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 knocking on hell's door → Flo

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MessageSujet: knocking on hell's door → Flo   Sam 12 Avr - 19:25


Darryl se souviendrait très certainement toute sa vie de ce jour comme étant le jour où elle avait manqué cramer sa planque avec son arme. C’était le risque à courir quand on séjournait dans une cabane en bois et qu’on se servait dans lance-flammes pour faire passer gens et zombies de vie à trépas. Mais détrompez-vous, ce n’était une bête cabane dans un arbre comme celle de Bart Simpson, non, non, non, il s’agissait plutôt d’une cabane en bois de compétition. Franchement, la jeune femme avait eu de la chance de tomber dès le départ sur ça et elle avait aussi eu de la chance que quelqu’un ait eu la bonne idée de construire une jolie maisonnette au sommet d’un grand arbre dans des jardins assez visités. Une maison avec de vraies vitres, heureusement parce que sinon, elle n’aurait pas survécu à son premier hiver en terre écossaise. Elle avait même une chambre séparée et une petite terrasse. Ce qui faisait qu’elle avait pu mettre la main dessus avant les autres, c’était peut-être que les gens qui passaient par-là ne prenaient jamais la peine de lever la tête et elle leur en était ô combien reconnaissante puisque ça lui appartenait à présent.

Tout ça pour dire que le bois, ça brûle évidemment et qu’on ne l’y reprendrait pas à jouer avec son joujou adoré à l’intérieur de sa cabane. Elle aurait dû le savoir pourtant, ça faisait trois ans qu’elle vivait là, à peu de choses près. Mais elle s’était dit que, vu la superficie et l’importance de ce machin, il se pouvait que le bois soit traité…enfin bref, l’américaine rangea son arme, arracha les trois pauvres cheveux qu’elle avait roussi et s’apprêta à descendre. Pourquoi ? Darryl non plus ne savait pas ce qui l’empêchait de faire ses réserves pour l’hiver, comme les écureuils et de s’enfermer là-haut, à l’abri des walkers jusqu’au retour des « beaux jours ». Si tant est que l’on puisse appeler ça de beaux jours parce que du peu qu’elle en connaissait, la native de la Nouvelle-Orléans n’avait encore jamais de vrais beaux jours comme elle en avait connu à Bâton Rouge, depuis qu’elle se trouvait dans ce foutu pays.
Mais le fait est qu’il fallait bien se bouger un minimum. Des gens étaient venus en masse du sud, il y a de ça quelques temps et quelque chose lui disait que ça n’allait se stopper aussi facilement, il y en aurait forcément d’autres. Et ça voulait donc dire moins de vivres, aussi. Raison pour laquelle il fallait donc se bouger.

Darryl se répéta ça pour la énième fois avant de se décider à descendre, à traverser les jardins et à se rendre la forêt. Pas étonnant qu’on appelle ça la forêt des Uruk-Hai, fallait voir comme ça ne donnait pas envie d’aller s’y balader. C’était sombre, il y avait souvent – beaucoup trop souvent au goût de la jeune femme – du brouillard et l’humidité rendait le sol tellement spongieux qu’elle y avait déjà perdu plusieurs chaussures. Certes, la demoiselle avait l’habitude des sols marécageux, étant une habituée des bayous mais ça n’avait vraiment rien à voir. Ah si seulement c’était possible de voler un avion pour retourner là-bas…

C’est tout à ses pensée que la jeune femme avançait sans vraiment prêter attention à quoi que ce soit, tendant juste l’oreille pour s’assurer qu’elle n’était pas suivie par une bande de zombies mais ça ne semblait pas être le cas, quand elle manqua de se jeter dans la gueule du loup. Le loup ayant pour l’occasion prit forme humaine. Une fille, qui lui vaguement quelque chose. Elle était tapie dans les fourrés et avait une paire de jumelles vissées aux yeux. Chance pour Darryl, elle observait quelque chose dans la direction opposée. Elle essaya de se remémorer ce qui se trouvait dans ce coin-là et bien sûr, ce n’était autre que le zoo. Peut-être voulait-elle rejoindre le groupe qui s’y était établi ? C’était une drôle d’idée, tout de même, un zoo. Darryl n’aurait pas supporté, d’ailleurs, comment ça se passait à l’intérieur ? Les gens dormaient dans des cages ? Avaient-ils bouffé lions et éléphants pour survivre ? L’idée lui faisait froid dans le dos.

Ca lui revint tout à coup, elle avait déjà croisé cette fille, quelques jours auparavant. Elle était alors accompagnée d’un type qui n’avait cessé de lui donner des ordres et elle de les exécuter. Elle les avait observés un petit moment et ça avait suffi à lui rappeler la relation qu’elle entretenait avec son ancien patron. Quel gâchis. Soit, Darryl s’approcha prudemment.


    « Hey. Salut ! T’es toute seule aujourd’hui ? »


Bon, peut-être qu’elle allait passer pour une tarée de stalkeuse après avoir dit ça, mais tant pis, de toute façon, si elle repartait d’où elle était venue, la fille ne pourrait que l’entendre et ça serait pire, assurément.

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Flo Merillat
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MessageSujet: Re: knocking on hell's door → Flo   Mer 7 Mai - 14:45




Bon. La planque : check. Les jumelles : check. Le zoo en visu : check. La raison pour laquelle elle se retrouve allongée dans ce putain de buisson avec une branche qui lui pique les fesses tandis qu’elle observe les gardes qui baillent aux corneilles : pas sûre. Parce qu’on le lui a ordonné, soit, c’est vrai que c’est déjà un bon début, mais bien sûr comme à son habitude, Flo n’a pas posé de questions et s’est contentée de prendre son bardas, de se rendre à l’endroit prévu et de s’installer. C’est seulement une fois ses jumelles vissées sur les yeux qu’elle s’est demandée ce qu’elle était censée tirer de tout ça. Observer le zoo, c’est bien joli, mais pour quoi faire ? Qu’est-ce que ça changera, le jour où elle devra se pointer aux portes pour demander droit d’asile, de savoir qu’il y a un garde qui a l’air de se faire chier et qui tue le temps en se grattant le nez tandis que son collègue, lui, tient sa position avec un balais dans le cul à en faire pâlir d’envie les gardes du Buckingham Palace ? Ce serait pas plutôt logique qu’elle arrive en sachant RIEN ? Quitte à jouer la paumée, autant le faire à fond, non ? Enfin, si elle osait seulement faire remarquer la moitié de ça au patron, elle risquerait de se prendre une balle entre les deux yeux. Alors ok, elle va les observer, les capucins de garde avec leurs fusils rouillés, mais qu’on s’attende pas à ce qu’elle fasse un compte-rendu détaillé de la situation parce qu’elle aura rien à dire à part qu’elle se sera faite autant chier qu’une tomate cultivée en hors-sol.
Elle soupire et lève ses jumelles vers le ciel plombé d’épais nuages gris ; ce putain de soleil n’aurait même pas envie de pointer le bout de son nez pour lui dire depuis combien de temps elle joue les suricates dans son buisson. Une heure ? Deux heures ? Bordel, et dire qu’elle doit y passer la journée. Elle repose ses jumelles sur le sol, le temps de pousser un long bâillement à fendre la pierre. À ce train-là, c’est surtout une bonne grosse sieste qu’elle risque de faire, sauf s’il se passe enfin quelque chose. Elle prierait presque pour qu’un zombie ramène sa fraise histoire qu’elle ait une bonne raison de se barrer. D’ailleurs…
Flo tourne soudain la tête, sourcils froncés, oreille dressée, et scrute la forêt par-delà sa cachette. Rien. Oui bon, zen, la forêt, ça fait du bruit. Y’a du vent, y’a des bestioles, c’est normal s’il y a un truc qui craque de temps en temps. Les yeux de Flo parcourent chaque mètre carré s’offrant à sa vue, puis elle hausse les épaules et se revisse à ses jumelles, décidée à reprendre son observation. Elle a pourtant à peine le temps de se focaliser sur les silhouettes de gardes qu’elle sursaute quand une voix retentit dans son dos. Flo lâche précipitamment ses jumelles et dans un mouvement rapide, se redresse sur ses bras, pivote pour se retrouver assise et attrape son fusil qu’elle braque vers la jeune femme qui se tient à quelques mètres d’elle. Flo soutient son regard, la jaugeant : elle n’a pas l’air agressive, comme en témoignent ses paroles plutôt décontractées voire familières.
« D’où tu sors, putain ? lance finalement Flo. Tu m’as fait peur ! »
Lentement, elle se redresse, assurant son équilibre d’une main et tenant toujours son fusil vaguement braqué vers la meuf de l’autre. Flo l’observe encore quelques secondes avant de baisser légèrement son arme, se tenant toutefois prête à réagir si besoin devait se faire.
« T’es con ou quoi ? J’aurais pu te plomber ! Et puis… on se connait ? »
Flo a peut-être été prise de court, mais elle n’est pas courge non plus. T’es toute seule aujourd’hui, voilà ce que la meuf a dit, comme si elles s’étaient déjà croisées. Sauf que Flo a beau retourner ses souvenirs dans tous les sens, cette tronche ne lui revient clairement pas. Alors, c’est pas un peu chelou ?





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Dernière édition par Flo Merillat le Mar 27 Mai - 10:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: knocking on hell's door → Flo   Ven 9 Mai - 19:11

Darryl ou l’art de soigner ses entrées. Et dire qu’elle n’avait même pas fait exprès, ça devait juste être une déformation professionnelle. Bosser dans le domaine du septième art vous conférait certains dons, comme celui de prendre les gens par surprise de façon totalement spectaculaire. A moins que ça ne soit que dans sa tête mais l’un ou l’autre, ça lui était égale, elle trouvait juste ça très cool. Dans tous les cas, la demoiselle dépassant des buissons, qu’elle avait repérée un peu plus tôt, sursauta en l’entendant lui parler. A force de voir des canons braqués sur elle, ça ne lui faisait plus ni chaud ni froid. On s’habitue à tout, comme on dit et la jeune femme en était la preuve vivante. D’où elle sortait ? Ben de là où elle se trouvait, à peu de choses près tout du moins. Si elle voulait vraiment savoir d’où elle venait, Darryl n’était pas prête de lui dire. Ni à elle, ni à personne. Secret défense, elle ne voulait pas retourner à la cabane et voir que quelqu’un y avait élu domicile et ne serait pas d’accord de partager avec elle alors que, merde quoi, c’était chez elle ! Certes, elle n’avait pas d’acte de propriété ou ce genre de conneries, mais oui, oui, c’était chez elle.

Soit, elle lui avait fait peur et elle en était vraiment navrée. Ou pas tant que ça, en fait. Ca prouvait bien que son interlocutrice n’était pas vraiment sur ses gardes et il valait mieux que ce soit elle qui l’ait surprise plutôt qu’un être mal intentionné, mort ou vivant. Puis le fait est qu’elle avait passé une bonne partie de sa vie à s’excuser pour un tas de trucs, parce que le café était trop chaud, pas assez sucré, parce qu’Angelina Jolie était une putain de diva, parce qu’elle ne s’était pas cartonnée en voiture pour arriver plus vite sur un tournage, etc, alors il était hors de question qu’elle s’excuse pour ça aussi. D’autant qu’elle ne la connaissait pas, cette fille, elle ne lui devait donc rien. La jeune fille haussa vaguement les épaules et désigna l’endroit d’où elle venait du doigt.

    « Je sors de là. »


Voilà qui n’était pas du tout vague mais bon, c’était le but aussi. Quant à savoir si elle aurait pu la plomber, elle s’en fichait en réalité, tout ce qui comptait, c’est qu’elle ne l’ait pas et qu’elle-même n’ait pas eu à se servir de son arme. Parce qu’elle ne l’aurait pas seulement plombée, elle l’aurait carbonisée, littéralement. Ce qui était autrement plus désagréable, selon elle. Nouveau haussement d’épaules.

    « Mais tu ne l’as pas fait. Non, non, on ne se connait pas. Enfin, on s’est juste croisées une fois ou deux, peut-être. Je t’ai vue avec un gars, tu le suivais comme un petit chien. »


Ce n’était pas vraiment une critique, mais ça faisait bien longtemps que Darryl n’avait pas discuté avec qui que ce soit, à l’exception de quelques personnes solitaires qu’elle avait essayé d’enrôler afin de créer un petit groupe. Bien qu’elle aime rester seule et ne fasse plus confiance à personne, elle était bien consciente que les gens faisant partie d’un groupe vivaient souvent plus longtemps que les autres et bénéficiaient d’une certaine protection qu’elle n’avait pas. Mais dans ce cas présent, ça ne valait même pas la peine d’essayer, étant donné que cette fille était apparemment sous les ordres d’un pauvre type. Oh non, elle ne le connaissait en aucune façon mais c’était un mec qui donnait des ordres alors c’était forcément un gros con.
Soit, elle désigna les gardes du menton et demanda à la fille :

    « Tu faisais quoi, là ? T’espionnes ? Parce que c’est cool et tout mais, d’abord ça doit être over chiant, et ensuite, tu devrais être plus attentive à ce qui t’entoures. T’as du bol que ce ne soit que moi qui sois passée par-là parce que c’est toi qu’ils auraient pu canarder. »


Darryl avait sérieusement l’impression de parler par énigme, là, et ça l’énervait alors il valait mieux qu’elle se taise. De plus, elle venait de poser suffisamment de question pour n’avoir plus qu’à écouter pendant un petit temps au moins.

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Flo Merillat
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MessageSujet: Re: knocking on hell's door → Flo   Mar 27 Mai - 12:24




Flo hausse un sourcil en regardant la direction qu’indique la jeune femme. Elle sort de là… de où au juste ? Du trou du cul de la forêt ? Cette meuf est une putain de nymphe, c’est ça ? Remarque, si c’était le cas, ç’aurait été un bon point pour elle : mi-humaine mi-végétale, le truc qui aurait parlé d’emblée à Flo. Sauf que pas de bol, les nymphes ça n’existe pas — encore que, y’a bien des zombies, alors au point où on en est… Mais là n’est de toute façon pas la question, la question est : qu’est-ce qu’elle lui veut celle-là ? Elle affirme qu’elles ne se connaissent pas, mais qu’elles se sont déjà croisées. Non mais ok, choose life meuf, faudrait savoir quoi ! Flo lève les mains et les agite une ou deux fois l’air de dire « mais encore ? » et la gonzesse précise l’avoir vue avec un type. Qu’elle suivait comme un petit chien. La ressortissante du neuf-trois croise les bras et retrousse la lèvre. Ben elle est pas gênée celle-là ! Flo aurait pu ouvertement s’offusquer si ces paroles n’avaient pas fait naître en elle un brin d’inquiétude : le type en question, de qui s’agissait-il exactement ? Oli, Ken, Harvey, Trystan ? Ouais non, sûrement pas Trystan, c’est pas le genre de mâle alpha qui donne envie de le suivre… Mais selon les datations de leurs soit-disantes rencontres, il pourrait s’agir de l’un des trois autres puisque, dit de manière moins triviale, il est vrai que Flo s’est le plus souvent trouvée dans l’ombre de quelqu’un plutôt que de mener elle-même la marche. En temps normal, elle se serait bien foutue de se poser la question mais étant données les circonstances, il faut avouer que cela la met un peu mal à l’aise, d’autant plus que la nana renchérit, s’enquérant de sa présence et faits en ces lieux et rajoutant une leçon de survie on top of that.
« Non mais de quoi j’me mêle ? » maugrée Flo.
C’est vrai quoi, l’autre elle débarque de nulle part, elle se présente même pas et elle vient mettre son nez dans ses affaires ? Qu’elle s’occupe de ses oignons, merde enfin ! En vérité, ce qui embête le plus Flo, c’est de se faire mettre le museau dans son caca : elle a été prise en flagrant délit et en plus elle ne s’est même pas montrée discrète. Tu parles d’une espionne. La meuf n’a pas tout à fait tort : Flo a eu de la chance de tomber sur elle plutôt que sur Harvey — par exemple — sinon, il lui aurait fait passer un sale quart d’heure. Mais qu’on lui fasse boire de l’engrais avant qu’elle ne daigne admettre ce fait.
« Si on te demande, tu diras qu’on s’en branle. Et puis j’espionne pas, d’abord ! »
Ce disant, Flo remballe d’un geste cafouilleux ses jumelles dans son sac. Ni vu ni connu — enfin, presque.
« J’ai pas le droit d’admirer le paysage ? J’suis peut-être ornithologue, qu’est-ce que t’en sais ? »
Elle hausse les épaules en faisant claquer sa langue et accroche son fusil dans son dos.
« Bon allez accouche, t’es qui, et tu me veux quoi ? »
Parce que venons-en au fait, bordel, elle a pas que ça à faire… Même si au fond, elle doit bien s’avouer qu’avoir une discussion, aussi chelou soit-elle, est tout de même un brin plus intéressant que de roupiller dans son buisson.





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MessageSujet: Re: knocking on hell's door → Flo   Jeu 29 Mai - 12:47

Franchement, cette petite discussion l’amusait énormément. Surtout la tête de son interlocutrice, en fait, qu’est-ce qu’elle était drôle à son insu, cette nana. C’est ce qui lui fit prendre conscience que ça lui manquait parfois, d’interagir avec des êtres humains, tant qu’il ne s’agissait pas de connards de machos qui ne la laisseraient pas parler. Celle-ci la laissait parler. Mieux que ça, elle lui posait même des tas de questions. Auxquelles elle n’avait pas toujours de réponse précise mais ça changeait un peu, de pouvoir échanger quelques mots avec des gens. Soit, au lieu de se marrer sans que la jeune femme ne comprenne, Darryl tâcha de se concentrer sur le flot de paroles qu’elle venait encore de débiter. Oh c’est vrai qu’elle se mêlait de choses qui ne la regardaient pas mais c’était histoire de faire la conversation. Qu’est-ce qu’elle foutrait dans un buisson, les yeux collés à ses jumelles si elle n’espionnait pas le zoo et le petit groupe qui y avait élu domicile ? A d’autres ! Elle n’était pas née de la dernière pluie et même que ça la fit marrer, ça aussi. Elle hocha la tête, essayant de rester sérieuse mais c’était difficile, encore plus quand elle parla d’ornithologie. Oh bien sûr c’était possible, mais de nos jours, les gens ne laissaient plus trop cours à leurs passions, tout ce qu’ils faisaient avait toujours du sens, pour eux, tout du moins.

    « Ouais c’est ça ! Et alors, y a des spécimens intéressants dans le coin ? »


Ca la ferait encore un peu plus rire de la voir se démerder pour trouver une réponse cohérente, tiens. La question qui suivit, en revanche, fut un plus intéressante. Et en y réfléchissant bien, la jeune femme se rendit compte que, cette fois, elle n’avait pas du tout de réponse. Ce qu’elle lui voulait ? Mais rien du tout. Quant à qui elle était, si là, elle pouvait répondre, tout de même, mais elle n’était pas sûre d’en avoir envie. C’est vrai quoi, cette fille était une parfaite inconnue et elle non plus ne s’était pas présentée, à moins qu’elle ait loupé un épisode, bien entendu mais Darryl en doutait fortement. De plus, elle l’avait bien observée et la fille à l’accent assez prononcé avait eu une drôle de réaction lorsqu’elle avait parlé de ce type qu’elle suivait partout comme un gentil petit toutou. Elle avait aussi eu l’air de ne pas trop apprécier cette comparaison mais bon, tant pis, c’était la stricte vérité. Darryl réfléchit longuement aux mots qu’elle prononcerait – tellement longuement que ça ne l’étonnerait pas le moins du monde que la demoiselle pense qu’elle a un retard – et termina par hausser les épaules.

    « Mais j’en sais rien, moi. T’es là sur mon chemin, armée de surcroit, alors je te parle pour pas me faire tirer dessus. Quoi de plus normal ? »


Voilà, c’était aussi simple que ça, en réalité. Bon après, il est vrai qu’elle aurait tout aussi bien repartir plutôt que de taper la discussion, mais bon, dans un monde tel que celui-ci, les gens ne communiquent quasiment plus entre eux et c’est bien dommage, non ? Bref, maintenant qu’elles avaient échangé quelques amabilités, et fait plus ou moins connaissances, Darryl se permit de franchir les quelques mètres qui les séparaient l’une de l’autre, tenant toujours son lance-flammes d’une main et se mit sur la pointe de pieds pour regarder dans la même direction que l’autre jeune femme un peu plus tôt. Oui c’était bien ça, de là on avait une bonne vue sur le zoo, ça ne pouvait donc être que ça.

    « T’as besoin d’aide pour ne pas espionner ? Tu devais sacrément te faire chier, non ? Je m’ennuie un peu alors si t’as besoin de quelqu’un pour te tenir éveillée, je suis volontaire ! »


Bah tant qu’à faire ! En plus, elle était sûre qu’elle apprendrait des tas de trucs très utiles à sa survie si elle aussi, se mettait à espionner ce groupe. On n’a jamais trop d’informations sur des potentiels ennemis, à ce qu’il parait.

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MessageSujet: Re: knocking on hell's door → Flo   Mer 9 Juil - 16:58




Des espèces intéressantes… Non mais elle se fout de sa gueule en plus ? Heureusement que Flo s’est mordu la langue et s’est contentée de le penser plutôt que de le dire à voix haute car la situation est déjà assez tendue comme ça. Du moins de son côté puisque celle-qui-ne-veut-toujours-pas-révéler-son-nom-et-du-coup-c’est-chiant-pour-trouver-des-appellations-originales donne plutôt l’impression de se préparer pour un barbecue. Un barbecue au lance-flamme. Oh merde. Ah bah bravo Flo, il était temps de le remarquer, l’énorme truc bien visible qu’elle se trimbale, la meuf. C’est à se demander comment Flo a survécu jusqu’ici — d’ailleurs, on lui fait souvent la remarque ; elle se plaît à penser que c’est parce qu’elle tellement insignifiante que les zombies mêmes en arrivent à se dire qu’elle doit goûter trop fade.
« Si tu tiens tant à le savoir, répond Flo avec un petit sourire en coin, j’ai bien vu deux trois bécasses… »
Elle ne sait pas si ces oiseaux font partie de la faune écossaise mais ça n’a pas grande importance. Elle se doute aussi que la meuf pourrait mal le prendre mais Flo a bien dit « deux trois bécasses » et non pas « une bécasse »…  À elle d’être assez intelligente pour s’imaginer que si sarcasme il y a, Flo pourrait très bien parler des gardes qu’elle était en train d’espionner, puisque la fille campe mordicus sur ses positions quant au fait que c’était ce qu’elle était belle et bien en train de faire. Flo croise les bras et souffle longuement, faisant voler sa frange. Ça va, on aura compris.
« Bon ok, tu marques un point… En même temps, t’aurais aussi bien pu passer ton chemin sans rien dire et tu te serais de toute façon pas faite tirer dessus… Sauf si t’avais fait craquer une branche et que je m’étais relevée d’un coup et que j’avais tiré avant de me rendre compte que t’étais inoffensive… Enfin inoffensive, si on veut. »
Flo désigne le lance-flammes d’un signe du menton.
« T’aimes voyager léger on dirait. »
S’il s’agissait d’un mâle en face d’elle, Flo aurait sûrement fait remarquer qu’il devait avoir quelque chose à compenser, avant de tourner sept fois sa langue dans sa bouche — la sienne, pas celle du mec — puisque c’est toujours plus drôle — ou seulement con — de faire les choses dans le désordre. Quoiqu’il en soit, c’est tout de même bizarre de se balader avec un tel engin. Ça ne doit pas être facile tous les jours d’ailleurs… Flo se pince le menton : soit la meuf vient tout juste de trouver son joujou, soit elle a un endroit sécurisé pour le ranger. Ce qui pourrait signifier que…
« Qu’est-ce qui me dit que t’es pas avec eux ? demande Flo en montrant la direction du zoo d’un pouce jeté par-dessus son épaule. Pas que je sois soupçonneuse de base mais… t’as l’air tellement concernée par le fait que je sois en train d’espionner — ce que je ne suis pas en train de faire. Alors si ce sont tes p’tits copains, je peux comprendre que tu veuilles y mettre ton grain de sel. En revanche si t’es pas avec eux… »
Flo fronce les sourcils en considérant barbecue-girl (je vous avais prévenus pour l’originalité) ; mine de rien, sa proposition est intéressante, mais Flo connait les risques qu’elle encourt s’il s’avère qu’elle est en train de se faire rouler dans la farine.
« Si t’es pas avec eux et que j’étais effectivement en train d’espionner — ce que je ne suis PAS en train de faire — comment tu compterais m’aider exactement ? »
Subtile, très subtile.





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MessageSujet: Re: knocking on hell's door → Flo   Sam 12 Juil - 13:18

Des bécasses ? Oui en effet, ce zoo avait l’air rempli de bécasses de l’avis de Darryl et pas un seul instant elle ne se sentit visée. Sinon, vu la façon dont son interlocutrice avait employé ces mots, ça signifierait qu’elle était schizophrène, or elle était tout à fait sûre de ne pas l’être. Paranoïaque, peut-être, encore qu’elle avait croisé des gens bien plus paranos qu’elle, comme la jeune espionne, par exemple. Parce que si elle était sûre qu’elle espionnait et n’en démordrait pas, l’autre jeune femme semblait vouloir lui mettre des tas de trucs sur le dos. Inoffensive, non elle ne l’était pas. Du moins, pas avec tout le monde, ça dépendait de quand elle avait envie de déclencher la fureur de son dragon portatif ou non, et là, elle ne se sentait aucunement menacée alors pourquoi voudrait-elle d’une fille flambée, hum ? Cela étant dit, la demoiselle n’avait pas tort quand elle disait que si elle n’avait pas voulu se faire tirer dessus, il lui aurait suffi de passer son chemin tout en restant discrète mais pourquoi aurait-elle agi ainsi alors qu’elle avait là une belle occasion d’enrôler cette fille ? C’était peut-être son intention première, mais elle n’était plus sûre d’avoir envie d’en faire une amazone, elle posait bien trop de questions.

    « Oui j’aurais pu, oui, oui, mais comme je te l’ai dit, je t’ai vue avec un type l’autre jour et je me suis dit qu’on pourrait discuter, voilà tout. Ça te pèse pas de n’avoir personne à qui parler à part les gens qu’il t’arrive de croiser une fois tous les ans, toi ? »


Attention, ça ne voulait pas dire que c’était une plaie pour elle mais quand même, soit les gens auquel elle parlait n’étaient pas dignes d’intérêt, soit elle ne croisait personne durant des semaines et même si ça faisait trois ans que c’était comme ça, même si c’est vrai qu’elle avait le temps de s’y faire, il y avait quand même des fois où elle trouvait ça terriblement lourd. De plus, ça lui laissait tout le loisir de penser et de se parler à elle-même et vous savez quoi ? C’est exactement ce genre de comportement qui vous rend encore plus paranoïaque que vous ne l’êtes déjà.
L’américaine sourit et se contenta d’hausser les épaules quand elle fit référence à son lance-flammes. C’était tout sauf léger et c’était même un peu encombrant par moment, mais niveau efficacité, elle n’avait pas trouvé mieux et pour rien au monde elle ne s’en séparerait.

C’est alors qu’une fois de plus, la jeune femme l’accusa d’un truc et pas du tout à juste titre puisqu’elle ne faisait pas du tout, mais alors du tout partie de ce groupe qui s’était installé dans ce zoo. S’installer dans un zoo, déjà, il fallait être sacrément dérangés pour avoir une idée aussi saugrenue, non ? Et alors quoi ? Ils avaient bouffé les lions et les girafes et dormaient à présent dans les cages initialement prévues pour recevoir des animaux ? C’était d’un glauque, sérieux, mais c’est-à-dire qu’elle ne voyait pas tellement comment il pouvait en être autrement, étant donné qu’il n’y avait pas de chambres, là-dedans. Du moins pas qu’elle le sache. Darryl se permit donc un léger ricanement.

    « Moi ? Faire partie de cette bande de guignols ? Arrête ton char, s’il te plait, je voyage solo, moi ! Enfin, je voyage pas vraiment, j’ai jamais quitté le coin depuis le début de toute cette merde mais ça ne change rien au fait que je ne voyage pas mais toujours en solo. Ça te convient comme explication ? »


Probablement pas puisqu’elle n’était pas vraiment entrée dans les détails – quoiqu’encore un peu trop à son goût – et qu’elle n’avait pas de preuve concrète de ce qu’elle avançait, juste sa parole. Même pas d’honneur, donc ça ne pèse jamais lourd dans une balance, c’est sûr.
Ensuite, l’autre lui demanda ce qu’elle comptait faire pour lui filer un coup de main si elle ne faisait donc pas partie de ce groupe. Ce à quoi Darryl haussa les épaules.

    « J’en sais foutrement rien, j’ai dit ça comme ça en pensant que tu pourrais peut-être me dire ce dont tu as besoin comme aide et alors j’aurais vu si c’était possible ou non. Tu vois, comme ça à l’arrache. Mais à quoi bon si tu n’espionnes pas, hein ? Alors je vais continuer mon chemin. Le gars avec qui tu traînais l’autre jour n’est pas dans les parages ? Que je sache si je dois me méfier de lui ou non. Au fait, moi c’est Darryl. »


Voilà une bonne chose de faite. La jeune femme se retint tout juste de balancer qu’elle créchait dans le coin, bien qu’elle aurait pu, elle était convaincue que cette fille n’aurait jamais trouvé sa planque.

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MessageSujet: Re: knocking on hell's door → Flo   Mar 15 Juil - 16:40




Pour une fille qui d’ordinaire ne s’intéresse pas aux autres et n’est pas du genre à remettre en question ce qu’on lui dit, on peut dire qu’aujourd’hui, Flo se montre particulièrement curieuse. Qu’on ne se méprenne pas : ce n’est pas que l’histoire de cette fille l’intéresse, c’est plutôt que Flo tient à ses fesses. Elle sait que s’il s’avère qu’elle s’est vendue auprès de quelqu’un étant susceptible d’aller rapporter ses faits et gestes aux habitants du zoo et que ceci parvient aux oreilles de Harvey — et Harvey finit toujours par tout savoir, comme s’il avait des paraboles plantées dans les oreilles et une antenne dans le cul — elle sait très bien qu’elle pourra dores et déjà creuser sa propre tombe et qu’une fois cela fait, elle n’aura même pas le temps de lâcher la pelle qu’elle sera déjà étendue au fond, raide comme un tuteur. Voilà pourquoi, quand la meuf mentionne de nouveau le type avec lequel elle a aperçu Flo on ne sait toujours pas quand, cette dernière serre les fesses et tire en guise de bouclier une moue de trois mètres de long.
« Non, ça me pèse pas, » répond-elle en haussant les épaules.
Il faut dire qu’elle n’a jamais été vraiment seule, à part durant cette courte période hivernale avant de croiser le chemin de Harvey. Oui, Harvey lui a sauvé les miches. Mais à quel prix ? Flo n’a jamais été hautement considérée au sein du groupe de mercenaires mais elle y avait quand même un semblant d’existence propre. Elle avait ses moments à elle, sa petite vie, même si elle devait parfois se plier aux exigences du groupe. Un groupe, voilà : chez les mercenaires, c’était un peu tous pour tous et chacun pour soi, et ça lui avait très bien convenu. Harvey, c’est autre chose… Harvey c’est plutôt : tous pour moi, tous pour moi. Point. Flo est rentrée dans son petit jeu, s’est pliée à la loi du plus fort, parce qu’elle n’est pas courge : elle sait que pour l’instant, il est sa seule chance de survie. Ça ne l’empêche pas de souvent penser que…
« Vaut mieux être seule que mal accompagnée, hein ? »
Voilà ce que Flo, avec pour la première fois un petit sourire, répond à la brunette lorsque cette dernière déclare survivre en solo. La française pourrait très bien encore douter des paroles de son interlocutrice mais quelque chose lui dit qu’il s’agit bel et bien de la vérité. Une intuition, un ressenti, dans l’attitude de cette étrange mais finalement peut-être amusante créature des bois qui s’avère se prénommer Darryl. C’est pas un nom de mec, ça ?
Flo décroise les bras et soupire.
« Okay, okay, ça va. On va reprendre depuis le début, okay ? Donc, moi c’est Flo, enfin Florence mais personne ne sait le prononcer ici, du coup c’est Flo. Et… »
Elle se mord la lèvre, sonde nerveusement les alentours et ajoute enfin :
« Le type dont tu parles, si c’est bien le grand blond tout sec avec une tête de furet, il est dans les parages, oui. Enfin, pas à dix mètres non plus mais ça devrait pas être super difficile de tomber sur lui. Et ouais, tu ferais mieux de t’en méfier… »
Flo écarquille les yeux, comme si on venait de lui enfoncer un suppositoire surprise.
« Enfin, j’veux dire… C’est qu’il est du genre ours bourru, toujours sur ses gardes, et il serait capable de te canarder avant de te demander comme tu t’appelles. Mais sinon c’est un type bien hein ! C’est… euh… une sorte d’oncle, tu vois. »
Bon, il est peut-être temps de changer de sujet avant qu’elle ne dise quelque chose qu’elle pourrait regretter.
« Écoute… Hmm… Tu dis avoir toujours été dans le coin depuis le début de l’épidémie ? Donc tu devrais bien connaître les environs directs, non ? Tu… ne connaîtrais pas un endroit où on aurait une belle vue pour… »
Flo se penche vers Darryl et ajoute, à voix basse et sur le ton du tu vois c’que j’veux dire :
« Pour observer les… oiseaux… »





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MessageSujet: Re: knocking on hell's door → Flo   Mer 16 Juil - 16:45

Oh ça c’était on ne peut plus vrai, mieux valait être seule que mal accompagnée, c’était le leitmotiv de Darryl depuis qu’elle avait trouvé son dernier petit copain en date au lit avec une énième pouffe. Ça avait été la goutte d’eau qui avait fait déborder le vase, purement et simplement. Puis en ce qui concernait toute cette merde qui ne cessait de s’accroître et de tout réarranger à sa sauce depuis trois ans, c’était d’autant plus vrai. Jamais elle n’avait tenté de rejoindre l’un ou l’autre groupe qu’elle aurait pu croiser en chemin tout simplement parce qu’elle n’avait confiance qu’en elle. Ça ne venait pas vraiment d’une mauvaise expérience, du moins pas depuis le début de l’épidémie, ça venait juste du fait que ça faisait un bail qu’elle ne pouvait compter que sur elle-même. Et sur sa famille mais comme sa famille se trouvait actuellement à plusieurs milliers de kilomètres de là, en priant pour qu’il ne leur soit rien arrivé, naturellement. Chose qu’elle faisait régulièrement et ce, même en n’étant pas vraiment croyante, on ne peut jamais savoir. La jeune femme répondit par un franc sourire en acquiesçant d’un mouvement de tête. Elles étaient sur la même longueur d’ondes, au moins là-dessus.

La jeune femme avait enfin trouvé comment il fallait la jouer avec cette fille pour qu’elle donne l’impression d’en avoir quelque chose à foutre. Il suffisait de lui faire croire que bon, tant pis si elle ne voulait pas parler, elle partirait comme elle était venue. Quoique lui faire croire, c’était de biens grands mots, elle avait bien l’intention de partir, si ça n’avait pas marché. Florence, tiens donc elle se disait bien qu’il y avait un accent français derrière tout ça. Pas le même que celui qu’elle connaissait mais un accent français quand même. Ça la fit de nouveau sourire, surtout quand elle déclara que les gens d’ici ne savaient pas prononcer ce nom. C’est sûr qu’elle ne devait pas s’attendre à tomber sur quelqu’un qui parlait français dans le coin et à juste titre puisque Darryl n’avait pas vraiment croisé beaucoup de français dans le coin, elle non plus. Cela dit ça ne lui proposait pas vraiment de problèmes non plus, étant donné que l’anglais restait quand même sa première langue, elle n’avait donc pas besoin de parler la seconde à tout bout de champ, elle pouvait juste s’en servir pour se la péter un peu comme elle s’apprêtait à le faire en ce moment-même.

    « Enchantée, Florence ! Je ne suis pas vraiment du coin non plus. » annonça-t-elle dans un français au fort accent cajun.


La jeune femme provenait du seul coin des Etats-Unis où l’on parlait correctement français alors elle s’était fait un devoir de l’apprendre. Et autrement qu’en cours parce que ce n’était clairement pas la meilleure façon d’apprendre une langue. Non, elle, elle avait appris en compagnie d’un petit groupe de cajuns vivants dans une caravane au fin fond des bayous, d’où l’accent prononcé. De bons souvenirs. Bref, Flo parla alors du gars qu’elle avait pour habitude de suivre partout comme un gentil petit caniche bien dressé. Oui, celui qui avait l’air d’un grand séché, c’était exactement ça ! Sans même que Flo ait besoin de le lui dire, Darryl avait déjà compris qu’elle devait se méfier de lui et l’éviter autant que faire se peut. Ça venait de la façon qu’il avait de lui parler. Aussi sec que sa tête. Il rôdait toujours dans le coin et ça, ce n’était pas franchement une bonne nouvelle, mais il valait mieux être au courant pour ne pas avoir de mauvaise surprise.

Ça la fit marrer d’entendre la jeune femme galérer quelque peu pour se rattraper. Comme un oncle, eh ben, Darryl aurait préféré se suicider plutôt que d’avoir un oncle comme celui-là et de devoir se plier à la moindre de ses volontés mais ça venait peut-être du fait qu’elle avait une famille en or, qu’elle ne l’aurait échangée pour rien au monde et qu’elle lui manquait terriblement. Une fois de plus, elle hocha la tête sans ajouter le plus petit commentaire désobligeant, parce qu’elle se connaissait bien, il sonnerait obligatoirement désobligeant, puis elle ricana lorsque Flo lui posa la question qui semblait lui brûler les lèvres depuis un moment.

    « Pour observer les bécasses, tu veux dire ? Si tu veux mon avis, pour avoir une bonne vue d’ensemble, il faut se rapprocher un peu et prendre de l’altitude, surtout. »


C’est ainsi qu’elle s’y prenait à chaque fois qu’elle devait espionner quelqu’un au sujet de quelque chose, Darryl grimpait aux arbres. Tout le monde avait perdu ce réflexe qu’ils avaient pourtant avant de regarder en l’air et ça lui avait sauvé la vie à plusieurs reprises.

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MessageSujet: Re: knocking on hell's door → Flo   Lun 25 Aoû - 16:45




D’abord, Flo ne reconnait pas sa langue natale qui s’écoule des lèvres de son interlocutrice. Pas tant à cause de l’accent mais plutôt parce que depuis le temps qu’elle n’a plus eu l’occasion de dialoguer en Français, l’adaptation n’est pas des plus faciles. L’Anglais, elle l’a dans la peau. Ça fait longtemps, depuis bien avant l’épidémie, qu’elle n’a plus besoin de faire à chaque fois la traduction dans un sens ou dans l’autre pour comprendre et se faire comprendre. On pourrait plutôt voir ça comme un bouton sur lequel elle appuierait pour passer du mode Français au mode Anglais. Là, elle est en mode Anglais, alors quand Darryl se met à parler Français, Flo a d’abord l’impression qu’il s’agit d’une langue étrangère dont elle ne comprend pas un mot. Il lui faut quelques secondes pour que son cerveau procède les informations et appuie sur le bouton du mode Français et alors, presque malgré elle, Flo se met à sourire. Ce n’est pas non plus une putain de banane qui lui fend la poire en deux, plutôt un mince haussement des commissures de ses lèvres, mais c’est bel et bien un sourire, et ça fait bizarre, tant ça fait longtemps qu’elle n’a pas eu l’occasion d’utiliser ces muscles — hors consommation de cannabis, et on va dire que ça compte pas vraiment.
Hochant la tête avec un air faussement détaché, Flo observe autour d’elle quand Darryl suggère de prendre de l’altitude afin d’avoir un meilleur point d’observation. Elle se retient de se frapper le front : conne, t’aurais pu y penser plus tôt quand même ! Faut dire qu’avec si peu de bonne volonté, c’était pas gagné pour les bonnes idées. Elle a eu de la chance de tomber sur Darryl ; peut-être que comme ça, elle pourra rentrer au camp avec du nouveau et arracher à Harvey autre chose que des insultes.
« Okay, commence Flo en faisant quelques pas entre les arbres vers lesquels elle lève le nez d’un air concentré. J’imagine que vu l’endroit, niveau altitude, ça va vite se régler : il me faut un arbre. »
Elle tourne vivement la tête vers Darryl, faisant voler ses cheveux dans un mouvement qui aurait pu le valoir bien si elle ne se les était pas pris dans la tronche à la fin. S’apprêtant à parler et ayant pour ce faire ouvert la bouche et pris une inspiration, Flo se retrouve donc avec moult mèches sur la langue et crache sans élégance afin de s’en débarrasser. Merde, du coup elle a oublié ce qu’elle voulait dire. C’est malin, franchement.
« Oui, donc… les bécasses. »
Flo s’avance entre les arbres et, estimant être assez près, repère un chêne au tronc puissant mais dont les premières branches se trouvent bien au-dessus de sa tête. La française, d’un signe de main, demande à Darryl de s’approcher.
« Est-ce que tu penses que tu pourrais me faire la courte échelle ? Et une fois là-haut, je devrais réussir à t’attraper par les bras pour t’aider à monter… Enfin, si tu veux toujours m’aider. »
Et elle avait plutôt intérêt parce que sinon, Flo préférait ne pas penser à ce qu’elle serait censée faire.  





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MessageSujet: Re: knocking on hell's door → Flo   Mar 26 Aoû - 21:13

Son interlocutrice eut l'air quelque peu surprise de l'entendre parler français, ce qui était le but, de toute évidence et elle lui répondit par un sourire. Le premier qu'elle ait vu sur ce visage depuis le début de leur conversation. Certes, les gens n'avaient plus trop de raison de sourire depuis le début de toute cette merde, mais comme le dit une chanson bien connue, tout va mieux quand tu souris. Bref, Darryl n'était pas peu fière et elle l'imita. S'ensuivit alors un hairflip d’anthologie que la jeune femme n'oublierait pas de sitôt et elle dut se mordre la langue pour éviter de rigoler. Ça pourrait ne pas être très bien accueilli, elle-même le prendrait assez mal si on se moquait d'elle parce qu'elle faisait virevolter ses cheveux au mauvais moment. Soit, Flo lui prouva alors qu'elle était une vraie petite futée en en arrivant à la conclusion qu'il lui fallait un arbre si elle voulait prendre un peu de hauteur. C'est-à-dire qu'elle pouvait éventuellement trouver une autre option si elle le désirait mais dans ce cas, il lui faudrait s'éloigner et même avec des jumelles, ce n'était pas le meilleur plan qui soit. L'ex-assistante hocha la tête et suivit sa nouvelle copine. Lui offrir son aide signifiait grimper à un arbre pour elle aussi.

N'ayant pas de préférence concernant l'arbre, elle laissa Flo choisir ce qui semblait être un chêne suffisamment robuste pour qu'elles puissent y grimper toutes les deux. Encore heureux me direz-vous, elles n'étaient pas non plus des espèces de bûcherons pesant une tonne chacun donc on pouvait supposer que cet arbre aurait même pu supporter le poids de deux ou trois autres personnes. Voire plus, allez savoir, c'était un test à faire. Mais pas tout de suite, d'abord parce qu'elles n'étaient que deux et ensuite parce qu'elles n'avaient pas que ça à foutre, elles avaient un groupe à espionner. Pour l'heure, le petit souci à l'horizon était que Flo ne savait pas bien comment grimper à un arbre et c'était assez marrant ça aussi car Darryl l'aurait crue garçon manqué qui avait fait ça toute sa vie, ou toute son enfance pour être exacte. Bon eh bien cela signifiait qu'elles n'étaient pas vraiment sorties du même moule toutes les deux, mais quelle importance. Bien sûr qu'elle allait lui faire la courte échelle. Etant grande, ça serait même sûrement bien plus facile en s'y prenant ainsi. La jeune femme posa donc son sac ainsi que son lance-flammes contre le tronc, histoire de se libérer les mains qu'elle croisa pour faire une prise plus facile à Flo.
Une fois que cela fut fait, elle récupéra ses affaires et refusa l'aide que lui proposait la demoiselle, en revanche, elle lui tendit ses affaires.

    « T'inquiètes, je peux grimper toute seule mais avec ça en main, c'est quand même un tout petit peu encombrant alors si tu veux bien les prendre en attendant, ça serait sympa. »


Puis elle grimpa à son tour, prouvant par la même occasion qu'elle en était bel et bien capable. Une fois arrivée sur la même branche que Flo, elle récupéra ses affaires. C'était bien beau de donner un coup de main à une fille qu'elle ne connaissait que depuis quelques minutes, mais elle ne savait toujours pas pourquoi elles faisaient ça. Si elle suivait son instinct, elle serait tentée de croire qu'elles espionnaient ce groupe pour le compte de ce mec qu'il valait mieux qu'elle évite. Pour quelle raison exactement ? Elle n'en savait fichtre rien ! Il avait peut-être l'intention d'attaquer le zoo, ou encore de s'en emparer. Ça serait très marrant d'assister à ça. Pas qu'elle ait quoi que ce soit contre les gens du zoo mais elle était de ces personnes qui pensent que, faire partie d'un quelconque groupe, revient à signer son arrêt de mort donc bon. Elle était safe de son côté et c'était bien ça l'important.

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MessageSujet: Re: knocking on hell's door → Flo   Mar 16 Sep - 18:09




La courte échelle, puis s’agripper et se hisser à une branche, ça devrait être facile, non ? Pas tout à fait quand on a la force d’une crevette anémique comme Flo. D’abord, elle chancèle en calant son pied dans les mains de Darryl et mouline des bras, retrouvant son équilibre juste à temps pour ne pas s’étaler comme une bouse sur sa camarade. Ensuite, elle attrape la première branche qui lui passe sous les doigts ; Darryl s’écarte, et Flo pend mollement dans le vide, tout juste retenue par la force inexistante de ses bras.
« Euh, un p’tit coup de main ? Les tractions, ça a jamais été mon fort. J’suis plutôt cardio. »
Mensonge : elle n’est plutôt rien du tout mais ça, Darryl n’est pas obligée de le savoir. Une poussée plus tard et Flo se retrouve à califourchon sur sa branche. Grimaçant, elle masse ses bras déjà douloureux. On n’a pas l’cul sorti des ronces, comme dirait sa mère. Si sa mère était encore vivante. Peut-être qu’elle l’est, après tout, Flo n’en sait absolument rien. C’est pas comme si elles pouvaient s’envoyer des cartes postales pour dire que tout va bien ne t’en fais pas, on a beau temps, les zombies sont très accueillants et on te ramène un tibia de cannibale en souvenir, kiss kiss keur keur. Flo n’a jamais été très cartes postales, mais elle songe avec un pincement au cœur qu’elle aurait peut-être dû en envoyer plus, du temps où c’était encore possible.
Elle sursaute en entendant une voix à ses pieds et zieute Darryl comme si cette dernière venait d’apparaître par magie, tout comme la branche entre ses cuisses — qu’est-ce que Flo fout sur ce perchoir encore ? Ah oui, le zoo, les bécasses, le non-espionnage etc.
Sûrement par réflexe inconscient plus qu’autre chose, Flo souffle longuement à la demande de Darryl mais bande ses muscles et récupère l’énorme truc, à grand renfort de soupirs et geignardises. Darryl l’a déjà rejointe sur sa branche que Flo galère toujours à hisser le lance-flamme à leur hauteur, heureusement sa camarade vient à sa rescousse.
« T’es sûr que c’est une bonne idée, c’t’engin sur un chêne ? » demande Flo en s’essuyant le front.
La française tapote amoureusement le bois du grand arbre.
« Mais non on va pas te cramer, minaude-t-elle comme une grand-mère avec un chaton, t’inquiète pas ! »
Flo capte le regard de Darryl en coin et se racle la gorge.
« Bref. »
Se voulant professionnelle, elle sort ses jumelles de son sac dans un grand geste dramatique. Mauvaise idée : les jumelles lui échappent et en essayant de les rattraper, tout ce que Flo réussit à faire est de les suivre. Autrement dit, elle se casse la gueule en beauté.
Allongée dans la mousse, Flo voit mille chandelles.
« Je suis tombée par terre, c’est la faute à Walter… »
Mais qui est Walter ? Excellente question. Elle la poserait bien au lapin rose qui fait des bulles juste à côté d’elle mais il disparait dans un nuage de paillettes avant qu’elle n’en ait l’occasion.
Flo se redresse d’un coup et couine sous la douleur qui lui vrille le dos. Se souvenant avoir entendu un craquement lors de l’atterrissage, elle glapit :
« J’ME SUIS CASSÉ LA COLONNE ! »
 Ben non, connasse, sinon t’aurais jamais pu te relever. Flo se frappe le front et tâte sous ses fesses d’où elle tire les jumelles. Broyées.
« Putain, le boss va m’tuer ! »





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MessageSujet: Re: knocking on hell's door → Flo   Mer 17 Sep - 17:37

Plutôt cardio, voilà qui aurait pu la faire mourir de rire. Rien qu'à son allure, ça se voyait tout de suite que Flo n'était pas une grande sportive. Loin d'elle l'idée de juger qui que ce soit, elle non plus n'aimait pas le sport à proprement parler. Elle aimait grimper aux autres, faire des cascades et de la plongée mais jamais vous ne l'auriez vue dans une salle de sport. C'est donc avec un léger ricanement narquois qu'elle donna un coup de main à la française avant de grimper à son tour dans l'arbre. C'était naturel chez elle, puisqu'elle le faisait déjà étant gosse et qu'elle n'avait pas cessé une fois adulte, étant donné qu'elle vivait actuellement dans un arbre. Il lui arrivait souvent, quand le tronc était sec, sinon c'était tout simplement du suicide, de grimper à l'aide de prises et non pas à l'aide de l'espèce d'échelle qu'elle avait elle-même clouée.
A priori, non, ce n'était pas une bonne idée de hisser un lance-flammes en haut d'un arbre, mais elle ferait attention, enfin, elle avait l'habitude, puisque justement, il valait mieux qu'elle ne foute pas le feu à son arbre ou bien elle se retrouverait à la rue, une vraie SDF. Or, cette cabane avait tout le confort nécessaire, sauf en hiver, il y faisait froid, mais elle ne l'aurait échangée pour rien au monde.

    « T'inquiète, j'ai l'habitude. Je gère ! »


Mais elle n'en dit pas plus, on ne sait jamais. Ce n'était pas qu'elle ne lui faisait pas confiance, mais en fait si, c'était exactement ça : elles ne se connaissaient pas depuis suffisamment longtemps pour qu'elle lui fasse vraiment confiance, même si c'était en bonne voie. Du moins ça l'était jusqu'à ce que la jeune femme se mette à câliner l'arbre en lui adressant des paroles réconfortantes. Darryl la regarda faire, légèrement médusée et en conclut que, soit elle était une de ces écolos qui manifestaient pour quelque raison que ce soit autrefois, soit ça ne tourne pas tout à fait rond dans sa tête. M'enfin, elle avait raison sur le fait qu'elles n'allaient pas cramer cet arbre, ni aucun arbre dans les environs si ça pouvait être évité. Et jusque-là, tout portait à croire qu'on pourrait l'éviter.
Bref, espionner un groupe sans jumelles, c'est compliqué, tout de même et la jeune femme allait les réclamer à sa nouvelle amie alors qu'elle celle-ci était plus occupée à choir. Grands dieux, mais comment avait-elle fait son compte ? Sans doute qu'elle se poserait toujours la question car elle-même était très stable sur sa branche, mais Darryl ne put s'empêcher de se marrer en l'entendant se plaindre de s'être cassé la colonne. Du grand n'importe quoi, si elle s'était réellement pété la colonne, elle ne pourrait même pas en parler actuellement.

Non, tout ce qu'elle avait cassé, c'était les jumelles, et certes, c'était fort regrettable mais tout de même moins que si elle s'était cassé la colonne vertébrale, non ? L'ex-assistante cessa de se marrer en l'entendant chouiner parce que le "boss" allait la tuer. Oh, voilà une phrase qu'elle avait bien trop souvent répété, fut un temps.

    « Et alors ?? Tu l'emmerdes ! Qu'il aille crever ! »


Bon, peut-être qu'elle s'emportait un peu, mais ça lui filait carrément de l'urticaire de l'entendre se lamenter de la sorte pour son boss. S'il était trop chiant, il suffisait de lui mettre un coup de lance-flammes et c'était réglé, hein, on n'en parlait plus ! Il avait beau se la jouer roi lion, il finirait en allumette calcinée devant le jugement du dragon, comme tout le monde, hein ! Bref, comme dit précédemment, c'était chaud d'espionner des gens sans jumelles et donc, ça ne servait à rien de rester perchée là-haut si aucune des deux ne pouvait voir ce qu'il se passait derrière les grilles du zoo. Aussi redescendit-elle, accompagnée de son lance-flammes parce que c'était bien plus facile de descendre avec que de grimper.

    « Bon, c'est mort pour observer les bécasses, mais je peux te montrer comment tomber sans trop te faire, je parie que ça t'arrives souvent. »

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MessageSujet: Re: knocking on hell's door → Flo   Mar 23 Sep - 15:44




Flo fronce les sourcils, oubliant momentanément sa douleur. Qui qu’on emmerde au juste ? Sa colonne ? Ce serait limite préférable que ce Flo finit enfin par comprendre. Prise d’un coup de stress, elle bondit sur ses pieds et se précipite au pied du tronc duquel descend déjà Darryl.
« Chhhhhhhht !!! T’es folle, dis pas ça ! S’il t’entendait… »
La Française regarde précipitamment autour d’elle, voyant déjà le canon d’un fusil surgir des buissons suivi de près par Harvey et son sourire de sadique qui dans la petite tête de notre brunette prête à son patron des allures de Claude Frollo. Ce n’est pas qu’elle craigne pour la vie de Darryl, après tout elle s’en tape le coquillard avec une pince de homard hermaphrodite, de cette meuf ; mais elle se doute que ce prétexte suffirait bien à Harvey pour lui démontrer ce qui arrive à ceux qui salissent son nom et ceux qui ne le défendent pas. Ou pas, si ça se trouve, mais Flo préfère vraiment ne prendre aucun risque.
« Faut pas dire des choses comme ça sur lui, c’est… c’est méchant, voilà ! S’il avait pas été là, j’aurais sûrement clamsé toute seule dans ma merde. Parce que je sais pas si t’as remarqué mais j’ai un peu d’mal, dans mon genre. J’ai beaucoup de chance d’être sous sa protection donc, non, je préfère pas qu’il crève ! »
Tout ceci étant ni tout à fait faux, ni tout à fait vrai. Flo doit bien admettre qu’elle ne serait pas grand-chose sans Harvey, mais si elle pouvait ne plus avoir de comptes à rendre à un psychopathe menaçant à la moindre faute de mettre fin à ses jours, elle n’irait pas s’en plaindre non plus.
« J’tombe pas souvent, parce que je passe pas ma vie à grimper dans les arbres. Ça t’étonne ? Et c’est bien généreux à toi de vouloir partager ton savoir de la chute, non franchement, ça me touche, mais là, j’ai franchement pas que ça à faire. »
La lèvre inférieure s’avançant dans une moue boudeuse, Flo pousse un soupir qui fait voler les mèches tombées sur ses yeux ; elle époussette sa veste, puis rajuste sa ceinture et la lanière de son sac sur son épaule ; enfin, tripotant les lunettes des jumelles qui ne pourraient plus tenir ensemble que par l’opération de la Sainte Glue, relique n’étant bien évidemment pas en la possession de Flo, elle s’avance et s’arrête à la lisière des bois où elle s’accroupit dans les basses branches.
« Putain, j’y vois rien ! » marmonne-t-elle en essayant vainement de faire d’une lunette une longue vue.
Ça fait combien de temps qu’elle est ici ? Deux heures, trois ? Elle n’a même pas un potin à rapporter à Harvey et à moins de se pointer directement devant les gardes pour leur demander quel est le commérage du jour, elle ne risque plus d’en avoir. À moins que…
Flo se tourne vers Darryl et la considère en silence. Dire qu’elle lui fait confiance serait à mille lieues de la réalité mais au point où elle en est, elle n’a plus trop le choix.
« Si tu tiens à me filer un coup de main… Bon, je vais être cash avec toi : oui, j’espionne, mais j’ai pas de mauvaises intentions ! »
Même pas un mensonge : les mauvaises intentions, c’est Harvey qui les a.
« Je cherche juste un groupe à rejoindre et je voudrais m’assurer que je me jette pas dans la gueule du loup. Parce que j’peux te dire que j’en ai fréquenté, des barbares. Ceux avec qui j’étais avant, c’est pas pour rien que je les ai quittés, et j’ai pas trop envie de troquer la peste pour le choléra. Alors, tu saurais pas deux trois trucs sur ces gens-là ? Genre, s’ils ont de la nourriture, de quoi dormir ou… ou une armée, par exemple ? »





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MessageSujet: Re: knocking on hell's door → Flo   Jeu 25 Sep - 17:18

Oh, mais si elle croyait que ce mec lui faisait peur, elle se fourrait le doigt dans l’œil jusqu'au coude. Personne ne faisait peur à Darryl, plus maintenant, plus jamais. Elle avait l'arme qu'il fallait pour se défendre et même si elle n'était pas tout à fait invulnérable, ça ne serait certainement pas un mec qui lui ferait la peau. C'est ce qui trottait dans sa tête et c'est précisément ce qu'elle allait servir à Flo quand celle-ci poursuivit. Ou comment perdre tout l'intérêt que Darryl peut vous porter en quelques secondes, montre en main. Alors que ce n'est déjà pas si facile d'avoir un quelconque intérêt pour le genre humain, enfin bref. La française ne souhaitait donc pas que ce crevard crève. Ben dis donc, il devait avoir une sacrée influence sur elle et c'était tout bonnement pathétique. La jeune femme écoutait tout en haussant un sourcil et en soupirant presque imperceptiblement. Elle se retenait tout juste de lever les yeux au ciel à chacune des paroles que Flo prononçait. Le discours typique de ces femmes qui ne savent pas comment survivre sans hommes - aussi connards soient-ils - à ses côtés, c'était bien triste. Mais elle savait, par expérience, que, quoi qu'elle dise ou fasse, elle ne parviendrait pas à la faire changer d'avis. Bon eh bien c'était sans doute le moment de dire "bye bye" et de prendre congé, hein, elle ne pouvait rien faire pour les cas désespérés, mais elle se permit tout de même une réplique.

    « Ah parce que c'est sûrement mieux de vivre dans la peur à cause d'un gars comme lui. T'es comme ces putains d'esclaves et ces femmes battues, c'est pas parce qu'on te sauve la vie que t'es redevable à jamais. Autrefois ça s'appelait simplement un devoir. »


C'est vrai quoi, il y a trois ans de ça, c'était pas parce que quelqu'un vous poussait en vous invitant ainsi de vous percuter par un bus que vous étiez soudain forcé de devenir son larbin. Il suffisait juste d'envoyer une carte de remerciement et ça s'arrêtait. Que serait devenu le monde, sinon ? Et puis c'était vrai aussi que si la personne en question vous avait laissé passer sous le bus en matant avec un sourire sadique, ça s'appelait de la non-assistance à personne en danger et c'était passible de prison, voilà tout. La justice avait quand même du bon, quand elle était bien appliquée. Maintenant elle ne l'était plus du tout et c'était chacun pour sa gueule mais c'était une raison de plus de ne devenir le larbin de personne, non ?

    « Détends ta perruque, jeune femme, c'était une simple proposition. Et non, après ça, ça ne m'étonne pas le moins du monde d'apprendre que tu ne montes jamais aux arbres. Ravie de l'apprendre, soit dit en passant. »


Tu parles, qu'est-ce qu'elle en avait à branler, Darryl était même passablement énervée pour le coup. Pas parce qu'elle tenait absolument à lui montrer comment tomber sans se faire mal mais à cause de tout ce qu'elle avait dit un peu plus tôt. A ce stade, elle n'était même plus sûre d'avoir encore envie de lui filer un coup de main. Un coup de pied, peut-être, si ça pouvait la secouer un peu. Mais ça ne l'empêcha pas d'écouter sagement ce qu'elle avait à lui dire. Flo admettait enfin espionner, ce qui était ridicule, puisque bon, elle pouvait bien prendre Darryl pour une débile, ce n'était pas pour ça qu'elle en était une, hein, il faut voir plus loin que le bout de son nez, parfois. Bref, la française semblait croire que, parce qu'elle était du coin - enfin, façon de parler, son vrai coin à elle était bien mieux que ce trou du cul du monde ! -, elle savait comment les groupes qui s'étaient établis ici étaient faits.

    « Pour l'armée, j'en sais foutre rien, je ne les ai jamais espionnés, moi. Mais ils doivent avoir de quoi manger, enfin que des trucs périmés forcément pour ce qui est de la bouffe telle qu'on la connaissait avant, mais en quantité. Et pour dormir... eh bien c'est zoo, je pense que ça résume assez bien la situation. »


Ne vous méprenez pas, si elle lui donnait toutes ces informations, c'était uniquement parce que Flo lui pas mal de pitié, tout bien considéré.

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MessageSujet: Re: knocking on hell's door → Flo   Ven 10 Oct - 16:02




Voilà que la discussion vire en discours féministe et Flo hausse les yeux au ciel en pétaradant impatiemment de la lèvre inférieure. Ouais bon ok : elle fait peut-être pas la fière face à Harvey et n’obéit à ses ordres que parce que c’est ça, ou la mort, mais quand même, la comparer à une femme battue… Minute : l’agissement sous la menace, la peur, tout ça… Tout bien réfléchi, Darryl n’a peut-être pas si tort mais merde, c’est l’Apocalypse, c’est pas comme si Flo avaient trente-six mille choix s’offrant à elle. Pour survivre, faut savoir faire des concessions. Pour survivre, et rester près de Roswell, aussi…
Flo ne préfère donc pas répondre à cette provoc’ et continue à s’acharner sur sa longue vue improvisée pendant que Darryl lui explique qu’il n’y a rien d’étonnant au fait qu’elle ne soit pas plus dégourdie que ça à grimper aux arbres. Ce ne sera ni la première, ni la dernière fois, qu’on fait savoir à Flo qu’il y a marqué ‘pas douée’ sur son front ; elle s’y est faite à force, aussi se contente d’elle de hausser les épaules avant de soupirer, abandonnant complètement l’idée de pouvoir observer quoique ce soit de ce foutu zoo avec ses jumelles définitivement trop décédées. Quant à Darryl, elle a bien quelques infos, mais pas assez sur ce qui pourrait réellement intéresser Harvey à savoir : la possibilité d’une armée au zoo — en même temps, il s’attend à quoi ? à ce qu’ils aient dressé des gorilles à lancer des noix de coco ? Si les habitants du Highland Wildlife Park sont assez intelligents, ils se seront de toute façon organisés de manière à si pas attaquer, au moins se défendre face aux menaces externes, la seule présence des gardes à l’entrée le prouve. Et de toute façon, en Écosse, les noix de cocos ça doit pas courir les rues.
Soupirant, Flo range donc ses cadavres de jumelles dans son sac et se tourne vers Darryl avec le plus de calme possible :
« Bon, bah, j’crois qu’on aura pas mieux, on aura pas mieux. J’dirai à l’oncle Harvey que je me suis faite courser par un sanglier, qu’il a bouffé mes jumelles et que j’ai pas eu le temps d’en apprendre plus… J’dis pas que c’est toi le sanglier, hein, t’inquiète, ni que tu y ressembles, non plus. À moins que tu trouves les sangliers sexy, dans ce cas t’as le droit de vouloir leur ressembler, je juge pas. »
Flo rajuste la lanière de son sac sur son épaule et jette un dernier regard vers le zoo avant de faire quelques pas vers Darryl, amorçant déjà son départ.
« Merci quand même, c’était sympa… Même si j’ai failli crever à cause de ce putain d’arbre mais bon, c’était pas ta faute. »
La Française considère sa complice d’une heure avant d’ajouter : 
« Écoute, t’en penses ce que tu veux mais… Si jamais l’idée devait te passer par la tête, franchement, évite de t’approcher de nous. Perso, je te ferais rien, mais lui… Bref, chacun chez soi et les zombies seront bien gardés, ok ? »
Flo offre un check à Darryl puis, après un dernier signe de tête, s’avance en direction des fourrés mais se retourne après quelques pas.
« Au fait… J’ai pas d’perruque, meuf ! »





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