâchoire sur les clavicules, déposa les assiettes sur la table, puis fondit sur Lena pour lui coller un baiser sur la joue.
« T’es la meilleure !
- Je sais ! » pouffa-t-elle.
Yuli se saisit de la bouteille de vernis, s’agenouilla devant le lit et tira une large boîte qu’il ouvrit pour y ranger son bien.
« Mon outillage de lutherie est enfin de nouveau au complet ! s’extasia-t-il. Je t’aime, mon petit ange ! » ajouta-t-il en offrant à Lena son plus beau sourire.




     
Pour le souvenir : extraits du journal de Yuli Zolnerowich


10 Janvier 2011
» Je n’ai pas pu trouver le sommeil dans l’avion. Le jet-lag faisait trembler mes doigts sur mon archet quand je me suis assis sur mon tabouret — ou peut-être n’était-ce que le simple fait de me tenir à nouveau au cœur du majestueux Royal Albert Hall, théâtre de ma première ovation qui le jour de la première fêtera ses douze ans.
Tant d’excuses, derrière lesquelles je refuse de me terrer. Si cette première répétition s’est révélée catastrophique, j’en suis le seul fautif.  
Je n’ose pas écrire ici les insanités que j’ai proférées. Je ne suis pas même certain de m’en souvenir ; je me souviens surtout de la claque que m’a assénée Lena et du chapelet d’insultes qu’elle m’a, ô combien justement, recraché à la figure. Qu’elle ait été en retard ou non, je n’avais aucun droit de me comporter de la sorte avec elle.
J’ai été une ordure. Je n’ai eu que ce que je méritais.

21 Janvier 2011
» Lena ne m’adresse toujours pas la parole. Un hochement sec mais gracile de la tête suffit pour simple salutation ; un froncement de sourcil et une glissade de sa pupille, de sa partition à la mienne, m’indiquent une mesure à reprendre ; un frémissement d’étoffe, alors qu’elle rajuste la position de son bassin sur son banc, me signale une variation de tempo peu à son goût ; mais, alors que les vibrations de notre tout dernier accord se noient dans le plafond, une frêle esquisse de ses lèvres que je sens ne s’adresser qu’à moi, me murmure humblement que mes excuses ont été acceptées.

23 Janvier 2011
» ELLE M’ÉNERVE ELLE M’ÉNERVE ELLE M’ÉNERVE LE MONDE ENTIER M’ÉNERVE QU’ILS CRÈVENT TOUS DANS LEUR MERDE J’IRAI DANSER LE FREYLEKH SUR LEURS TOMBES ET JE [suite illisible, la page étant sauvagement griffonnée de cyrillique à peine reconnaissable sur toute la longueur]

» Un appel de ma mère, qui a manifestement de nouveau oublié le principe du décalage horaire, m’a tiré du sommeil, dans lequel je suis apparemment tombé journal sur le ventre, et tube de cachets à la main. Elle m’a une énième fois demandé si je viendrais à la bar-mitsvah de Vasya — et je lui ai, encore et toujours, répondu que je ferai ce que je peux.
Entre deux eaux, n’écoutant que d’une oreille ses babillages errants, j’ai relu la page précédente ; je ne me souviens pas l’avoir écrite.

10 février 2011
» La première a été un triomphe.
Ce ne sont pourtant pas les applaudissements du public qui ont dans mon cœur fait trembler les murs du Royal Albert Hall, mais bien la parfaite harmonie que Lena et moi, malgré nos différends, avons musicalement atteinte. Jamais marteaux n’ont si bien chanté en chœur avec mon arpeggione.
Parmi les mille roses charnues qui doivent à l’heure parsemer sa loge, peut-être daignera-t-elle poser son regard sur ce petit — ridicule — bouquet d’acanthes et reines-marguerites, que je n’ai pas eu l’audace de signer.

18 février 2011
» Je venais à peine de rejoindre ma chambre d’hôtel quand on a frappé à ma porte. Un compatriote m’a fourré une lettre dans les mains, en me grondant de ne pas poser de questions, avant de détaler comme un lapin.
Sur l’enveloppe, pas de timbre, ni de tampon ; le papier, jauni et tâché par le temps, porte, en la trace profonde d’une calligraphie anguleuse et bien connue, mon nom, et celui d’un inconnu. Au dos, une inscription fraîche : Ne lis ces mots que lorsque le moment sera venu.
Maman, quels arrangements douteux as-tu passés pour me faire parvenir ce pli depuis Moscou en faisant fi des lois ? Pourquoi tant de hâte, de mystère ? Qui est le second destinataire de cette lettre, et où pourrais-je le trouver ?
À l’autre bout de la ligne, le boucan était si assourdissant que j’ai à peine pu entendre la voix, à la fois vague et précipitée, de ma mère. Ne pose pas tant de questions si tu n’es pas certain de vouloir en connaître les réponses, mon fils chéri. Combien de fois ai-je entendu ces mots ? Et pourquoi ai-je le sentiment que je ne les entendrai plus jamais ?
Pour la première fois depuis la fermeture des frontières, la peur fait battre mon cœur.

8 mars 2011
» Mais quelle conne c’est pas vrai et dire que si elle avait fermé sa grande gueule je serais en train de jouer mais non madame a voulu faire sa Péteusebourgeoise et voilà qu’on a nos culs paumés dans la taïga et en plus ce putain de taxi n’a presque plus d’essence évidemment sinon c’est pas drôle mais quelle CONNE JE VAIS LA TUER L’ÉTRIPER LA DÉSOSSER ET ME FAIRE UN MENORA AVEC SON FÉMUR ET LE LUI FOUTRE DANS SON GROS CUL DE COINCÉE RICHOUZE AU MOINS CE SERA PLUS FESTIF QUE LE PUTAIN DE BALAI QU’ELLE A DÉJÀ SI PROFOND QU’IL DOIT RACLER LE GLAND DE TOUTES LES BITES QU’ELLE SE FOURRE DANS LA BOUCHE CETTE GROSSE SALOPE DE MES COUILLES !!!

9 mars 2011
» Quand je me suis réveillé, j’ai rampé aux pieds de Lena, et je lui ai tout dit. Mon épilepsie, et ces crises de colère qui semblent ne pas m’appartenir… Je n’ai pas cherché à me donner d’excuses, je tenais juste à ce qu’elle comprenne.
Elle a compris. Elle a souri. Elle m’a pardonné.

» Elle a dit que nous roulerions jusqu’à la nuit.

» Ma mère ne répond pas. Ivan non plus. Natya, Anya, Vasya, Vitya, Sasha… Personne. Personne ne répond.

» Lena dort tandis que je ne peux trouver le sommeil. Je me repasse en boucle les images de la soirée. La détermination de Lena ; le vol du taxi ; le passage éclair à l’hôtel pour récupérer nos affaires ; la masse grouillante, agglutinée dans le hall, devant le poste de télé où des images tout droit sorties du dernier film d’horreur du plus mauvais goût hollywoodien nous narguaient en haute définition. Je n’y ai pas cru, et je n’y crois toujours pas ; mais alors, au lieu d’être bien au chaud au Savoy, qu’est-ce que je fous ici, en pleine campagne, dans un taxi qui sent le sapin, avec une fille sur la plage arrière ?! Quand je parlais de mauvais film d’horreur…

» Hmm… Je me demande si…

» Après m’être assuré que Lena est toujours profondément endormie, je me suis glissé avec précaution derrière le volant. Et maintenant, direction Londres. Hors de question de rater encore une représentation !

» … Elle m’a mis une baffe !!!

12 mars 2011
» Je sais désormais que je dois la vie à Lena. Si elle n’avait pas eu la présence d’esprit de vouloir quitter Londres pour des terres moins peuplées, nous serions certainement déjà morts, dévorés, à l’heure qu’il est. Cela fait à peine quarante-huit heures que la capitale a été touchée et aujourd’hui, nous avons vu  notre premier mort. Son sang est maintenant sec, noir dans le contre-jour sur la vitre du pare-brise arrière.

13 mars 2011
» Les lignes sont constamment saturées. La batterie de mon cellulaire est presque à plat, et il devient de plus en plus risqué de s’arrêter à la recherche d’une prise, ou même d’essence et de vivres. Nous avons encore de quoi tenir quelques jours, si nous nous rationnons. Mais après… ?

21 mars 2011
» Je ne reverrai jamais ma famille… Je ne [suite illisible, l’encre ayant été diluée par des gouttes d’eau]

25 mars 2011
» Que Dieu ait pitié de nous…

10 juillet 2011
» Lena est malade. Je crains l’intoxication alimentaire. L’insalubrité dans laquelle nous vivons depuis le printemps, couplée à la chaleur écrasante de l’été, ne doit pas y être étrangère. Nous n’avons malheureusement pu grappiller que quelques antidouleurs, et ce ne sont pas mes anticonvulsivants ou mes bêtabloquants qui vont pouvoir l’aider. Je crains d’ailleurs la baisse de mon stock ; malgré la maigre fréquence de mes crises, je ne crois pas tenir jusqu’à la nouvelle année… si nous survivons jusque-là.

14 juillet 2011
» Mon petit ange est terrassé par la fièvre mais à peine consciente, elle m’appelle encore ; moi, pauvre idiot, qui ne peut que serrer sa main et éponger son front, en lui susurrant que tout ira bien, que demain, nous trouverons une pharmacie, et un joli petit B&B, avec des lits de laine, des oreillers de plumes, et des draps blancs en coton.
Demain, Yulik ? Oui, mon petit ange, demain…
Demain…
Mon petit ange ne sait pas que le réservoir d’essence est vide depuis trois jours.

15 juillet 2011
» Ce sont des claquements de sabots qui m’ont ce matin tiré du sommeil. À côté de moi, sous un drap blanc, son minois pâle mais serein reposant sur un oreiller de plumes, Lena dormait encore, pas même troublée par les brinquebalements de la caravane de bois coloré qui nous protégeait de l’épaisse pluie d’été battant aux fenêtres. J’ai cru être mort jusqu’à ce qu’une voix, rocailleuse mais chaleureuse, ne nous embrasse de sa bienveillance.
Isaya. Isaya nous a sauvés. Et lorsqu’Isaya a arrêté la procession des onze caravanes et annoncé à sa famille que Lena et moi étions réveillés, tous se sont précipités pour enclore notre chevet de leurs plus beaux sourires.
Ce ne sont décidément pas que les monstres qui arpentent aujourd’hui notre monde.

17 juillet 2011
» Lena est hors de danger.
Pourtant, cette nuit, mon petit ange a pleuré, silencieusement, blottie dans mes bras.

18 juillet 2011
» Je dormais, pour la première fois depuis ce qui me semble une éternité, comme un bébé ; mais mon corps ne manque manifestement pas d’un humour très particulier puisque lorsque je suis sorti de ma torpeur, Lena et Isaya maintenaient mon corps en sueur, tombé et étalé à terre à presque deux mètres du lit à force de convulsions. Il est heureux qu’Isaya n’ait pas manqué de récupérer toutes nos affaires lorsqu’il nous a tiré de l’épave qui fut notre domicile ces derniers mois car je n’avais pas fait de crise d’une telle intensité depuis fort longtemps et sans cachet, je ne sais si je m’en serais sorti sans séquelles.

26 juillet 2011
Je n’avais pas vu Lena sourire depuis si longtemps. Je n’avais tout simplement plus vu tant de gens autour de moi sourire depuis trop longtemps. Tant de sourires. Tant de joie. Tant d’amour.
Merci mon Dieu, merci.

30 août 2011
» YAY ! MARIAGE ! MUSIQUE ! DANSER ! VODKA !!!

» VODKAAAAAAAAAA !!!

» A cassé corde à mon violon.

» Pas ‘rave, y’a de les moutons partout dans c’pays. Ferai corde tout seul, comme Papa Ivan qu’il me l’a appris.

» Papa… Maman… Mes frères, mes sœurs, mes… Oh, vodka !

» Faire danser des tsiganes sur de l’arpeggione : check.

» Y’a Isaya et Lena qui dansent un peu trooooooop beaucoup souvent tous les deux… trois… un deux trois un deux trois. VALSE, TOVARICH !!!

» Bref.

» Va surveiller c’deux-là, moi.

» VODKAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!

31 août 2011
» Aïe, ma tête…

1er septembre 2011
» Maintenant que les jeunes mariés se sont installés ensemble, Lena et moi avons notre propre caravane. Ce n’est pas très règlementaire selon les règles de la famille, mais étant donné les circonstances, il a été établi que cela ne poserait pas de problème. Ainsi, en plus d’aider à l’entretien du bois, nous avons désormais la responsabilité de tout un stock ! Pas le temps de s’ennuyer, il y a l’inventaire à compiler et à trier, des toitures à repeindre, des écrous à resserrer, des planches à vernir. Isaya va me montrer comment entretenir mon tout nouveau fusil de chasse, indispensable pour défendre la caravane, et surtout comment l’utiliser. Il faut dire que les clients ne sont pas toujours très amicaux…
C’est peut-être idiot, mais malgré les horreurs qui je le sais nous entourent toujours, je m’amuse comme un petit fou.
Et puis, je nous sais en sécurité.
Tant que notre famille reste soudée, rien ne peut nous arriver.

8 avril 2015
» Isaya aurait déjà dû être rentré de son expédition.

9 avril 2015
» Trop nombreux… Ils étaient trop nombreux… Nous n’aurions rien pu faire… Je n’aurais rien pu faire… Je suis [illisible]…

15 avril 2015
» Comme décrété par feu notre chef de famille, nous avons repris la route du Nord pour notre tour estival de l’Écosse.

21 avril 2015
» Je me suis encore réveillé en pleurs dans les bras de Lena. Des visions cauchemardesques, et pourtant désespérément réelles, enveniment mon sommeil.
Je peux à peine l’écrire… Mais je le dois, je dois me souvenir. Nous devons nous souvenir.
Mon Dieu…
La tête d’Isaya, brandie au fer d’une lance, proue sinistre à l’avant de la vague de ces abjects animaux rugissant et suintant encore du sang de leurs précédentes victimes et déjà prêts à s’abattre sur les prochaines.
Elisheva est la première ; elle n’aura pas vu la fin de son troisième printemps. Je n’ai pas le temps d’identifier les suivants.
Les balles sifflent. Les crânes explosent. Les corps martèlent le sol.
Les cris. Les femmes. Les enfants. La famille.
J’ai lâché mon fusil, pris les rênes et au grand galop, je suis parti avec Lena.
Le lendemain, nous nous sommes approchés à pied, dans l’ombre du bois. La terre était rouge et nue.
Nos frères et sœurs s’étaient déjà relevés ; nos frères et sœurs étaient déjà loin. Ces barbares n’ont pas seulement pris la peine de les achever. Même les morts ont plus de de dignité.

22 avril 2015
» Je les tuerai. Je me ferai des archets de leurs os, des cordes de leurs tripes, et je vernirai mon violon de leur sang. Je les tuerai. Je les tuerai tous.

20 mai 2015
» Nous avons atteint l’Écosse aujourd’hui. Les denrées se font rares ; à deux, les précautions à adopter pour défendre nos vies et nos biens nous empêchent d’avancer aussi efficacement que lorsque nous marchions à trente-et-un. Je commence à perdre espoir de jamais recroiser un survivant de la famille, et j’ai conscience que seuls, Lena et moi, nous ne pourrons pas rester nomades bien longtemps.
Je sais que Dieu est avec nous, mais je sais également que nous sommes bien loin d’être arrivés au bout du chemin de Ses épreuves.


     
And me cétroparo

Salut tout le monde, bon bah moi c’est Djordan. J’ai presque 30 ans, actuellement sans emploi. Dans la vie, j’aime bien le foot, le rugby, le handball, le baise ball, le golf bref tout ce qui se joue avec des balles, et puis le sport aussi un peu. Une fois sorti de taule je compte reprendre la vie active en me lançant dans une carrière de sosie de Johnny, parce que Johnny c’est la vie. Mais comme je suis pas comme tous ces idiots qui font des télé réalité je sais que j’y arriverai peut-être pas du premier coup alors pour avoir un job alimentaire sur le côté j’ai déjà commencé à récolter des fonds pour ouvrir un élevage d’émeus, parce que c’est trop duveteux les émeus.



























Ceux qui sont toujours là ont compris que je les trollais, c’est bien. En même temps c’était pas difficile. Bon en fait vous me connaissez déjà, mais vous avez qu’à deviner. Ah, et je ne réponds de rien quant à cette création de personnage. C’est la faute d’Ewen. Il est trop paro.



     

     

✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤



Dance me to your beauty
with a burning violin

Dance me through the panic 'til I'm gathered safely in. Lift me like an olive branch and be my homeward dove. Dance me to the end of love. Oh let me see your beauty when the witnesses are gone, let me feel you moving like they do in Babylon. Show me slowly what I only know the limits of, dance me to the end of love.





Dernière édition par Yuli Zolnerowich le Ven 12 Juin - 2:08, édité 5 fois
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Ewen Huggins
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MessageSujet: Re: » DANCE ME TO YOUR BEAUTY WITH A BURNING VIOLIN   Mer 8 Avr - 22:11

Coucou... Freddie Rebienvenue.

✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤

SKYFALL IS WHERE WE START
This is the end, hold your breath and count to ten. Feel the earth move and then and hear my heart burst again. A thousand miles and poles apart, where worlds collide and days are dark, you can take my name. We will stand tall face it all together.
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MessageSujet: Re: » DANCE ME TO YOUR BEAUTY WITH A BURNING VIOLIN   Mer 8 Avr - 22:14

*l'inspecte de loin avec son archet*

✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤



Dance me to your beauty
with a burning violin

Dance me through the panic 'til I'm gathered safely in. Lift me like an olive branch and be my homeward dove. Dance me to the end of love. Oh let me see your beauty when the witnesses are gone, let me feel you moving like they do in Babylon. Show me slowly what I only know the limits of, dance me to the end of love.



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Devlin Monthawk
|| ADMIN || ginger ♃ a l e


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MessageSujet: Re: » DANCE ME TO YOUR BEAUTY WITH A BURNING VIOLIN   Mer 8 Avr - 22:18

Welcome ici !
T'es anthracite !

✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤

be a good baby, do what i want
You ever love someone so much you thought your little heart was gonna break in two ? You ever tried with all your heart and soul to get you lover back to you ?
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Johnathan Rayne
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✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤
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MessageSujet: Re: » DANCE ME TO YOUR BEAUTY WITH A BURNING VIOLIN   Mer 8 Avr - 22:20

Non seulement Ewen se reproduit mais en plus il se dédouble ? Hé ben on est pas dans la merde

✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤



soldier of fortune

Many times I've been a traveller, I looked for something new. Now I feel I'm growing older. And the songs that I have sung echo in the distance like the sound of a windmill goin' 'round. I guess I'll always be a soldier of fortune.



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MessageSujet: Re: » DANCE ME TO YOUR BEAUTY WITH A BURNING VIOLIN   Mer 8 Avr - 23:25

Welcome !
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MessageSujet: Re: » DANCE ME TO YOUR BEAUTY WITH A BURNING VIOLIN   Mer 8 Avr - 23:28

Bienvenue le violeur
Hâte de voir tout ça!
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MessageSujet: Re: » DANCE ME TO YOUR BEAUTY WITH A BURNING VIOLIN   Jeu 9 Avr - 7:08

Hellcome chez les cinglés (parce qu'ils sont tous fous ici mais pas moi ) et bon courage pour ta fiche
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MessageSujet: Re: » DANCE ME TO YOUR BEAUTY WITH A BURNING VIOLIN   Jeu 9 Avr - 19:45

Bienvenue parmi les gens sains d'esprit, si si ! Et bon courage pour ta présentation Wink
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MessageSujet: Re: » DANCE ME TO YOUR BEAUTY WITH A BURNING VIOLIN   Jeu 9 Avr - 21:06

Johnathan Rayne a écrit:
Non seulement Ewen se reproduit mais en plus il se dédouble ? Hé ben on est pas dans la merde

… lol.
C'est tout c'que j'ai à dire
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MessageSujet: Re: » DANCE ME TO YOUR BEAUTY WITH A BURNING VIOLIN   Lun 13 Avr - 18:30

Deux Ewen, ça devient intéressant par ici !
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MessageSujet: Re: » DANCE ME TO YOUR BEAUTY WITH A BURNING VIOLIN   Ven 12 Juin - 2:15

Trois ans après la guerre mais non non, je ne vous ai pas oubliés mes agneaux Merci pour les messages de re-bienvenue... et de bienvenue aussi hein, même si j'en veux un tout petit peu beaucoup à ceux qui m'ont pas reconnue, ah si si, vraiment, y'a des coups de fouet qui se perdent... Hein, HAZEL ?

Dev : J'suis p't'être anthracite, mais moi au moins, j'élève des loutres

John : Bon, la schizophrénie, ça va bien deux minutes.

Ken : On dit violoniste, ça rime avec "ignare de capitaliste" Rolling Eyes

Alassy : Y'a pas plus sain que moi, on le sait bien

Vlad : Je t'aime. Fais-moi du couscous chéri.

Bon, une fois n'est pas coutume (ou peut-être que si, justement) après deux mois et quatre petits jours, cette fiche de mes fesses est enfin finie

✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤



Dance me to your beauty
with a burning violin

Dance me through the panic 'til I'm gathered safely in. Lift me like an olive branch and be my homeward dove. Dance me to the end of love. Oh let me see your beauty when the witnesses are gone, let me feel you moving like they do in Babylon. Show me slowly what I only know the limits of, dance me to the end of love.



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MessageSujet: Re: » DANCE ME TO YOUR BEAUTY WITH A BURNING VIOLIN   Ven 12 Juin - 2:26


     
Bienvenue en enfer.

     
   
-sort ses grands violons- C'est la valse des russes, il va pas bien, il va pas bien le petit rabbin bin bin bin, parce qu'il bin bin trop radin din din din, oh il vaut pas cher, il vaut pas cher, parce qu'il est casher! Et je le mangerai, je le mangerai sans pitié yeah yeah yeah yeah!   

   Sur ce on t'invite donc à aller assurer les bases de ta survie en recensant d'abord ta célébrité  -et tes scénarios par la suite si besoin est- ICI, après prends bien soin d'aller t'inscrire dans le groupe auquel tu appartiens,  ICI, car tu ne voudrais pas être oublié derrière en cas d'attaque de Walkers. N'oublie pas non plus de laisser un souvenir de ton ancienne vie dans le listing des métiers ICI. On te conseille également de faire la lecture de notre aide à l'intégration pour te lancer plus facilement  ICI. Si ce n'est pas déjà fait, on t'invite bien évidemment à lire le règlement et les annexes du forum. Pour le reste, il va de soi de ne pas oublier de remplir ton profil et ouvrir ta fiche de lien, histoire de ne pas être seul et contre tous, ICI. D'ailleurs, si tu souhaites participer activement à la vie de ton groupe et être au courant des derniers potins, rendez-vous à la Salle Commune où tu pourras échanger avec les membres de ton groupe, ICI. Tu es également le/la bienvenue sur la chatbox et le flood ! Alors sur ce, bon RP... ou devrais-je dire, bonne chance !
       
     

     
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