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 Wasn't ready to be no millionaire ♤ Oli

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Oliver Marlow
dead man's hand


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Date d'inscription : 25/08/2014



MessageSujet: Wasn't ready to be no millionaire ♤ Oli   Lun 25 Aoû - 1:17

Oliver Daivika Thokmay Marlow





   
|| Nom : Marlow.
|| Prénoms : Oliver, Daivika, Thokmay.
|| Date de naissance : 21 mars 1985.
|| Lieu de naissance : champ de fouilles de Chamdo, Tibet (nationalité américaine, originaire de Bâton-Rouge).
|| Statut : célibataire.
|| Métier : d’abord éboueur, puis millionnaire, et enfin clochard.
|| Groupe : Kill For Life.
|| Rôle : éclaireur, coursier, garde.
|| Arme de prédilection : batte de baseball en alu.

|| Avatar : Aaron Paul.
|| Crédit ©️ : mai gwern.



   
Basic Inventory

■ une batte de baseball en alu
■ une sacoche en tissu
■ quelques tronçons de liane séchée
■ une boîte d’allumettes aux bouts cirés
■ trois paires de lunettes et quatre sets de lentilles périmées
■ deux briquets presque vidés
■ une plaquette de paracétamol
■ des biscuits à pâte molle
■ deux paquets de cartes de poker
■ un lecteur MP3/MP4 et son chargeur solaire
■ un couteau suisse
■ mais y’a plus l’tournevis



     
My history, before and after.

« Putain, mais qu’est-ce qu’y branle ? »
J’attrapai ma batte de baseball et en brassai le vide avant de m’appuyer dessus en soupirant. Un aboiement retentit dans la forêt. Le vent murmurait à la cime des arbres, l’air était doux ; je levai les yeux vers le ciel et grimaçai.

■ ■ ■

« Y va mouiller. »
Mollement appuyé sur la balustrade de bois, l’enfant détacha son regard de l’eau trouble et algueuse où flottaient les bouchons des cannes à pêche ; il observa les rayons crus du soleil d’été qui filtrait à travers les épaisses branches moussues puis fronça les sourcils à l’attention du vieil homme :
« Comment tu sais ? »
Le vénérable pêcheur désigna la berge qui faisait face à la cabane.
« Y’a l’ouaouaron qui fait charivari. »
Le garçon se pencha en avant, écarquillant les yeux avec une facétieuse fascination devant les grenouilles qui s’ébattaient entre les roseaux. Il fit claquer sa langue.
« Pis ça goûte la brumasse ! »
Un sourire édenté fendit la barbe blanche du vieillard qui ébouriffa les cheveux du gamin.
« Ça c’est mon tit-garçon ! »
Oliver repoussa la main de son grand-père et pétarada impatiemment des lèvres pour en dissimuler le sourire naissant puis entreprit vainement de remettre ses hirsutes mèches blondes en place. Se balançant d’avant en arrière, il agitait sa canne à pêche quand soudain, dans le silence retombé, ronflèrent des moteurs qui lui firent immédiatement tendre l’oreille. Il tourna des pupilles brillantes vers son grand-père qui haussa les siennes et acquiesça d’un signe de tête. Oliver ne se le fit pas dire deux fois : il bondit à l’intérieur de la cabane d’où s’éleva bientôt le raffut de ses fouilles.
« Vous-autres va encore courir vos racatchas dedans le bayou ?
C’est des quads, gramps, expliqua patiemment Oliver en revenant vers le vieillard.
‘Garde voir comme tu t’es gréyé ! ironisa ce dernier en détaillant la tenue de son petit fils qui avait troqué ses bottes, son treillis et son marcel pour des rangers, un jeans et un t-shirt imprimé. C’est-y pour plaire à la tite Darryl ? Faut dire que c’t’une bien vaillante catin.
— Mais trop pas ! protesta le gamin dans un Anglais outré. J’traîne juste avec elle parce qu’c’est la sœur d’Shay et Matthew et qu’elle leur colle partout au cul. Pis c’est une fille, les filles c’est nul !
On en reparlera quand elle aura de l’estomac.
Eurk ! Gramps ! Zirable ! grimaça Oliver en se bouchant les oreilles.
Braille pas, tu vas faire fuir les barbus ! »
À la langue rosette que son petit-fils lui tira en guise de réponse, le grand-père sourit :
« Va, le drôle ! Et guette que les cocodries te happent pas le rasoir. »

■ ■ ■

« Bon, d’la merde. »
Balançant ma batte sur mes épaules, je descendis la passerelle et sautai sur le quai quand des pas précipités m’arrêtèrent.
« Attend ! »
Je haussai un sourcil en dévisageant l’espèce de post-pubère à la face aussi criblée que le cul de la lune et qui avait surgi du Lord of the Glens en traînant un fusil d’assaut qui devait peser autant que lui tout habillé pour venir se planter devant moi.
« Pardon pour le retard, s’essouffla-t-il. Je…
— Ouais, ouais, m’en fous. T’iras expliquer ça tout seul au boss si on r’vient bredouille à cause de toi. On bouge ou quoi ? »
Il goba sa lèvre inférieure et hocha la tête. À peine cinq mètres plus loin, j’avais compris qu’il commençait à peine à me faire chier :
« Au fait, miaula-t-il, moi c’est Ollie.
— Putain…
— Et toi ? »

■ ■ ■

« Daivika ! »
Les lèvres de l’adolescent se pincèrent ; il enfonça ses écouteurs dans ses oreilles et enfouit ses mains dans ses poches. Il n’émergeait plus de la capuche de son hoodie qu’un bout de nez pointu ainsi que les assourdissantes basses d’un rythme de rap. Une main se posa sur son épaule ; gonflant les joues, il renversa la tête en arrière, retira ses écouteurs puis se retourna vers sa mère :
« Quoi ?!
— Devine qui nous venons de croiser ! »
La papillonnante quadra tira son fils par la main ; ce dernier détailla paresseusement les traits brûlés du vieux sherpa devant lequel il venait de se faire planter et qui lui tira la langue ; l’ado haussa les épaules et piqua du nez vers sa basket droite qui jouait absentement dans la poussière.
« C’est Yeshe. Tu sais bien ? Salue-le, Daivika ! lui souffla sa mère à l’oreille.
— B’jour, marmonna-t-il sans décoller son regard du sol.
— Pas comme ça ! »
Un roulement d’yeux lui répondit.
« Le khata !
— J’en ai pas ! »
Elle fit jaillir une écharpe de soie de son sac et la fourra dans la main de son fils qui, non sans souffler, la tendit au sherpa.
« Tashi delek, grommela l’ombre dans la capuche.
Enfant de la montagne, sourit Yeshe, quelle joie m’étreint. Il y a seize ans, je priais et courrais, toi contre mon cœur, pour que tu vives. Et tu reviens, aujourd’hui un homme, sur la terre qui t’a vu pousser ton premier cri. Bienvenue parmi les tiens.
— Qu’est-ce qu’y m’bave ?
— Tu devrais comprendre !
— Mais y parle trop vite là !
— Fais un effort, Daivika !
— Putain m’man, arrête ! Tu fais chier !
— Daivika ! s’outra-t-elle.
— Moi c’est Oliver ! Pas Daivika, ni Thokmay : Oliver, putain ! J’m’en branle de vos délires de bouddhistes à la con ! Et j’m’en branle de vot’ sherpa saveur ou accoucheur ou j’sais pas quoi ! J’ai pas d’mandé à v’nir à vos putains d’fouilles, ni aujourd’hui ni jamais ! C’toi et papa qui m’avez traîné ici alors maintenant vous assumez et vous m’foutez la paix ! »
Oliver vissa ses écouteurs contre ses tympans, tourna les talons et disparut dans la foule. Il zigzagua sans les voir parmi les tapis et paniers colorés et volatiles en liberté quand soudain, un éclat turquoise cueillit son attention. Oliver s’approcha de l’étal, accorda un bref signe de tête au propriétaire, puis caressa rêveusement le pendentif d’argent et de pierre avant de tirer son portefeuille de la poche arrière de son baggy.

■ ■ ■

« Daivika ? C’est pas un nom d’fille ça ? se bidonna le demeuré.
— C’est tibétain, connard !
— T’as pas une tête de tibétain.
— Et ta mère, elle a une tête de pute ?
— Oh mais ça va, j’plaisantais !
— Ouais bah moi aussi, t’as cru quoi ? J’m’appelle Oliver, abruti. »
Je shootai dans un tas de feuilles mortes et félicitai intérieurement mon boulet de coéquipier d’avoir évité un coup de batte dans la gueule en décidant de se la fermer. Sauf que pas de bol, une fois la lisière de la forêt passée :
« Et ton collier, c’est pas un truc de fille peut-être ? »

■ ■ ■

Oliver grogna ; il fronça le nez et l’enfouit contre le pull qui lui servait d’oreiller pour échapper au mince et sournois filet de lumière poussiéreuse venu le chatouiller. Il s’étira et, avec un soupir d’aise, glissa une main hors de la couverture. Tâtonnant à l’aveuglette, ses doigts ne trouvèrent qu’un vide tout juste encore tiède. Oliver se dressa sur son séant et fronça les paupières en scrutant la pénombre ; ses lèvres s’étirèrent alors dans un sourire béatement benêt. Le menton dans les paumes, il contempla la silhouette floue qui, nonchalamment appuyée contre la balustrade du ponton, rayonnait au soleil matinal. Oliver se gratta la tête en baillant et balaya le plancher de son bras.
« Putain, où est mon fut ? »
Un rire clair et moqueur lui répondit.
« Aide-moi au lieu d’te marrer !
— Jamais, c’est bien trop drôle de te voir galérer. Et mignon, aussi. Un peu. »
Oliver ravala la réplique qui lui pendait à la langue et piqua du nez ainsi qu’un fard. Après avoir mis la main sur son jeans qui traînait au pied du poêle, il le passa et, guidé par la lumière, gagna la porte de la cabane. Sur le ponton, il s’arrêta, plissant les yeux afin de les laisser remonter le long des jambes nues de la jeune femme qui se tenait dos à lui et dont l’ample chemise descendait juste un peu trop bas à son goût.
« Elle te va pas, cette chemise, » railla Oliver.
La petite brune l’observa du coin de l’œil et haussa les épaules avant de reporter son attention sur les eaux calmes qui s’écoulaient sous leurs pieds.
« C’est vrai qu’elle est très, très à carreaux. »
Oliver vint se lover contre ses reins, glissa ses mains autour de sa taille et enfouit son visage dans son cou.
« Elle est surtout très, très longue, » susurra-t-il en commençant à s’attaquer à la boutonnière par le haut.
Elle rit et déposa une tape sur la main d’Oliver qui perçut alors la tiédeur de l’argent adorné de pierre tapi sous les plis du vêtement. Tandis qu’elle entrelaçait ses doigts aux siens, Oliver serra le pendentif contre sa paume, ferma les yeux et, déposant un baiser dans sa nuque, berça la jeune femme entre ses bras.
« Tu devais pas bosser aujourd’hui ? lui rappela-t-elle.
— Quand j’leur dirai que j’ai fait le coup de la panne à la femme de ma vie, ils comprendront.
— Oui d’ailleurs, va falloir réparer ce quad si on veut pas finir en Robinson Crusoé des bayous. »
Elle se retourna dans les bras d’Oliver.
« Mais on est pas pressé, » souffla-t-elle dans un sourire qui donna l’impression à Oliver d’avoir un bataillon de ouaouarons faisant charivari dans son estomac.
« Darryl. »
Il n’avait jamais remarqué les paillettes qui doraient les pupilles brunes dans lesquelles se noyaient les siennes.
« Ça fait dix ans que je veux me réveiller à côté de toi alors, te lève plus jamais sans moi, d’accord ? »

■ ■ ■

« En tous cas, toi t’es encore plus chiant qu’une putain d’gonzesse ! » crachai-je.
La mâchoire lui en tomba. Il serra les poings, ses yeux s’embuèrent et il émit un reniflement pathétiquement bulleux.
« T’es qu’un sale con.
— Non mais, je rêve, v’là qu’y braille ! feulai-je en reversant la tête en arrière.
— J’vais sûrement devoir tuer des types aujourd’hui alors que ma copine s’est faite bouffer sous mes yeux y’a trois jours, j’essaye juste de discuter un peu pour oublier cette merde et toi…
— Oh, bouhouhou connard ! lui postillonnai-je au menton. Non mais tu m’as pris pour un putain d’psy ou quoi ? Devine quoi : moi aussi j’ai perdu des gens. Est-ce que tu m’vois chialer ?! »

■ ■ ■

Il ne broncha pas quand la porte claqua à lui en faire péter les tympans ; il fixa longuement le battant sans le voir puis baissa les yeux pour contempler la chaîne d’argent cassée qui coulait entre ses doigts tremblants ; il glissa le pendentif dans la poche de son jeans et chancela jusqu’au canapé dans lequel il se laissa lourdement tomber, soulevant une nuée de poussière. Il renifla, frotta son nez sur son avant-bras et isola une ligne d’un machinal coup de Mastercard Platinum dans le petit tas de poudre blanche qui trônait sur la table basse, puis saisit un billet de cent roulé, courba le dos, inspira et rejeta la tête en arrière tel un plongeur remontant d’une apnée.
« C’était quoi ça ? »
Silencieux, il fit tournoyer le billet devant ses pupilles dilatées en jouant de son autre main avec un briquet.
« Oli, c’était qui cette tarée ? »
La flamme resta en suspend à quelques millimètres seulement du rectangle de tissu et à travers les volutes de chaleur qui ondulaient dans l’espace-temps, les prunelles d’Oliver poignardèrent la mince et grande blonde drapée dans son t-shirt de la veille.
« Casse-toi.
— Hein ?
— Casse. Toi.
— Mais… »
Oliver jeta le billet et le briquet et bondit sur ses pieds ; la table basse se renversa et la blonde poussa un cri.
« Casse-toi ! Mais casse-toi putain ! C’est d’ta faute, connasse ! Et… et tous les autres ! Dégage, dég— ARGH ! »
Ses jambes cédèrent sous son corps et, recroquevillé sur le plancher, Oliver attrapa son pied en sang et considéra le tesson de verre qui était venu se loger dans sa plante.
« Matthew, Matthew, bruissait-il tandis que ses yeux roulaient dans leurs orbites. C’est lui… C’est… Il a dit… Il t’a menti, depuis le début… J’vais l’tuer, j’vais l’tuer, tous les tuer… »
La porte claqua ; les pas précipités s’estompèrent rapidement dans la cage d’escalier.
« Ben c’est ça, casse-toi ! rauqua Oliver en titubant pour se relever. Fais comme tout l’monde ! Barre-toi, laisse-m— AÏE ! PUTAIN ! MERDE !!! »
À bout de souffle, Oliver se laissa rouler dans les débris qui jonchaient le sol et s’immobilisa, ses yeux fixant le vide avant de faire le point sur la photo au cadre brisé qui lui faisait face. Oliver renifla et se ramassa sur lui-même.
« Pourquoi ? gémit-il. J’voulais pas… J’ai rien d’mandé… L’avion… C’est pas ma faute… »
Il se redressa sur les genoux, attrapa le cadre et écrasa son poing sur l’image de ses parents.
« R’gardez ! R’gardez c’que vous m’avez fait ! C’est pas ma faute ! Z’aviez qu’à rester chez vos putains d’bouddhistes ! J’voulais pas qu’vous v’niez ! »
Ignorant la douleur de son pied, Oliver bondit jusqu’à la fenêtre.
« Voilà — c’que j’en fait — d’votre — putain — d’héritage ! » scanda-t-il en balançant débris, tessons, billets et cartes de crédit poudreux dans le vide.
Quand ses lentilles se mirent à brûler, ses muscles à flamber et sa blessure à le corroder, Oliver se laissa encore une fois tomber sur le sol et se perdit dans le psychédélisme des imperfections de la peinture du plafond jusqu’à ce que la course du soleil ne les engouffre et que ses joues s’assèchent. Alors, il rampa jusqu’au canapé, tira son portable de sous un coussin et appuya sur la touche de numérotation rapide.
« Lewis ? Ce soir, dix heures, ramène ton cul : j’offre la coke et les putes. »

■ ■ ■

« En fait, m’étonnerait pas qu’ta meuf se soit jetée aux walkers pour s’foutre en l’air. J’aurais fait pareil si j’avais dû m’traîner une tafiotte comme toi !
— Je… J’vais te tuer, enculé d’yankee !
— Bah viens, pédé, j’t’att— AOUF ! »
Plié en deux, je cherchai mon souffle en lorgnant sur la crosse du fusil que ce putain d’homoncule de mes deux agitait devant ma tronche qui après mon ventre semblait être la prochaine cible.
« P’tit joueur, » sifflai-je.

■ ■ ■

« Voyez la rouge, elle est ici, maintenant elle est là — hop ! Alors, où est la rouge, où sont les n… »
Un jappement ; les doigts d’Oliver se figèrent au-dessus des cartes tandis qu’il suivait le regard du berger malinois qui frétillait nerveusement autour de lui.
« Merde, les keufs ! »
Le quinqua barbu qui, billet brandit, s’apprêtait à poser son pari, écarta d’un revers du bras les trois-quatre badauds agglomérés devant le carton faisant office de table de jeu et se jeta sur la banque-casquette en lançant un sifflement sec et aigu.
« Ally ! Oli ! On s’taille ! »
Dans une nuée de cartes et de livres sterling, les trois compères décollèrent, poursuivis par les vociférations des pigeons et les injonctions des poulets. Ils filèrent comme le vent, coulant dans les ruelles et s’envolant par-dessus les barrières et quand leurs poursuivants déboulèrent dans un cul de sac, ils avaient disparu.
Haletant de concert avec Ally, Oliver réinstalla avec précaution le panneau qui dissimulait l’entrée du souterrain et sans perdre de temps à guetter le départ des policiers, le trio s’engouffra dans les entrailles d’Édimbourg.
Après de sagaces tours et détours au travers du dédale, la course cessa et les deux hommes s’affalèrent sur le matelas moisi qui les attendait sous la voûte glauque d’une ancienne vitrine. Oliver gémit en écrasant un point de côté sous son poing puis gratta les oreilles d’Ally, venue lover son museau entre ses genoux.
« Ugh, grimaça Oliver en valsant la tête en arrière,  j’tuerais pour une ligne…
— Cinq, dix, quinze… égrenait son comparse en battant les billets. Dix-neuf quids et trente-six pees. Shite. Ça vaut vraiment rien le bonneteau. On devrait p’t’être tenter le poker. »
Oliver ricana :
« J’ai d’jà essayé, Bruce.
— Et ?
— Et… »
Dans un geste solennel, Oliver, le rictus amer, intronisa d’un balayage des bras l’espace confiné, humide et puant qu’était leur repère.
« J’suis d’venu l’putain d’prince d’la putain d’Cour des Miracles. »
Bruce secoua la tête et ficha une cigarette entre ses lèvres ; Oliver tira un briquet de sa poche trouée et approcha la flamme de la barbe au gris jaunissant avant de se gratter frénétiquement les côtes.
« En plus, j’ai des puces. Et fais pas l’innocente, toi ! » grogna-t-il à l’intention d’Ally qui levait vers lui des yeux énamourés.
Bruce lui exhala la fumée au visage.
« T’as encore du chemin à faire avant de d’venir prince, ye wee bam, railla-t-il.
— Ferme-la, le sénile, et file-moi un cl—
— Sh ! »
Dans le silence, que d’une main contre son torse Bruce avait intimé à Oliver, résonnait l’écho d’une clameur bramante. Oliver déglutit :
« Les keufs ?! »
Bruce secoua lentement la tête et quand un nouveau mugissement, plus proche, suinta sur les pierres, il jeta sa clope, bondit sur ses pieds et, attrapant Oli et Ally qui par le col, qui par la peau du cou, détala sans un regard d’adieu à leurs dernières possessions.

■ ■ ■

Ce trou du cul du dimanche brandissait de nouveau son fusil par le canon quand un jappement suivi d’un mugissement le pétrifia ; j’en profitai pour récupérer ma batte et me redresser.
« Voilà, avec tes conneries t’as attiré les zons ! » l’engueulai-je.
Il était aussi pâle que le cul d’une nonne en Sibérie. Je l’attrapai par les épaules et le secouai comme un shaker.
« Mais bouge putain, bouge ! »
Je retournai son fusil dans ses bras et, guidé par les aboiements, ouvris la course à travers les arbres. Je fouettai les branches de ma batte et stoppai bientôt net à la vue d’une masse de cheveux bruns étalés sur un tapis de mousse écarlate.

■ ■ ■

« Où c’que t’as encore été t’fourrer ? T’as vu l’heure ?
— Fais pas ta belle-mère, ça t’va mal.
— T’as mes lianes au moins ?
— Ouais. Putain Ally, bouge !
— Couchée, fifille. »
Docile, la chienne cessa ses euphoriques caracoles et, la langue pendante, s’étala de tout son long sur les genoux de son maître. Oliver largua son sac, s’assit sur le sol, découpa deux cylindres dans le bois sec, en tendit un à Bruce et happa le second avant de gratter une allumette.
« Qu’est-ce qui t’as pris tout c’temps ? grommela Bruce entre deux bouffées.
— J’suis tombé sur deux mecs, pis sur des putains d’zons. Ç’a été chaud pour not’ cul.
— C’est sûrement pas grâce à toi qu’z’avez pu vous en r’sortir, ye wee shite. »
Oliver étouffa un ricanement dans une taffe ; les deux acolytes observèrent la molle animation des survivants qui préparaient la tombée de la nuit sur le campement en tirant sur leurs clopes de fortune dans une synchrone chorégraphie.
« Ces types, reprit Bruce, c’était quel genre ?
— Réglo, j’crois. Y’avait un p’tit con, Colin, et son pater, Ni… Nigel ? Chais plus. Sont du coin, avec la mère et un autre gosse. Sont bien tous seuls, apparemment. Y f’ront pas chier.
— T’as l’air bien sûr de toi.
— P’t’être parce que si j’avais pas été là, ils seraient plus qu’trois au lieu de quatre ? »
Bruce considéra Oliver ; les commissures de ses lèvres frémirent et il détourna la tête. Il prit une dernière taffe, repoussa Ally et éteignit son mégot dans l’herbe avant de se relever sous les craquements de ses articulations.
« J’vais aider à préparer l’dîner, souffla-t-il en attrapant le sac d’Oliver. J’imagine qu’on peut pas compter sur toi ?
— Hého ça va hein ! J’ai déjà été l’chercher. Le repos du putain d’guerrier, merde ! »
Il esquiva un coup de pied et décerna un trophée en forme de doigt au dos de Bruce qui cinq pas plus loin se retourna :
« Au fait, tu devrais aller voir Hailie. J’crois qu’elle veut te parler.
— Me quoi ? Tu veux dire ‘engueuler’, non ?
— Ça a l’air important. »
Oliver haussa les épaules, se redressa et écrasa le lambeau de liane incandescent sous sa semelle en soupirant une dernière volute.
« Bon, on sait comment ça va s’terminer, hein ? badina-t-il non sans suffisance.
— Ouais d’ailleurs, si vous pouviez la mettre en sourdine cette fois. Non seulement ça attire les puants mais en plus, ça m’empêche de dormir.
— Et dénigrer mes performances ? Jamais d’la vie !
— Tu t’gausseras moins le jour où tu chopperas un gosse, dickheed. »
Oliver éclata de rire.
« Dans tes rêves, ye auld bawbag ! »

■ ■ ■

Ollie me rattrapait alors que je m’approchais du walker ; ce dernier, trop absorbé dans la boustifaille qu’il se faisait du ventre de la macchabée, ne calcula pas ma batte qui siffla dans les airs avant de s’écraser dans un crissement moite contre sa tempe. Mon regard glissa sur ces deux corps inertes et s’attarda sur les traits blafards de l’inconnue ; j’exhalai. Un bruit de dégorgement vint me titiller les tympans et me fit hausser les yeux au ciel. Je me retournai vers Ollie, appuyé contre un arbre au tronc duquel il faisait l’honneur d’offrir les restes à peine digérés de son dernier repas.
« C’est… c’est dégueulasse… geignit-il.
— C’est bon, putain ! Si t’es pas foutu d’supporter des tripes à l’air alors autant t’pendre tout d’suite, tafiotte ! »

■ ■ ■

« Pardon… »
Vacillant, Oliver leva et figea la batte au-dessus de sa tête ; il renifla et cligna des paupières, écrasant les larmes qui troublaient sa vue et brûlaient ses joues, puis raffermit sa poigne sur le manche de son arme.
« Pardon, répéta-t-il la voix sifflante, j’te demande pardon, Ally… »
Il ajusta sa visée et ferma les yeux. Les jappements plaintifs de la chienne redoublèrent. La batte tomba au sol et Oliver, les bras affaissés, s’écroula sur les genoux.
« J’peux pas… J’peux pas… » gémit-il en s’agrippant à Ally, le visage enfoui dans sa fourrure.
Oliver embrassa le museau de la chienne, dénoua la corde sur son encolure et y glissa en échange le pendentif d’argent et de turquoise qu’il portait jusqu’alors au cou.
« Tu donneras ça à Hailie, pour lui… ou pour elle… Retrouve-les, d’accord ? Et dis-leur, dis-leur… »
Sa voix s’étrangla et il étouffa ses sanglots contre la poitrine d’Ally.
« Dis-leur… que je suis revenu… haletait-il. Et… Pardon, pardon… »
Oliver s’arracha à l’étreinte et se hissa, chancelant, sur une haute souche. La corde en main, il leva les bras vers les branches.
« Va-t’en. »
Ally se mit à trépider autour de lui en glapissant.
« Va-t’en ! »
Oliver terminait de nouer la corde quand il manqua de perdre l’équilibre sous le poids de l’animal qui s’était jeté sur lui.
« Mais putain, casse-toi, Ally !!! »
Rugissant, il décocha un coup de pied à la chienne qui poussa un jappement de détresse et, la queue entre les jambes, disparut dans les fourrés. Le souffle d’Oliver s’obstrua et déjà ses genoux fléchissaient pour le porter à bas de la souche mais ses doigts se crispèrent sur la corde. Pétrifié, il contempla à travers ses larmes le campement dévasté et sanglant, puis passa la tête à travers le nœud coulant.
Oliver sauta, entendit un craquement, vit le coin de la souche, puis le noir.

■ ■ ■

Je me massai les tempes en grognant tandis que l’autre chochotte se vidait une seconde fois et, au son soudain d’un aboiement, je rouvris les yeux, faisant volte-face juste à temps pour me recevoir une boule de poils dans la tronche.
« Rha mais tu pues ! protestai-je entre deux coups de langue. Couchée, Ally ! Couchée ! »
Elle retira ses pattes de mes épaules et, oreilles baissées, se mit à japper et gigoter frénétiquement.
« T’as trouvé les méchants ? Où qu’y sont les méch— »
Une détonation, un sifflement à mon oreille et l’impact d’une balle dans le tronc à cinq centimètres à peine de la gueule décomposée d’Ollie qui couina :
« Ici ! »
Je suivis son index tendu vers un type aux allures de bûcheron de l’Armageddon qui les yeux fous et rivés sur nous s’affairait fébrilement à recharger sa carabine.
« Mais tire ! aboyai-je en secouant Ollie. Fais pas ta fiotte ! Tire, putain !!! »

■ ■ ■

« C’est lui ou toi, kiddo. »
Oliver vacilla sous l’énorme paluche qui s’abattit sur son épaule et leva un regard embué vers son comparse.
« Mais putain Niall, j’sais même pas me servir de c’truc ! chuchota-t-il en tripotant maladroitement le fusil d’assaut qui lui pesait dans les bras.
— Tu vises et tu tires, répliqua Niall en lui collant une nuque.
— Bon, minus, on a pas toute la journée ! »
Oreilles baissées et babines luisantes, Ally gronda sur le mercenaire qui venait de bousculer son maître mais maintint son immobilité. Oliver parcourut la haie de canons et projectiles dressés vers sa tête, croisa le regard glacial et écrasant de l’homme en leur centre et frémit à l’éclat vorace que lui lançait le loup dressé derrière la masse geignante qui se tordait à ses pieds.
« Putain… Putain, putain, putain… » larmoya Oliver.
Il déglutit et, tremblant, souleva l’arme ; le viseur, au rythme des battements nauséeux de son cœur, oscilla sur le visage tuméfié dont les lèvres se fendirent en une supplique aussitôt noyée par la détonation et le hurlement de douleur qui s’arracha de la gorge d’Oliver quand le recul du fusil s’écrasa dans l’arête de son nez. Sous une cacophonie de rires gras, l’arme glissa de ses mains qu’il plaqua sur son visage en tombant à genoux. Il entendit les aboiements furieux et étranglés d’Ally. Oliver écarta ses doigts rougeoyants et vit le sang qui s’écoulait de la gorge lacérée et gargouillante pour abreuver la terre qui tambourinait sous les convulsions du corps de sa victime.
Un coup de pied lui renvoya l’arme à feu.
« Finis le travail.
— V-v… »
Oliver planta ses iris dans ceux du mercenaire.
« Va t’faire foutre !!! »
Le fusil décolla, la crosse fendit l’air et Oliver se recroquevilla sur lui-même, gémissant et les doigts crispés sur son nez en sang. Une main sur son col le força sur ses pieds ; le fusil lui atterrit dans les bras et d’une pression dans le dos, il fut poussé vers le moribond.
« Tu me dois ça, souffla Niall, retenant Ally d’une main et soutenant le jeune homme de l’autre.
— On était quitte, putain ! vagit Oliver.
Les armes braquées sur lui cliquetèrent. Niall recula.
« C’est toi qui choisis, kiddo. »
Les doigts ruisselants d’Oliver glissèrent sur le métal ; il détailla les impitoyables visages qui l’encerclaient.
Oliver essuya ses yeux sur sa manche, agrippa le canon, visa et tira.
Ally hurla à la mort.
Les yeux rivés sur l’impact béant dans la tempe du macchabée, Oliver attira d’un bras la chienne contre lui, le fusil ballant au bout de l’autre.
La haie d’armes se rompit.
« Bienvenue sur le Lord of the Glens. »

■ ■ ■

Je plaquai mes paumes sur mes tympans sifflants et, alors que le corps du chasseur s’affaissait sur l’humus, envoyai un coup de pied rageur dans la souche la plus proche ce qui, royal, me valut de glapir à nouveau de douleur.
« Sa mère la pute !!! »
Je virai sur Ollie :
« La prochaine fois qu’tu tires à deux bites de mes oreilles, j’te fais bouffer tes couilles, putain !
— Et j’étais censé faire comment, connard ?! »
Je dressai mon poing le gardai en semonce à hauteur de ses prunelles qui s’obstinèrent à soutenir les miennes.
« Ugh… » soupirai-je en roulant des yeux tandis que mon bras retombait le long de mon flanc.
Je me raclai le crâne en examinant le carnage.
« C’est tout ? »
J’opinai :
« Un vieux barbu, une p’tite brune, et… »
Je désignai un amas de chair parsemé de lambeaux d’étoffe dont on pouvait par endroit encore deviner la teinte pastelle.
« J’crois que v’là l’gamin. »
Cette fois, je ne relevai pas le hoquet d’Ollie. Je m’adossai contre un arbre, tirai une liane et un briquet de ma poche.
« Périmètre nettoyé, mission accomplie, énonçai-je.
— On y va alors ? »
— Deux s’condes.
— Mais avec tout c’raffut, y’a sûrement des w—
— J’ai dit : deux s’condes ! »
Je me laissai glisser au sol. Le museau d’Ally sur un genou et mon coude sur l’autre, je tirai avidement sur l’insipide cylindre creux tout en faisant rouler mon pendentif entre mes doigts. La lumière s’était grisée. La canopée tintinnabula et bientôt, les gouttes ruisselèrent sur mon crâne.
Je tapotai l’encolure d’Ally qui se releva dans le même mouvement que moi et écrasai le mégot sous ma semelle avant de me retourner vers Ollie :
« Bon bah qu’est-ce t’attends ? Retour au bercail, putain. »


     
And me mai gwern

J'ai pas pu résister, me tapez pas Mais promis, je me mets à jour avant de m'attaquer à l'histoire et au RP avec mon nouveau bébé Tendresse et Totoros, j'vous aime putain !



     

     


Dernière édition par Oliver Marlow le Dim 7 Juin - 12:05, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Wasn't ready to be no millionaire ♤ Oli   Lun 25 Aoû - 1:19

Whats up bro? Je t'ai manqué? What a Face

Rebienvenue chez toiiii HOOLIGAN!
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MessageSujet: Re: Wasn't ready to be no millionaire ♤ Oli   Lun 25 Aoû - 1:22

 
Mais rewelcome quand même   

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MessageSujet: Re: Wasn't ready to be no millionaire ♤ Oli   Lun 25 Aoû - 1:38

My name is Oliver Queen....(pas pu m'en empêcher XD)   re-bienvenue encore et encore, avec du neuf...   have fun!
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MessageSujet: Re: Wasn't ready to be no millionaire ♤ Oli   Lun 25 Aoû - 1:51

Lewis : Fuck, t'es encore vivant... ça répond à ta question ?   

Darryl :
Bébéééééééééé:
 
Pourquoi tu me tires la langue ? J'ai fait quelque chose de mal ?   

Alexy : Je m'y attendais Et t'es la première à l'avoir faite, ça mérite une récompense

En général : merci les poussins

✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤



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MessageSujet: Re: Wasn't ready to be no millionaire ♤ Oli   Lun 25 Aoû - 2:29

T'as perdu la mémoire en plus, je vais t'aider à la retrouver

✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤

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MessageSujet: Re: Wasn't ready to be no millionaire ♤ Oli   Lun 25 Aoû - 6:48

Re bienv'nue à toi et bon courage pour ta fichette ^^
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MessageSujet: Re: Wasn't ready to be no millionaire ♤ Oli   Lun 25 Aoû - 7:23

Te v´là enfin sale gosse
Ouais sale gosse je dis ce que j'veux ! Tu préfèrerais que je t'appelle vieille branche ? AH AH AH AH ! Avoue qu'elle est bonne quand même !

Bon Hellcome back tout ça et à très vite IG moi j'dis What a Face

Et rien que parce que dans ta sig tu cites Eminem je me prosterne à tes pieds : juste une fois !!!
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MessageSujet: Re: Wasn't ready to be no millionaire ♤ Oli   Lun 25 Aoû - 7:50

Pinkman ! wouhou   

(Re)Bienvenue !   
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MessageSujet: Re: Wasn't ready to be no millionaire ♤ Oli   Lun 25 Aoû - 8:34

c'est la période des re bienvenue à la maison XD Amuse toi bien !
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MessageSujet: Re: Wasn't ready to be no millionaire ♤ Oli   Lun 25 Aoû - 9:48

OMG AARON PAUL !!!!!!!!!!


Re bienvenue toua   
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MessageSujet: Re: Wasn't ready to be no millionaire ♤ Oli   Lun 25 Aoû - 11:26

Welcome again !
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Oliver Marlow
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MessageSujet: Re: Wasn't ready to be no millionaire ♤ Oli   Mar 26 Aoû - 0:39

Darryl : Si ça implique des trucs avec la langue j'veux bien...

Max : Merciii

Niall : Ah. Ah. Ah. -slow clap- ... VA T'LAVER VIEUX CON !
Et puis prosterne-toi encore une fois parce que je cite aussi Eminem dans le titre de ma fiche What a Face

Robyn : YEAH BITCH ! PINKMAN ! N'empêche que le premier qui compare Oli à un poisson se fait maraver Arrow

Hen : Tu me réserves un lien... poupoule ?

Lia : OUI C'EST BÉBÉ CHAT À MOIII Arrow Tu crois que Lia pourrait bien l'aimer celui-là ?

Hazel : WOAH LA MILF

Et un grand merci général à vous tous les pioupiouuuus

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MessageSujet: Re: Wasn't ready to be no millionaire ♤ Oli   Mar 26 Aoû - 10:29

Encore un compte,
Rebienvenue
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MessageSujet: Re: Wasn't ready to be no millionaire ♤ Oli   Mar 26 Aoû - 10:43

Oliver Marlow a écrit:


Hazel : WOAH LA MILF

KEWA ?

Rebienvenue
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MessageSujet: Re: Wasn't ready to be no millionaire ♤ Oli   Mar 26 Aoû - 11:25

Rebienvenue à toi !

Bon, maintenant, et si t'allais mourir ? Non parce que bon... T'es chiant quoi
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MessageSujet: Re: Wasn't ready to be no millionaire ♤ Oli   Mar 26 Aoû - 21:19

Oliver Marlow a écrit:
Darryl : Si ça implique des trucs avec la langue j'veux bien...

Ça implique plutôt des trucs avec mon genou

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MessageSujet: Re: Wasn't ready to be no millionaire ♤ Oli   Mar 26 Aoû - 22:48

Oliver Marlow a écrit:


Lia : OUI C'EST BÉBÉ CHAT À MOIII Arrow Tu crois que Lia pourrait bien l'aimer celui-là ?

Pitête qui sait
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MessageSujet: Re: Wasn't ready to be no millionaire ♤ Oli   Mer 27 Aoû - 16:38

Rebienvenuuuuuue à toi !
J'adore ta bouille.
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MessageSujet: Re: Wasn't ready to be no millionaire ♤ Oli   Mer 27 Aoû - 18:24

Rebienvenue et bon courage pour la fiche Smile
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MessageSujet: Re: Wasn't ready to be no millionaire ♤ Oli   Jeu 28 Aoû - 18:22

Re bienvenue chez toi faible humain qui ne peut pas résister à la tentation XD
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Oliver Marlow
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MessageSujet: Re: Wasn't ready to be no millionaire ♤ Oli   Mer 10 Sep - 21:36

Anja : Oui c'est vilain, je sais

Lyam : Hein ? Euh, c'est pas moi, j'étais au cinéma

Hailie : Oh oui engueule-moi, ça se finit toujours bien

Darryl : Tiens, je me souvenais pas que ton genou était une de tes zones érogènes

Lia :

Willow : On se s'rait pas bécotés dans une autre vie toi et moi ? What a Face

Amber : Ouwi j'ai bien eu besoin de courage

Alastair : VAZY J'SUIS PAS FAIBLE WESH !

Un dernier round de merci et câlinous à tous mes chatons eeeeeeeeeeeeet J'AI ENFIN FINI !

✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤



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MessageSujet: Re: Wasn't ready to be no millionaire ♤ Oli   Mer 10 Sep - 23:49



   
Bienvenue en enfer.

Un Sloppy Joe tibétain à saveur de bayou! T'as pas l'air bien frais, mais je te mangerai que pour encourager le mélange des cultures! Je suis comme ça moi, je fais pas dans le racisme. Superbe fiche comme toujours, un vrai régale!

    Sur ce on t'invite donc à aller assurer les bases de ta survie en recensant d'abord ta célébrité  -et tes scénarios par la suite si besoin est- ICI, après prends bien soin d'aller t'inscrire dans le groupe auquel tu appartiens,  ICI, car tu ne voudrais pas être oublié derrière en cas d'attaque de Walkers. N'oublie pas non plus de laisser un souvenir de ton ancienne vie dans le listing des métiers ICI. On vous conseil également de faire la lecture de notre aide à l'intégration  pour vous lancer plus facilement  ICI.  Si ce n'est pas déjà fait, on t'invite bien évidemment à lire le règlement et les annexes du forum. Pour le reste, il va de soi de ne pas oublier de remplir ton profil et ouvrir ta fiche de lien, histoire de ne pas être seul et contre tous. Tu es également le/la bienvenue sur la chatbox et le flood ! Alors sur ce, bon RP... ou devrais-je dire, bonne chance !
   


   
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